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Billet de blog 23 décembre 2022

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L'eau

« Comment ne pas se laisser fasciner par cette eau... » demande Élisée Reclus, car la géographie s'écrit à deux échelles, celle de la terre et celle de l'humain, et les deux n'en font qu'une.

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La fascination dont il parle est une attention de tous les sens, c'est une captation de nos humeurs, de notre désir, de nos pensées, de tout ce qui habite l'instant de vie. Le lien qui s'établit alors avec le ruisseau, avec la rivière ou la mer, est d'une telle profondeur, si l'on se laisse le percevoir, il rend sensible un tel partage, physique (il faut alors penser au beau terme grec ancien de phusis qui regroupe tout ce qui est dans le monde matériel, ainsi l'air, l'eau, les corps) que l'on ressent aussitôt l'évidence dont nous parlent les peuples premiers (je pense en particulier aux Maoris riverains de Whanganui pour qui "je suis la rivière et la rivière est moi".

Élisée Reclus est certainement, aujourd'hui, un chef de file d'une nouvelle géographie, d'une nouvelle (ou très ancienne ?) relation (dans le sens d'écriture comme dans celui d'interaction) de la Terre et des humains.

https://contactsimprovisations.blogspot.com/.../12/leau.html

photo r.t

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