DU VELOURS POUR VELVETH ...

Quand j’ai lu, ce matin (21/11/2010), les papiers sur Médiapart publiés j’ai senti comme une sorte de cafard…

 

Quoi Médiapart, la fleur du journalisme, le lieu des vérités où se cotoient en ordre des chantres bien élevés : Velveth ici, Hêtre par là, et puis Naja, Léo etc…

 

Médiapart sur le congrès PG au Mans qui se tient ici et maintenant vous en faites des rillettes et vous n’en parlez point…

 

(Depuis midi c’est vrais vous vous acquittâtes de l’interview de quelques militants. Sur ce point au moins vous fîtes votre BA...)

 

Car au PG le débat des idées, n’en déplaise à Velveth, depuis des mois nous tient éveillés.

 

 

grosse fatigue

 

 

Car c’est super de voir naître, sous nos yeux en somme, un programme, un parti politique, un chalenge vivifiant !

 

Mais avant de poursuivre et de pérorer sur Jean Luc je donne ici, d’abord, quelques lignes extraites de la dernière page de son blog.

 

 

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« Je joue en rupture du système. J’ai un objectif et un plan de route. Mon objectif est de permettre à ce pays de faire une révolution citoyenne, d’éradiquer la finance et d'y substituer des normes de fonctionnement socialiste et écologique. (…)

 

je suis un jaurésien, donc un républicain socialiste. Je suis partisan d'une révolution de la société. La révolution, c'est trois choses. Premièrement un changement du régime de la propriété. Contre la dictature de l'actionnariat, je veux ramener des secteurs comme l’éducation, la santé, l’énergie, la banque dans la propriété sociale, celle de l'Etat, des collectivités, et des coopératives. Deuxièmement, la révolution, c'est un changement des institutions. Je veux une Constituante pour tourner la page de la Vème République et de sa monarchie aggravée par dix réformes au cours des dix dernières années. Et troisième élément, c'est le renversement des valeurs qui sont au pouvoir. Aujourd'hui, la valeur centrale, c'est le chacun pour soi, la concurrence libre et non faussée. (…)

 

 

 

(…)s'incliner devant le résultat des votes ! Pour moi le dernier mot revient à la souveraineté populaire. On ne va pas faire le changement si profond auquel j'aspire, de force, contre les gens. La révolution citoyenne, ce n'est pas une dictature.(…)

 

Quinze ou seize personnalités, qui ne sont pas membres de notre parti, vont prendre la parole devant nous, dans le cours même de nos débats. Elles diront ce qu’elles voudront pour nous interpeller, nous alerter ou prendre part à nos préoccupations. Librement. Je ne crois pas qu’il y ait de précédent à cette façon de faire.

 

Pour nous l’idée est que le Parti n’est pas une fin en soi. Il n’est pas non plus le lieu d’une vérité exclusivement détenue par ses participants. Le parti est un outil, rien de plus. Sa cohérence d’action est la finalité recherchée. (…)

 

L’action politique de gauche n’est pas une science exacte mais plutôt un art de réalisation. (…)

 

Le parti ne discipline pas les têtes mais l’action en commun. Le dogmatisme n’a pas sa place parmi nous. Le Parti de Gauche n’a pas la culture « vieux gauchiste » du grimoire, de l’explication définitive sur les virgules et l’exigence d’une improbable doxa globale, verbeuse et compilatoire, dont, en général, le principal résultat est d’instituer une cléricature hargneuse et inquisitoriale. (…)

 

Comment concilier notre refus absolu d’être instrumentalisés par les dirigeants socialistes et euro-verts avec notre refus non moins absolu d’être instrumentalisés par Nicolas Sarkozy ?(…)

 

 

 

« Les idiots utiles » du système de l’Europe libérale ont un nom, les chefs socialistes et une adresse rue de Solférino. (…)

 

(…) des gens, avec qui j’ai travaillé pendant trente ans, osent dire que je suis « un danger pour la démocratie » ou que je suis pire que Le Pen. Je laisse de côté M. Cohn-Bendit qui invente des mots que je n’ai pas utilisé et qui est profondément méprisable. On est habitué à ses excès et ses provocations. Mais en réalité, ceux qui font ça c’est avec l’idée de rompre avec la gauche du PS au profit d’une alliance centriste dans laquelle se retrouveraient des gens « raisonnables », tous les autres étant des extrémistes. C’est cela leur idée. (…)

 

