Les 10 revendications d'urgence

Votées en Assemblée Générale au parc du Peyrou de Montpellier, le 24 février 2019, voici les 10 revendications d'urgence.
  1. Nous ne voulons plus de travailleurs pauvres. Une juste rémunération doit permettre une vie digne pour soi-même et sa famille, sans avoir besoin d’aides sociales.
  2. Nous ne voulons plus de personnes à la rueà cause du manque d’argent ou de la faiblesse des structures d’accueil social et psychiatrique.
  3. Nous ne voulons pas que l’énergie et l’eau puissent être privatiséeset que leur exploitation enrichisse les industriels.
  4. Nous ne voulons plus que les transports en commun, la poste, deviennent des propriétés privées.C’est le patrimoine des Français. Nous voulons également récupérer nos autoroutes et les 2 milliards de bénéfices qu’elles produisent chaque année.
  5. Nous ne voulons pas que la santé et la recherche médicale soient abandonnées aux lobbys pharmaceutiques. Elles doivent rester publiques. La santé n’est pas un marché et doit être accessible, donc gratuite pour tous.
  6. Stop à la privatisation des profits et à la socialisation des coûts et des pertes !Une redistribution logique et saine de la richesse doit être la règle pour en finir avec ce mécanisme qui rend les riches encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres. Retour immédiat de l’ISF, arrêt du CICE et de l’aide publique aux grandes entreprises !
  7. Nous ne voulons plus que les retraités, les handicapés ou les personnes vulnérables soient des laissés-pour-compte de nos sociétés.Les pensions et allocations doivent être indexées sur le coût de la vie réelle.
  8. Nous ne voulons plus être forcés à nous nourrir avec des produits ayant traversé la Terre et les mers parce qu’ils sont moins chers que ceux produits ici, alors que les agriculteurs connaissent une crise sans précédent. Nous ne voulons pas être complices de l’esclavage qui est en vigueur dans le monde entier et des suicides alarmants de nos agriculteurs.
  9. Nous ne voulons pas de la réforme Blanquer, suite des précédentes, de ParcourSup et de tous les dispositifs qui visent à transformer l’école pour l’asservir au seul monde de la production marchande,au lieu de la laisser remplir sa mission d’instruction et d’éducation de citoyens libres. Nous voulons une école de la République, pas une école du capitalisme.
  10. Nous ne voulons plus d’un modèle agricole polluant, qui ruine la terre et met en danger la biodiversité. Nous voulons que l'arrêt du glyphosate soit accompagné de mesures concrètes pour favoriser le bio et le local, et protéger de manière générale l’environnement, que ce soit en métropole ou dans les territoires d’outre-mer.

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