TERRITOIRE, MARGE, EVOLUTION

Pour essayer de préciser un peu plus précisément la notion (ce n'est pas vraiment un concept) de "marge je crois qu'il est utile de le modéliser.

Mais suis-je compétant pour cela?

Ca ne fait rien! je me lance...

 

Voici une espèce (une société). Elle couvre un territoire.

Elle est homogène génétiquement (son pôle génétique est variable mais dans la mesure des gènes qui le compose - pour les sociétés on peut remplacer le terme "gène" par "concept philosophique")...

Une espèce, comme un société est gouvernée par son "gène égoïste" qui conditionne son développement.

Elle cherche à couvrir de plus en plus de territoire, à s'étendre.

Le brassage génétique (idéologique) au coeur du territoire est le plus faible.

Des gènes récessifs (des idées minoritaires) disparaissent.

On obtient ainsi un hégémonisme génétique (une institutionnalisation... ouf!).

Maintenant regardons aux marges du territoire de l'espèce (et des idées), sur sa bordure.

Sur ces bordures, où le stock génétique a été préservé dans son intégralité en raison des conditions limites justement, les moindres perturbations extérieures entraînent un accroissement des variations génétiques (un enrichissement idéologique).

Les mutations non viables, au coeur du territoire de l'espèce (au coeur de l'idéologie dominante, pendant les périodes de stabilité), peuvent s'avérer utiles et novatrices sous l'effet des condition environnementales (condition socio-économiques) modifiées...

Pour les idées la marge, les modes de vie limites (mais non létaux) entraînent une profusion novatrice d'idées. Il faut préserver, protéger, sauvegarder des lieux de brassages (génétiques...et d'idées!)

C'est de ce bain d'idées marginales que sont issus les grands génies du XIX ème siècle!

Or donc, il ne s'agit pas de juger ces mouvements!

Les marges, en s'institutionnalisant, deviennent toujours, à un certain moment, dominantes, sclérosantes, autocratiques.

La bourgeoisie de la fin du 18 eme siècle porte les lumières à bout de bras, elle vit, elle est l'avenir. L'aristocratie, elle, est consanguine...

Celle du XXI eme siècle qui prolonge les schémas du XIX ème siècle est sclérosée, "génétiquement " épuisée , trop spécialisée.

 

Et c'est ce qui est en oeuvre sous nos yeux! Les gens de pouvoir se noient dans leurs habitudes frauduleuses, leurs schémas de pensée éculées...

Woerth, par ses agissements, ne fait rien d'autre que ce qu'aurait fait un petit marquis poudré du 18 ème siècle...

Le petit Nicolas est dans le prolongement d'un petit empereur bedonnant qui restaure l'esclavage, désigne quelques roitelets et s'entoure d'une noblesse copiée de l'ancien régime mais entièrement kitche, ridicule par son côté emprunté et méprisant!

Effectivement l'instituant, c'est à dire la marge parvenue au pouvoir sans système de contrôle et de modération, tourne toujours à la catastrophe...

 

La solution.

Toute responsabilité doit , à tout moment, être révocable.

Il faut faire vivre la REVOLUTION PERMANENTE!

MAIS les modalités institutionnelles et législatives de la démocratie directe restent à inventer!

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