Besancenot ? (…) La question c’est de savoir ce qu’il compte faire de ces (ses) 4, 5%. Les additionner avec les nôtres ou pas ? Nous, on a redynamisé un terrain qui était en jachère avec des gens qui étaient un peu désorientés, qui venaient des socialistes, des syndicalistes. On est plutôt une addition et pas une soustraction. Si on se rassemble, on est certain de passer la barre des 10% et donc de peser sur la situation politique, on ne fera pas de la figuration»

 

 

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Voilà pour faire court quelques idées très simples de celui qui est si décrié. Que n’a-t-on entendu pour décrédibiliser Mélenchon: qu’il est un stalinien, ou bien qu’il est comme Georges Marchais, ou encore un pur produit social démocrate, et même un Le Pen de gauche ou encore un Hitler... Comme il le dit lui-même, ces comparaisons donnent bien l’image de ceux qui les profèrent…

 

C’est rigolo, de la gauche extrême (je pense à Velveth et à ceux qui le suivent en exprimant plus « hard » leur haine du PG pour que le grand gourou reste encore acceptable) à la droite extrême ils s’entendent bien pour taper sur Méluche ! Ne serait ce pas là l’objet d’un questionnement ?

 

Et les raisons surgissent comme le lapin du chapeau du magicien : il leur fait peur c’est tout, c’est simple ! Car il s’exprime bien le bougre ! Il parle clair et sans détournement…

 

Les mots tabous sont dits et sans ménagement…

 

Aux gauchistes qui renoncent au suffrage populaire il ose la République…

 

Dans leur bouche ça fait mal, ça, la République… Lui ne craint pas de l’employer en l’accompagnant même du vocable « populaire »… Cà la fout mal de parler chose publique… et lui adjoindre populaire, quel populisme !

 

République, si le mot, tout comme le « Communisme » en son temps fut souvent falsifié, il ne faut pas comme les "crétins" (injure lue ici à propos de Mélenchon) jeter et le bébé et l’eau du bain…

 

C’est une belle idée que celle de se saisir nous même de la « chose publique »…

 

Et puis encore je lis ces stratèges de haute politique assis devant leur marocain qui reprochent à Mélenchon d’avoir la dernière fois fait voter Ségolène …

Je vous vois chers tribuns aux allures libertaires vous eûssiez peut être préférés qu’il appelât au vote pour Marine Le Pen !

 

Passons sur ces querelles, elles n’en valent pas la peine !

 

Mais pourquoi diables ! (Je m’amuse comme je peux avec vos concepts), Médiapart ne fait il point la part utile et nécessaire aux débats qui au Mans aujourd’hui se déroulent ????

 

Dimanche matin, toujours. Je vois aujourd’hui des articles policés, de ceux qu’on lit ailleurs : « l’Otan se cherche une raison d’exister »… Allons le r’voilà l’grand machin … Un article pour détourner les yeux !

 

Et encore « Devedjan qui accuse le clan Balkany-Sarkozy… La belle affaire que des requins se dévorent entre eux, se déchiquettent ! Tant mieux moins il en restera mieux on se portera !

 

« Radiographie d’une télévision sous influence ». Là ça sent carrément le marronnier ! D’accord, on le sais, elle est belle l’image médiatisée… Toute de bois et toute censurée… Sous la botte d’un nabot (oui je sais on n’injurie pas les gens sur leur taille… Mais lui se croit si grand ! C’est pour son Salut, il faut lui dire la vérité. Amen !)

 

Plus sympa le papier soutenant les futures luttes, nos prochains rendez-vous dans la rue !

 

Enfin très significatif l’article du fond mais tellement significatif parlant encore de l’important Cohn Bendit, l’homme qui pose dans la bouche de Méluche des mots qu’il n’a pas employé ! Voici enfin un crédible politicien !

 

Pendant ce temps, au Mans, tous réunis nos délégués nombreux planchent sur des idées, des désirs, des actions…

 

Avez-vous lu au moins quelques extraits du programmes partagé soumis aux délégués ??? Avez-vous parcouru les milliers de fiches de travail sur des sujets divers, importants, novateurs par de simples quidams, des militants simplex rédigés ?

 

Ce matin Dimanche je tape ici, sur Médiapart Mélenchon, PG et puis congrès…

Que croyez vous que je trouve ici cité en premier : Velveth !

 

 

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L’auteur y exprime les convergences du PG avec le NPA… Et non pas l'inverse...

Qu’il en soit donc remercié ! C’est vrai que nous luttons côte à côte contre le réformisme et contre les déprédations capitalistes et écologiques… Nous sommes assez semblables...

 

« D'abord, le temps, celui d'un capitalisme globalisé prédateur, n'est plus à « reproduire » un programme « national » typé CNR.

