Marine, le parfum discret de Christine Boutin

Débat le 13 janvier, après la manifestation contre le mariage homosexuel, débat sur BFM TV entre Christine Boutin et Najat Vallaud-Belkacem. Arguments un peu convenus de part et d’autre avec, quand même,  la remarque pertinente de la porte-parole du gouvernement qu’en 2013, le schéma « un papa, une maman, un/des enfants » est loin de représenter la structure familiale universelle, même chez, par exemple, les Sarkozy où ce serait plutôt, en première approximation, deux papas, trois mamans, cinq enfants.

Débat le 13 janvier, après la manifestation contre le mariage homosexuel, débat sur BFM TV entre Christine Boutin et Najat Vallaud-Belkacem. Arguments un peu convenus de part et d’autre avec, quand même,  la remarque pertinente de la porte-parole du gouvernement qu’en 2013, le schéma « un papa, une maman, un/des enfants » est loin de représenter la structure familiale universelle, même chez, par exemple, les Sarkozy où ce serait plutôt, en première approximation, deux papas, trois mamans, cinq enfants.

Mais, au-delà de son discours ridicule habituel, Christine Boutin s’efforçait de délivrer un autre message, subliminal, si on peut oser le terme à son propos. De façon systématique, elle amputait le nom usuel de Najat Vallaud-Belkacem en un « Madame Belkacem ». Et pourquoi pas « Madame Vallaud »  tout comme Christine Martin épouse  Boutin se fait appeler « Madame Boutin » ? La consonance étrangère du nom de naissance de Najat Vallaud-Belkacem n’y est assurément pas pour rien. Pas plus que la phrase finale de Christine Martin « Vous n’avez qu’à faire vos valises » officiellement adressée au gouvernement mais qui, évidemment, en disait bien plus, sournoisement.

Des procédés jésuitiques et un peu crasseux, du Boutin, quoi !

Richard Moyon

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