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Billet de blog 6 sept. 2012

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LE DEGOUT... ET L'ESPOIR!

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Combien sommes-nous encore à savoir dire NON ?

Combien sommes-nous encore à pouvoir dire NON ?

La révolte n’est plus de mise.

Son sentiment nous gêne. Nous sommes TOUS tenus en laisse par l’hydre du consensus.

Nous battons notre coulpe !

« Oui Monseigneur, oui notre Grand Maître, je subis votre juste courroux parce que j’ai péché ! 

Je n’ai pas soutenu les cadences qu’exigeait la juste concurrence du marché…

J’ai trop dépensé en me goinfrant de raviolis (en boîte) et en osant remplacer mes pauvres baskets par des tongs fabriquées par des enfants en Asie et qui ne tiendront pas longtemps…

J’ai emprunté pour refaire mon toit et je suis tombé dans le piège d’un consortium de minables escrocs anonymes. 

Les assureurs qui sont les sangsues qui vous collent au dos quand vous leur devez le moindre écu, s’éloignent aussitôt quand il s’agit de gratter dans leur riche escarcelle ! Ils me poursuivent... Ce sont des voleurs protégés par le système !

Je suis comme tous les « sans le sou » frappé du glaive « équitable » de notre belle justice qui protège les escrocs (entre « élites » on sait s’aider) et les encourage.

Je finirai dans les geôles de notre belle République Démocratique Socialiste Libérale qui n’en finit pas de légiférer, de juger les « va nus pieds », de déloger les plus pauvres afin de les démunir du peu qu’ils possèdent, de construire des prisons comme des HLM, de construire des HLM comme des prisons, de nous voler nos chemins, notre air, notre eau, notre nature qui est notre seule et vraie compagne !"

Ainsi nous battons notre coulpe  parce que, pourtant, peu ou prou, ce système nous semble indispensable. Un autre système est impensable....

Oui! 

En braves petits soldats du capitalisme nous voulons être « comme les autres », c'est-à-dire se goinfrer de conneries ineptes devant un écran plat, sentir notre ceinture abdominale se charger d’une belle proportion d’adiposités et muscler nos pouces, majeur et index sur une même tablette numérique, sur un même Ipod, sur un même portable dernier cri, rouler dans la même berline hors de prix, écouter les mêmes « tubes » insignifiants « mais tellement jeunes » d’NRJ et autres stations d’abrutissement, revêtir les mêmes déguisements très chers et très mode d’été, d’automne, d’hiver, de printemps.

On se CON-FORME. On se Dé-FORME. Et puis on devient vieux. On est Ré-FORMé en petit tas informe.

Actif, on est bien quand on mange pareil, on pense pareil, on vit pareil…

Ce système nous l’approuvons. Nous en voulons tous!

 Gauche ou droite, servir ce monde merchandisé voué à Nestlé, Véolia, Suez, Montsanto et Goldman Sachs ne nous semble pas, avant la prise de conscience, abominable…

Nous voulons D'ABORD conserver notre petit confort égoïste…

D’ailleurs l’égoïsme n’est il pas le maître mot de cette société toute entière vouée au profit ?

Avez-vous entendu « les choses ont trop duré » « ils vont vraiment trop loin » « il y une limite à ne pas dépasser » ?

Evidemment que oui : dans les salons, les bars, les réunions…. Et puis on éteint sa rage en rentrant chez soi se faire une bonne platée de frites précuites et prédigérées !

Les salauds… Ceux qui manipulent le monde anonymement sont inatteignables.

Les limites, pourtant, sont largement dépassées.

On ne veux pas voir son voisin qui crève de faim !

Et puis le brouhaha industrieux et capitalistique nous masque ces humaines limites !

La cécité intellectuelle gagne…

Peut-on seulement imaginer une AUTRE société ?

A cela le « bon con » répond : « la société est ce qu’elle est… On n’y peut rien ! »

Exit la révolte !

La révolte, dit Camus, ne va pas sans le sentiment d’avoir soi-même, en quelque façon, et quelque part raison (L’homme révolté).

Soi-même… A-t-on simplement ENCORE le désir d’être soi-même…

Cette confusion criarde qui impose l’idéologie du « TOUT POUR MOI » produit des individus dépersonnalisés, confus, façonnés à l’identique par le moule médiatique !