 

En outre, la référence logomachique de Mélenchon à la République, même qualifiée de «sociale», à la «patrie républicaine», alors que cette construction en France est marquée par la collaboration de classes, l'héritage colonial, le nationalisme et le libéralisme économique pose un véritable problème à celles et ceux se situant dans une gauche de gauche plus libertaire, davantage liée aux grands moments de révolte populaire et d'affrontements de classes. »

 

Il est fort le Velveth… Il dit en quelques mots sentis que nous ne sommes plus dans l’coup (CNR) et pas lucide du tout en usant du terme République… J’en ai dit déjà plus haut quelques mots. Mais tout de même il est fortiche notre grand gourou…

 

Refléchissons : république, sociale, patrie républicane… Bon, passons tout à la poubelle ! Il reste quoi ??? Démocratique ??? Ah non ça non plus c’est pas bien…

 

« Enfin, la révérence permanente envers les processus institutionnels se traduit au PG par la défense d'une coupure entre le « social » et le «politique» - qui, dès lors, se résume aux élections. Cette "discontinuité" a d'ailleurs été mise en pratique lors du mouvement de défense de la retraite en usant du recours au référendum comme substitutif à l'affrontement de classes. La «révolution citoyenne» revendiquée par le PG, traduction française de certains processus en Amérique latine, apparaît alors bien décalée. Après Die Linke, fait irruption le chavisme du PSUV tout en soutenant le social-libéralisme, doux euphémisme, du PT brésilien. Difficile à suivre... »

 

L’alluse aux élections est trop vive… Pouah les pièges à cons… Vraiment par trop social-démocrate ! Donc itou démocratique in the garbage !

 

 

 

Il reste quoi au fait!

République, sociale, patrie républicaine, démocratique, élection... A jeter!

 

Quelques mots tous de même restent: tyrannie, dictature, impérial et royal... Des mots plutôt... comment dire??? ........

 

« le PG défend la nécessité de l'alliance avec le PS combinée avec la possibilité d'en changer le centre de gravité. L'idée étant que l'unité du Front de gauche (élargi, par exemple, au NPA) permettrait de «jouer la gagne», et d'imposer ainsi un « tournant antilibéral » au PS. Cette mirifique hypothèse est... invraisemblable. »

 

Ou donc a-t’il entendu ça le velours de mon cœur !

 

Jamais il n’a été question d’une stratégie définitive avec le PS si même celui-ci change de centre de gravité !!!

 

 

Qu’on écoute simplement les propos de JLM en son discours du Mans !

 

 

Le plus marrant dans cette histoire de dupe (qui en fait ne l’est pas "marrante" du tout) c’est qu’au travers des propos de Velveth on sent comme un aspect déiste ! Car si le Ps décidément ne peut changer, ses militants osai-je espérer, eux au moins ils pensent…

Tout est déterminé, par qui? Par le grand Manitou?

 

Pourtant...

 

 

Il n’est pas impossible qu’au long cours ils joignent enfin le navire des vraies gauches cinglant vers le pays des révolutions et qu’avec eux, et bien sûr le NPA, enfin on gagne les élections.

 

 

Ce qui est triste enfin, c’est que campé dans des positions trop rigides concernant la manière d’arriver au pouvoir, le NPA finalement joue seul et n’accorde en fin de compte ses 4 à 6 % de votants potentiels qu'à la sociale-démocratie plutôt qu’au Front de gauche et dès le premier tour ! C'est sans doûte pour ça que le PS joue "yeux de velour" - encore! - ) avec le NPA et même avec Borlo... Pourquoi osais-je une telle affirmation?

 

Il me souviens qu'au cours de la grande braderie les stands du PS, du NPA et de JL Borlo étaient à touche touche... Tandis que le PC et puis le PG était déplacé très loin, très loin... Dites moi, oui dites moi que ce n'est pas de la part d'Aubry un tantinet, un petit tantinet, volontaire...

 

Passons!

 

Oui??? ....

 

Ah bon! Mélenchon se la joue trop perso!

 

 

Au Mans, grande nouveauté en France, la direction du PG est maintenant bicéphale : Billard et Mélenchon… Ce n'est pas une réponse pour ta question?

 

 

 

 

Et puis le front de Gauche s’est élargit : La FASE et le M’PEP serait sur le point d’y participer…

 

Alors le culte de la personalité....

 

 

Une dynamique NPA, FASE, M’PEP, GU, PG, PCF emplirait le paquet d'un contenu autrement moins frelaté que celui d'un paquet PS-Centre …

 

Un grand front de Gauche... Une vraie gauche! Un rêve qu'il faut rendre possible!

 

 

 

Fais ton choix camarade… Mais vite !

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