De l'ombre à la mesure

Le terrain est dégagé, le décor planté et les masques se mettent à tomber; dévoilant à la lueur d’un crépuscule éthéré toute la mesure d’une dérive idéologique rappelant à elle les cadavres de l’histoire.

On parle de citoyens de seconde zone parqués comme des bêtes malades dans d’immenses barres de bêton, d’anciennes zones de transit modelées par des années de mise à l’écart, de repli identitaire et d’autodestruction instinctive.

Comme pour le loup qui se mange la jambe car pris dans un piège qui lui est destiné, réflexe de survie, jets de cailloux en guise de coups de dents salvateurs.

Je. Tu. Il. Tue.

Les sanglots longs n’ont plus rien à languir. L’automne et ses circonvolutions s’affaissent sous la masse d’un hiver trop poussiéreux, promettant au pouvoir exécutif la pleine latitude pour un coup de Karcher providentiel sur ces sous-français au fort potentiel criminel.

Sous les néons blafards d’une allée miteuse surgit le borborygme lascif d’une caisse enregistreuse. Syndrome d’angoisse postmoderne, bifton dans le creux de la main, mémoire en berne. Extase synthétique d’un confort à ameublir, simple pulsion de mort cérébrale à assouvir.

Neige sur l’écran, des lignes monochromes balayent un horizon incertain. Au clair de la lune, mon ami populo. Prête moi ta carte d’électeur pour rayer les pages de tes lendemains, en faire une perspective floue baignée dans la fange de tes semblables les plus étrangers à la Nation, plèbe rampante à la peau brûlée par la couleur de sa condition, erreur de parcours à rayer de l’article 1 de la constitution.

Et si dans le verbe se déverse la masse, Montag sait que dans chaque pompier se planque un pyromane.

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J’étais parti pour écrire un article sur l’état du Rap hardcore en France et en 2010 (bien que tout le monde s’en fout, au fond), mais sans que je sache pourquoi, mon intro m’a pris en otage. Du coup j'ai perdu le fil et me sens bien idiot...

To be continued.

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