Avec Zébulon le choix n'est plus à faire!

Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /2010 14:14

Avec Zébulon le choix n'est plus à faire!

BURIDAN-ANE.jpg Le « queuton » le plus célèbre fut probablement l’âne de Buridan, qui mourut de soif et de faim faute d’avoir su choisir par quoi commencer : l’eau ou le picotin !

 

Maintenant avec les zébulons le choix n’est plus à faire! Et l’eau et le picotin sont côtés en bourse !

 

Restons sages ! Mieux vaut parler de Buridan (1292-1363) que de finir dans les géoles de notre belle socièté technocrâto-bursière dirigée de main de maître par des filous médiocrâtes !

 

« El maestro » supposé de l’âne en question fut un laudateur du scepticisme religieux, et comme il se doit, il fut persécuté par les « réâââlistes » de son époque… Lesquels étaient en fait d’affreux tyranneaux qui hors des « saîîîîntes révélations » ne voyaient point de salut !

 

Buridan était moine et philosophe et logicien et physicien…

Ce qui n’est déjà pas si mal ! (Et en tout cas à des années lumières de la décrépitude de nos dirigeants actuels)

Oncques intellectuel mais pas seulement !

Homme itou, et bel homme si l’on en croit la légende…

Car notre moine fut aussi un amant célèbre, puisqu’en la tour de Nesle (oui ! oui ! la célèbre - et sinistre - tour de Nesle qui était située non loin de l’actuelle Mairie de Paris) il fit cocu le roi de France Philippe V (rien que ça !).

Imaginez cela aujourd’hui : ça babillerait dans les chaumières et les tabloïdes en feraient leurs choux gras ! Mais point ne faut penser comme cela sans risquer la censure... 773

Notre brave moinillon en réchappa de justesse… du roi courroucé d’abord… et de la reine énamourée ensuite…

On s’en amuse encore : flétrir la robe d’une reine et la couronne d’un roi : c’était un vrai et fort et honnête gaillard !

Mais la reine était belle et grande et le roi chétif quoique sautillant !

 

Et si leçon de cette périlleuse aventure il faut chercher, ce serait celle-là : entre deux maux il faut choisir (servir…) le moindre…

Leçon qui lierait l’amoureuse péripétie du maître et celle, plus triviale, de son âne bramant !

 

Buridan aussi le premier exprima l’idée d’INERTIE (qui ne fut desmontrée qu’en suite des travaux de Descartes et de Galilée…), idée qui devrait susciter quelque réflexion en ces temps cliquetant, où nos citoyens meneurs sont bruyamment agités du bocal.

En s’opposant au mouvement - action), l’inertie-pensée peut certes conduire à la mort.

Mais sans pensée-inertie, l’action conduit AUSSI à la mort…

 

Et comme dit cet admirable penseur, le grand J.P. Verheggen : « Entre moteur, mother ou motets pour curés du texte un peu trop emballés, faudrait pourtant voir, de temps en temps à pauser ! »

 

Modestement ici je donnerai licence au scepticisme et à l’acide réflexion, en m’essayant à l’ironie …

Vivre et laisser vivre ! Et rire ! Ne pas laisser pourrir !

Enfin tant que liberté il y a ! BURIDAN-001.jpg

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