Les grandes écoles, les universités loin de constituer le vivier des originalités produisent (c’est une production au sens industriel du terme !) des « objets » interchangeables soumis. Car l’insurrection intellectuelle est immédiatement sanctionnée : chômage et impossibilité de retrouver un quelconque emploi…

Big Brother

arbore le sourire carnassier et satisfait des dirigeants de Nestlé, Véolia, Suez, Montsanto et Goldman Sachs…

Big Brother a placé tous ses sbires aux postes clés des états : des plus petits aux plus grands !

Et l’on se tait ! On fera bien une petite manif dans un ou deux mois ! En attendant on se tait !

Mais se taire, c’est laisser croire qu’on ne juge et ne désire rien…

Le désespoir m’a tenu tête pendant trois mois devant cette absurdité : en gueulant plus fort notre révolte, plus fort encore et encore on pouvait peut-être faire basculer les choses, inventer une société plus juste et plus douce pour les faibles !

Et l’on s’est tu ! Et je me suis tu !

Conséquence le pion rose qui a remplacé le pion blanc sous couvert de « normalité » fait une politique qui ne change rien pour nous, les gueux !

Pour les chômeurs, les déclassés, les vieux soumis au seuil de pauvreté et tous ceux que l’homme des médias montre du doigt, la soupe diminue encore et toujours !

Au point que c’en est presque amusant de voir les bourgeois faire leur footing pour perdre les reliefs de leurs agapes tandis que pour nous la norme c’est la ligne haricot vert !

Nous en sommes à l’urgence. Et l’on se tait ! Dans les gravats de la misère, on se tait !

Désespoir !

La révolte : désirer tout et rien en particulier. Mais d’abord ne plus marcher sous le fouet du maître, faire volte-face !

Camus dit : « Une prise de conscience naît du mouvement de révolte : la perception soudain éclatante, qu’il y dans l’homme quelque chose à quoi l’homme peut s’identifier »… Mais n’est-ce pas cette prise de conscience même qui permet de se révolter !

Hélas ceux qui ont à charge de notre information, de nous mener à la conscience, les politiciens, en restent toujours au « il faudrait que cela fut » tout emmailloté qu’ils sont dans les fils tendus par

Big Brother : Nestlé, Véolia, Suez, Montsanto, Goldman Sachs et autres…

David face à Goliath disait « Je veux que cela soit » : il abattit Goliath !

Car le révolté conscient se bat pour le BIEN COMMUN !

Il n’est pas mortel, car le bien commun lui survit…

Le révolté n’a cure de la mort !

De plus le bien commun qui conditionne l’humain implique aussi une nature humaine…

Ce n’est pas pour son bien propre que se bat le révolté. Son combat est le lieu de tous les hommes.

Se révolter et combattre (au sens propre) Big Brother (Nestlé, Véolia, Suez, Montsanto, Goldman Sachs et autres…) n’est pas, à vrai dire, purement politique mais bien une impérieuse nécessité pour l’humanité.

Vouloir abattre Big Brother c’est vouloir rétablir un ordre NATUREL : la biodiversité, une planète saine recouvrant ses biotopes et sa circulation vitale (climat, atmosphère, courants marins…).

Vouloir abattre Big Brother n’implique pas un recul des savoirs. Bien au contraire c’est ouvrir des champs de recherche et d’expérimentation judicieux car non exclusivement basés sur le profit et la spéculation !

L’espoir réside dans un trait commun à tous les hommes (hormis les robots assurant l’asservissement des peuples par la spéculation) : le sentiment d’empathie.

La révolte naît aussi du spectacle de l’injustice faite à l’autre.

Le saccage du camp des roms et leur déplacement forcé, enfants, femmes et hommes a soulevé l’indignation de tous les honnêtes gens…

L’information aime les images fortes… Big Brother les diffuse sans discernement et sans scrupules, car de juteux profits sont à la clé. Mais c’est aussi son point faible…

A force d’images quasi sacramentelles d’exclusions, de rejets et d’injustices faites aux plus faibles, le sentiment de révolte s’amplifie…

Ajouté à la faim (au sens brutal) qui gagne et aux images insoutenables de l’arrogante opulence des quasi-débiles qui gouvernent les marchés (le « PDG » de Goldman Sachs, ou  plus près de nous ce grigou de Dassault…), le sentiment d’un nécessaire renversement se fait jour…

LA REVOLUTION PORTE EN ELLE TOUTES LES REVOLTES INDIVIDUELLES…

Et comme la révolte n’est pas le ressentiment (envie impuissante se confondant avec l’arrivisme et l’aigreur), comme la révolte naît de l’être informé qui possède la conscience de ses droits et embrasse l’humain, l’horizon se pare enfin des couleurs de l’espérance, de l’égalité, de la fraternité.

Mais d’abord sachons dire NON !

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