Des candidats socialistes en position éligible aux élections européennes

1 - Contre les parachutages et pour une vraie représentation régionale d'acteurs actifs

On peut critiquer le découpage régional actuel mais il existe et les candidats doivent d'abord être actifs et présents dans la région qu'ils sont censés représenter et non des parachutés correspondants à des équilibres de courant au plan national.

Il est indispensable d'avoir une vraie présence, une activité visible, au plan régional.
Il faut arrêter cette lamentable habitude de ces "parisiens" qui se transformant en provinciaux à la veille de chaque élection.

Comme si les territoires (hors Ile-de-France), soit plus de 54 millions (sur 64 millions de Français), n'avaient pas la capacité de générer des ressources humaines suffisantes et devraient être "aidés" par des parachutages. Les régions sont suffisamment grandes pour permettre d'y trouver ce qu'on veut y trouver. Ce ne sont plus des terres de mission.

 

2 - Contre les lots de consolation aux battus des derniers scrutins

Les candidats eurodéputés devraient s'engager à ne pas abandonner leur mandat européen pour un siège national à l'Assemblée ou au Sénat. Pour bien montrer l'importance qu'ils attachent à leur candidature et à la composante européenne.
C'est un mandat important pour lequel ils sont volontaires pour représenter les socialistes et leur région ; Ce n'est pas un strapontin en attendant mieux.

 

3 - Pour le renouvellement de la représentation des candidats PS

L'objectif des listes régionales aux élections européennes et notamment du choix des candidats en position éligible est bien de favoriser le renouvellement de la représentation du PS en permettant l'accès à ces mandats à des candidats de classes d'âge, de catégories socioprofessionnelles (employés, ouvriers, salariés,…) ou de secteurs d'activité, etc. sous-représentés parmi nos élus nationaux (députés et sénateurs). Il en est de même pour les dites minorités visibles (ou représentants de la diversité).

Pour la parité, pas de problème : elle est obligatoire et les listes doivent comporter une stricte alternance entre hommes et femmes.

C'est effectivement dans le choix des candidats en position éligibles que le PS pourrait manifester clairement et indubitablement ses choix et ses principes.

 

4 - Pour donner une priorité aux eurodéputés actifs

Naturellement, il y a aura discussion sur la définition du critère activité : participation aux séances, aux travaux en commissions, rédactions de rapports, prises de parole, compte-rendu de mandat en région, etc.

Peu importe car accepter le principe est déjà une étape et cela permettrait de préparer un travail d'évaluation de la « prestation » de l'eurodéputé.

Sauf cas particuliers (thèmes très pointus demandant une expertise spécifique et une vraie spécialisation sur le moyen terme), il serait souhaitable de faire "tourner" les représentants au Parlement européen afin de ne pas en faire une "caste" de professionnels de l'Europe et des problèmes européens.

Le pourcentage de 40% de nouveaux élus (donc de candidats en position éligible) semble un objectif minimum comme c'est le cas pour les instances dirigeantes du PS.
Ce pourcentage serait d'ailleurs à imposer comme objectif à atteindre pour toutes les élections. Ce serait aussi une manière de compléter l'angle toujours visé ( ?) mais jamais atteint du "non-cumul des mandats" et de la professionnalisation du métier d'élu.

La rénovation c'est aussi et d'abord cela.

Naturellement dans le cas des européennes, on peut (on doit ?) aussi mettre en œuvre la représentation proportionnelle des courants en fonction des résultats nationaux des motions.

Mais cette "clé de répartition" ne doit être utilisée qu'après avoir pris en compte les suggestions indiqués ci-dessus. Cet « équilibre » peut être recherché soit au plan régional, soit au plan national.

 

5 - Les places non éligibles

Pour les places non éligibles, il serait souhaitable d'en profiter pour traduire des symboles forts à travers des candidatures de « témoignages ».

Nombre de « hiérarques », de « dirigeants », de personnalités du PS ou proches du PS, n'ont nul besoin d'une tribune au parlement européen pour se faire entendre, ayant, comme chacun sait, une expérience indubitable et des propositions novatrices toujours dignes d'intérêt. Pour les médias comme pour les Français.

Ils trouveraient alors naturellement leur place dans ces listes à des positions non éligibles. Et ils pourraient mener activement des campagnes sur des thèmes précis qui leur sont chers. Ainsi ils apporteraient encore énormément au PS avec une abnégation certaine. Ce qui leur donnerait encore plus de valeur et de panache.

 

Après la prise en compte de ces simples suggestions, il serait plus facile, naturellement, de passer au choix des dits candidats. En tenant compte de la marge d'erreur pour les positions éligibles non certaines ou les positions non éligibles toujours possibles....

 

Naturellement, ces suggestions pourraient aussi être reprises par d'autres organisations politiques.

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