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Billet de blog 22 déc. 2011

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LE PAPA ET LA PUTAIN

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Extrait :« Que pensez-vous de la loi qui propose de pénaliser les clients des prostituées ? »

« Je suis abolitionniste. Et partisan de la pénalisation des clients. A ceux qui ont une autre idée sur la question, ceux qui parlent de « travailleurs du sexe », je dis : soyez cohérent, proposeriez-vous ce métier à votre mère, à votre fille ou à votre fils ? Non bien sûr ! Donc pourquoi ce qui n’est pas bon pour vous le serait pour les autres? La prostitution n’est rien d’autre qu’un trafic des êtres humains et donc il doit être réprimé radicalement pour être éradiqué. »

(http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/12/11/leurope-austeritaire-est-nee/)


Réfléchissons...

Une caissière qui vend sa force de travail sur 42 ans, une femme qui vend son corps, une ingénieure qui vend ses capacités sont toutes des formes de prostitution : l’argent fait nécessité. Le problème n'est donc pas celui de la prostitution mais celui du travail et celui de la rémunération. Si le problème de la misère sociale était réglé, de nombreuses femmes n'en viendraient probablement pas à offrir leur corps contre de l’argent afin de pouvoir vivre et payer leur loyer.

 

Cependant elle est parfois librement choisie …


Le problème est donc éthique (utilisation de son corps à des fins rémunératrices). S’enquérir sur les motivations le l’acte même de la prostitution et du recours à celle-ci suppose une recherche au travers de la mentalité et de l'imaginaire collectif : analyse de la publicité, des magazines, qui ne cessent d'utiliser le corps humain pour appâter le chaland en utilisant la sexualité et l'imagerie érotique et sensuelle à des fins marchandes, pour détourner le désir biologique vers un désir consommatoire. Ce qui est en réalité une forme acceptée et immorale de manipulation psychologique par les cyniques publicitaires.

 

Elle irrite le bourgeois et l’intello-bourgeois (ce sont d'ailleurs ces codes moraux et NON éthiques qui définissent la bourgeoisie) que quand elle touche à la misère sociale. Elle gêne parce que ceux qui y ont recours sont eux-mêmes des exclus (économiques et physiologiques). "Pouah! Les pauvres et les infirmes n'ont qu'à se contenter eux-mêmes ou entre eux. N'asservissons pas et ne bousculons pas notre belle image de la femmmme (le justificatif passe-partout de notre temps) au travers de la sexualité... Restons entre nous (nous : sous entendu : les élites... Evidemment)"

On sait aussi (ou l'on devrait le savoir) que de ne nos jours, précarité oblige, un nombre croissant d'étudiant(e)s ou de m(p)ères de famille recourent à la prostitution pour finir leur fin de mois, payer leurs études, le loyer, l’éducation des enfants, les soins médicaux. Il n'y a dans ces cas-là pas de macs derrière pour encaisser de l'argent, juste une décision personnelle prise à contre coeur, pour pouvoir subvenir à des besoins vitaux. Et cela relève de l'immense précarité qui gagne la société en rétribuant l’unique objet de nos conversations : les banques

C’est une évidence, de la clandestinité découlera une prostitution "sale", "indigne" et inhumaine. Pénaliser le client d’une prostituée c’est réduire celle-ci à l’esclavage et marquer aux fers l’homme qui souffre dans son désert sexuel !

Pénalisez!

Hé ! Vous m’entendez les arrivistes bavards des médiocres officines ????

Comment ??? J’exagère ??? L’état lui-même ne prélève t’il pas sa dîme sur nos douces péripatéticiennes ???

Ah ! Oui c’est vrai, il s’agit d’une personne MORALE, l’ETAT !

Ainsi, c’est au détour de petites phrases que la trame des écheveaux bien huilés des langues de bois se délite…

hêtre

La nouveauté, si nouveauté il y a, non, ce n'est pas une nouveauté, mais une survivance, quelque chose qui a à voir avec la peur, la superstition, la surveillance, l'inquisition, la punition, la torture, c'est que les bourreaux se font élire.

Ce qui a pour nom démocratie, c'est la possibilité, pour les victimes qui consentent au sort que leur fait un Etat capable de produire des lois injustes et iniques, de choisir leur bourreau.

Grande avancée, à vrai dire, dans la modernité !

 

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