Les vacances parisiennes, scolaires et donc par là-même désormais inévitablement médiatiques, atteignant leur terme, on va se remettre au boulot dans les rédactions et les médias ; le blogueur de base va donc enfin pouvoir se mettre sous la dent quelques matières quotidiennes, ; ce n’est pourtant pas terrible, en ce premier jour de mars qui, contrairement à ce que disait cette buse de Charles d'Orléans, ne rit pas du tout « parmi les averses » et prépare bien secrètement, et sous la flotte, le printemps !
Certes la traversée du désert des internautes s'achève mais le blogueur n'a pas grand-chose à se mettre sous la dent en ce sinistre dimanche. On ne va quand même pas s'attarder sur la fausse mort de Martin Bouygues (il y a plus d'un âne à la foire qui s'appelle Bouygues !) ou sur l'impuissance de Marion Cotillard à convaincre le monde de venir à Paris soutenir l'écologie hollandaise. Elle avait pourtant pris soin de revêtir la marinière bretonne de Montebourg, hospitalisé à New York pour avoir reçu un miroir sur la tête (sans doute un coup tordu des frondeurs antillais manipulés par A. Pulvar, car ce bris lui vaudra sept ans de malheurs selon le tarif habituel). François et Marion devraient savoir pourtant qu’on ne peut
être en même temps au four parisien des Césars et au moulin à eau des Philippines !
Fort heureusement, ce matin, la rencontre inattendue et les jeux complices de l’espiègle Brindille (la petit chienne du troisième) et d’Ulysse (mon caniche centenaire bâtard de la SPA) ont soudain fait éclater la vérité à mes yeux, incertains encore dans le choix de mon sujet du jour. À les voir, j'ai soudain compris la relation pourtant évidente entre la Russie de Poutine et Mac Donald. Cette relation devient en effet aveuglante et incontournable si l’on connaît l’existence et la nature de la « Triade Macdonald » » (ou « Triade de sociopathie ») Cette « triade » a été pour la première fois mise en évidence et décrite par J.M. Macdonald dans « The Threat to Kill » (publié en 1963 dans American Journal of Psychiatry). Cette pathologie, qui se retrouve chez nombre de tueurs, est sans doute en cause ici comme on va le voir !
Mc Do qui fait des efforts louables, lui aussi en faveur du « Made in France » et du « Buy French ! » avec ses burgers désormais aux couleurs de nos belles provinces françaises, se voit contraint par notre fiscalité impitoyable, d’exporter en revanche au Luxembourg, comme tant d’autres là ou ailleurs, ses profits pour bénéficier du régime fiscal très favorable de cette charmante contrée. L’Union Européenne, si impitoyable sur la fessée, le nombre des rayons aux roues de vélo et l’épaisseur des tranches de mortadelle, se fout, en revanche, comme de l’an 40, des régimes fiscaux et du droit du travail !
On nous a beaucoup parlé de l’évasion fiscale et des dizaines de milliards annuels dont elle prive notre pauvre France : elle est plus joliment nommée « optimisation fiscale », quand elle s’opère sous l’obligeant et adéquat parapluie de dispositions fiscales imaginées et mises en place à cette fin. L'exemple de Mc Do est loin d'être unique, et la holding grand-ducale qui permet d'exporter une bonne partie des bénéfices sur lesquels on est soumis à régime fiscal luxembourgeois des plus favorables, possède beaucoup de petites ou grandes sœurs, là ou ailleurs !
Cela conduit à deux observations générales de nature différente que je ne saurais m’interdire ici !
La première, déjà souvent faite, souligne la stupidité et l’absurdité de bien des structures européennes dont la création aurait dû commencer, comme le préconisaient, dès le début des années 60, les textes fondateurs, par une harmonisation fiscale, faute de quoi ce genre d'échappatoire et de fraudes transfrontalières étaient évidemment inévitables (mais était-ce vraiment un hasard ?)!
D'autre part, seconde observation, cette méthode de fraude, d’évasion ou d’optimisation fiscales (comme vous voulez) n'est qu'une resucée du bon vieux système des « sociétés taxis » qui, il y a un demi-siècle, permettait déjà de déposer à l'étranger les brevets utilisés par une industrie quelconque pour faire échapper au fisc français, par le biais des royalties et des droits sur ces brevets, une bonne partie des bénéfices. L’existence et le rôle de ces sociétés, qu'on appelait alors si joliment « taxis », expliquaient qu'à l'époque la plupart des sociétés industrielles françaises déposaient à l'étranger leurs brevets initialement français.
Mais nous ne sommes pas là pour faire l'histoire ! Mc Do, dont la combine (d’ailleurs légale) d'optimisation fiscale au Grand-Duché a été repérée et dénoncée, a donc sans doute aussitôt songé à filer vers l’Est et à faire le coup avec la Russie, où le pouvoir est à prix modestes et où le modèle gastronomique américano-gaulois est très en faveur, les hamburgers McDo se dégustant désormais avec le pinard français ! Restait pourtant à savoir quel service on pouvait rendre à ce cher Vladimir pour le faire entrer plus volontiers dans la combine.
Du Mc Do à la « triade Macdonald », il n’y a même pas un pas !
C’était tout simple comme les 52 minutes d’une série américaine. Employer un tueur russe, si nombreux et compétents qu’ils soient, peut à terme faire des problèmes ; après quelques vodkas, ça peut causer un Ruskof ! En revanche il suffit d'un coup de biniou codé à Norman Gros Blair ou à Charly les Grandes Feuilles à Chicago pour qu'il saute dans un avion en partance afin de venir estourbir à Moscou quelque méchant opposant de Vladimir qui, en plus, fait des manifs, sans comprendre que la prochaine sera en son honneur, suite à son trépas (authentique !) ! Norman ou Charly n'ont pas fait dans le détail et leur 11, 43 a réglé le problème de la russification de la holding du hamburger moscovite.
Et en plus le Boris avait le culot de venir se promener, la nuit, avec une gonzesse, à 200 m du Kremlin ! Une vraie provocation comme n'a pas manqué de le souligner tout de suite et avec force et raison Vladimir Poutine ! Comment ne pas le lui accorder !