MON SENATEUR IS RICH

LE SENAT, C'EST BON...BON


Gérard Larcher a été élu nouveau président de la haute assemblée, au second tour des élections sénatoriales.

Mais est-ce vraiment une surprise? On se rappelle par le biais des médias qu'en septembre 2008, Gérard Larcher avait déjà été élu à la présidence du Sénat.

À cette époque, il avait devancé non seulement Philippe Marini, mais également son principal concurrent Jean-Pierre Raffarin.

Le coup d'après :

Les partisans de François Fillon ont remporté une nouvelle victoire au Sénat.

Jeudi 2 octobre, Bruno Retailleau, sénateur de Vendée, a été élu à la présidence du groupe UMP, un poste très stratégique.

Ce partisan de François Fillon a obtenu 79 voix dès le premier tour, contre 39 pour le sénateur des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi, proche de l’ancien président de la République, et 25 pour le sénateur de la Meuse Gérard Longuet.

Entré en compétition très tard au début de septembre, contrairement à Roger Karoutchi, qui convoite ce poste depuis des mois, Bruno Retailleau a officiellement fait campagne pour « replacer le Sénat au cœur de la République » et le renouvellement, en évoquant la nécessité « de nouveaux visages » et de nouvelles « méthodes de travail et de communication ».

Ce qui n'a rien à voir avec un concours de photos de « Mister France », et d'enrichissement de communicants de tous poils. 

Au lendemain de l’élection de Gérard Larcher à la présidence de la Haute Assemblée au détriment de Jean-Pierre Raffarin, ce nouveau coup est rude à encaisser pour l’équipe de l’ancien chef de l’Etat, qui ne s’attendait pas à une telle résistance de la part de certains parlementaires.

En outre, après les paroles de soutien de Jacques Chirac à Alain Juppé dans Le Figaro, de fidélité et de reconnaissance, M. Sarkozy se retrouve contraint de manger du légume, en régime apaisant.

Par ailleurs, selon un sondage Le Point - Publié le 09/10/2014, le maire de Bordeaux recueille 47 % des intentions de vote et devance Nicolas Sarkozy, avec 35 % des intentions de vote.

 

La primaire UMP : Juppé en tête des intentions de vote, c'est le froid, qui n'attire pas, qui désaimante d'un bon coup le cerveau bouillonnant.

Enfin, des affaires qui sortent tous les 107 jours, pour le petit sauveur providentiel, Capri s'avance. Mais aux Etats Unis, Capri serait déjà fini. Acharnement......Acharnement...

LE SENAT QUEL TRUC EST-CE ?

Des deux journaux très appréciés pour l'information vraie, qui empêche la république et ses représentants de bien dormir, des magistrats aussi, des préfets de plus, le Sénat est dévoilé dans toute sa splendeur, sa place au cœur de la société, et son travail de haute qualité.

Les électeurs du Sénat sont les grands électeurs pour 5%, et pour 95% , les conseillers municipaux, les délégués et les délégués supplémentaires. 

Les sondages ne sont pas nécessaires, qui détient le conseil municipal, détient le fauteuil. Ainsi, maris, femmes, enfants, cousins cousines, parents, alliés, amis, copains, adjoints, coquins, peuvent voter entre eux et pour eux mêmes. L'organisation de la famille élargie, dans de beaux draps, et dans le linge sale plus blanc que blanc.

 

 

Le sénateur Gérard Longuet promet de livrer bataille pour améliorer le sort des sénateurs.Il aimerait bien un rattrapage du traitement des sénateurs qu'il juge modeste.Il aimerait faire revaloriser l'indemnité de frais de représentation et de mission.Et pourquoi, pas aussi, l'argent versé par le sénat, mensuellement aux parlementaires pour payer leurs assistants, l'assistance familiale.

 

Il ne lui reste plus qu'à aller dîner gratuitement dans le somptueux palais présidentiel, son nouveau logis, et pour se détendre, chasser au domaine présidentiel de Chambord, encore, sans braconner, et ramener grassouillette comme Robin des bois.

Avec les caisses bien pleines, et les tirelires bien garnies, et les trousses poursuivies par les juges, et tout le fric en jeu, tout le monde va à la soupe grasse.Elle est bonne.

Enfin, une nouveauté à l'Assemblée nationale, en France l'entrée de deux nouveaux sénateurs du Front national, au sein de la haute assemblée, dont l'un est le le maire de Marseille : Stéphane Ravier.

Maintenant tout le monde va se rendre compte  que la ressemblance, est là.. Tous pareils. Pour lutter contre le dette des élus, et le chômage des élus.

En 2013, il soutenait avec conviction que les fonctions de sénateur et de maire ne pouvaient s'alterner. Moraliste va !

Stéphane Ravier, maire de Marseille dans le VII secteur.

Après les élections sénatoriales du 28 septembre 2014, Stéphane Ravier a changé de discours en déclarant qu'il était sénateur-maire et était fier de l'être. Disparue, l'incompatibilité des sans rien, résurrection de l'éligibilité de vue et de ventre. Fables de ...

C'est un homme politique français. Au front, dans le fond, il n'est pas sot. Et il change d'idée.

Ca ne va pas changer le monde. Ni le cumul des mandats, maintenant et demain ! Mais la France va l'entendre sur les questions d'insécurité et d'immigration. Gare au chauffage de tête, Ravier euphorique « c'est une victoire historique, il n'y a plus que la porte du palais de l'Elysée à pousser » avec 2 sénateurs sur 348.

Le brillant parlementaire JF Copé, bien dans le bain, disait déjà, que mal payé, l'on aurait que des cons ? Et l'on sait maintenant, qu'il vaut mieux des profiteurs, voire des escrocs protégés, représentants le pays.

La qualité de l'homme politique français ? Cadence descendante. 

Evidemment, Le système d'élection des sénateurs ne date pas d'hier. UN DEMI SIECLE.

Des présidents, des gouvernements et des sénateurs sont passé sur le pont, aucun changement du mode de « votation » n'est envisagé, la loi est donc bonne pour les politiciens de tous bords, donc inutile pour le peuple.

Enfin une minuscule lueur : l'on cogite à baisser le nombre de sénateurs, le faire passer de 348 à 300 ? Avec la bénédiction d'une majorité des deux tiers des parlementaires réunis en congrès.

Autant faire un coup d'état, et supprimer carrément le sénat, lequel rentrera dans l'histoire pour la dernière cuvée. LE SENAT, C'EST BON BON !

 

Et puis allons y donc, supprimons le parti socialiste, mais à bulletin secret. Du moins, ce qu'il en reste.

Que peut-on supprimer encore ? L'entreprise ? Le business ? Le Sapin de noël and co ?

 

En tout état de cause, vive le Sénat à vie ! Vive l'argent.

 

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