l'Utopie ou la Vie

La mondialisation des échanges a donné au capitalisme la possibilité de faire plus de profit mais la manière de susciter la demande, de produire génère une croissance régulière de la production (biens et services) en termes de valeur mais aussi des inégalités et nuit à notre vie actuelle et à notre avenir en tant qu'espèce.

La mondialisation des échanges a donné au capitalisme la possibilité de faire plus de profit mais la manière de susciter la demande, de produire génère une croissance régulière de la production (biens et services) en termes de valeur mais aussi des inégalités et nuit à notre vie actuelle et à notre avenir en tant qu'espèce. Il est temps que chacun se ressaisisse, intervienne pour imaginer et partager un futur possible.

Quelqu'un a t'il vu ce film des années 70, "Soleil Vert" C'est un peu notre horizon actuellement car l'espace agricole se réduit, la terre s'appauvrit, les besoins humains augmentent et l'activité humaine se dirige vers des productions rentables en ravageant l'espace naturel et le capital restant de biodiversité. Ainsi si on fait une projection en France sur l'occupation du territoire, on remarque l'urbanisation progressive de tout le sillon rhodanien, or il s'agit d'une plaine idéale pour la production maraîchère. Si les exploitants agricoles n'obtiennent pas un revenu net suffisant de leur terre, ils la vendent et une autre activité se crée qui ne nourrit pas. Or un jour, le reste de l'espce agricole disponible sera réservé aux gens qui y habitent, les productions exportées par le reste du monde seront toujours plus chères. 

Pour la gestion de l'eau, de l'air, c'est pareil : court termisme partout ! Parce que dans un espace vaste aux ressources abondantes, tout un chacun tend à gaspiller ce qui est gratuit. Parce que les externalités négatives des productions et des activités ne sont pas intégrées dans le prix du produit par une taxe dont le produit soit exclusivement réservée à la préservation de notre écosystème. Résultat ? Tandis que certains accumulent les dividendes tout en évitant le plus possible d'assumer leurs responsabilités environnementales, d'autres souffrent au quotidien des effets de cette activité (transports, raffinages, productions agricoles intensives, tourisme low cost, gadgets technologiques, tout plastique et emballages, publicité ...).

Depuis les années 70, les pays sont censés emprunter leur argent aux banques plutôt que créer eux même leurs monnaies, soit disant pour pondérer la création monétaire et éviter les abus, mais ceux ci étaient alors régulés par les échanges de devises et les balances des paiements de chaque état. Cet état de fait, notre lien au paiement de la dette qui est généralement dramatisé (quand une personne emprunte à 30 ans pour acheter une maison, il s'endette à un ratio mettant de 33 % de ses revenus, s'il gagne 60 000 euros par an, il paiera 20000 à la banque pendant 30 ans, soit 600 000 euros. 

Cela représente 10 fois son revenu, c'est a dire pour un pays, son PIB. Avec toute l'incertitude qui pèse sur un seul individu ... alors quand on veut nous faire peur avec les 100 % du Pib que represente bientôt notre dette, je trouve que c'est surtout un argument conservateur pour ne pas corriger ce qui ne va pas ni investir pour l'avenir. Idem pour les 3% du budget, une condition co inventée par Mitterand et consorts pour ne plus présenter des valeurs réelles mais plutôt des valeurs relatives, plus cosmétiques.

Donc, il est temps de dépasser les hiérarchies actuelles entre les activités, les travailleurs et les détenteurs de capitaux pour définir des priorités plus vitales que la bonne rémunération des patrons. Il est temps de programmer à 10, 20,  30 ans des mesures essentielles à la qualité de vie,  à la préservation de la biodiversité, à notre indépendance alimentaire et à la qualité des biens et services produits. Pourquoi les traders sont ils payés si chers alors que l'infirmier, le docteur qui vous reçoit en urgence rame entre heures supplémentaires, désagréments et frais de garde pour son enfant ?

Des scientifiques estiment qu'il faut investir pour coloniser Mars ou d'autres planètes, d'autres espèrent en exploiter les richesses ou y trouver de quoi remplacer des matières premières devenues trop chères ici bas, mais où est la perspective pour le plus grand nombre ? Des milliard de gens vont continuer à vivre sur terre. Coloniser les océans, oui avec quelles contraintes liées à la pression de l'eau et au traitement des déchets ?

C'est la gouvernance des pays qu'il faut revoir, telle qu'elle est, elle donne trop de poids à une oligarchie bien égoiste et bien faillible face aux revendications capitalistes. Le niveau de vie moyen doit augmenter, les inégalités se réduire et surtout les revenus délirants de certains doivent cesser : de chacun selon ses capacités à chacun selon ses besoins, et basta !

Donc c'est un nouveau modèle démocratique, plus représentatif qu'il faut créer dans tous les pays pour que chacun soit conscient que son sort est celui de tous, plus question de pouvoir vivre encore bien à l'écart des autres, quand ceux ci crèvent des effets de notre gestion du territoire. En plus cet état de fait, en accentuant les tensions sociales, coûte de plus en plus cher pour le maintien de l'ordre, l'assurance anti vol et destructions, ... des frais supplémentaires qui pourraient être investis ailleurs préventivement.

Comment faire ? 

Reconsidérer la manière de gérer le pays et de produire des décisions. Enlever du pouvoir à l'éxécutif pour confier la décision à des instances délibératives (parlement, partenaires sociaux, adminstrations/usagers ) pour donner plus de légitimité et de proximité aux décisions prises.

Redonner des moyens aux agences de plannification qui instruisent les "décideurs" , certes ce sera plus lourd  à gérer mais on évitera ainsi des lois de circonstances pris par des présidents en recherche de popularité.

Vulgariser le débat, recueillir l'avis de tous après une présentation exhaustive des effets possibles.

Refonder les programmes scolaires pour donner des outils d'analyse et de compréhension aux citoyens

bon, je m'arrête là pour aujourd'hui mais vous êtes libres de suggérer vous aussi, cordialement, 

                                                                                                                                                                Rhéda

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