Profs, "animateurs" ou "chroniqueurs"

Profs, "animateurs" ou "chroniqueurs"

 

Monsieur Éric Brunet cumule avantageusement les deux dernières fonctions ci-dessus évoquées, « animateur » et « chroniqueur » à la fois ; dans ces métiers, on peut en outre aisément cumuler également un pseudo-débat d’Eric Brunet (je ne sais pas quel les employeurs ! En ce samedi 9 mars 2018,  c'est une chronique ou un débat (je ne sais quel terme est le plus adéquat) sur l'emploi du temps des enseignants que j’ai suivi un moment. La solution Brunet est simple : ces « fainéants », comme dirait notre Président de la République, devraient, selon lui, faire 35 heures hebdomadaires au sein des établissements (comme les ouvriers à l’usine) au lieu de passer ailleurs (au bistrot ou chez eux a-t-il laissé entendre) la plus grande partie de ce temps de travail hebdomadaire national.

Monsieur Éric Brunet se flatte de posséder, fort heureusement de Paris 2 ( L'université la plus réac. de France ), une maîtrise de science politique et (mazette !) un DEA de sociologie de l'information. Issu en 1985 de « l'école publique de journalisme de Tours », il a dû tout de même, autrefois, fréquenter suffisamment nos établissements scolaires (collèges et lycées) pour se souvenir qu'à la différence, des animateurs et des chroniqueurs du PAF, les enseignants, sauf s'ils occupent des fonctions administratives, ne disposent pas, même à plusieurs, du moindre lieu (genre bureau) où ils pourraient travailler en dehors de leurs heures d'enseignement,…  sauf la salle dite des professeurs. Ce lieu permanent de passages et de discussions n'est guère propice à d'autres activités que ces dernières et on ne voit pas bien comment on pourrait réellement y travailler.

Je n'ai pas eu la patience de voir jusqu'à son terme la production consacrée par Monsieur Éric Brunet à ce sujet ; peut-être aurais-je dû le faire car il y avait convié une enseignante qui était miraculeusement du même avis que lui. Je ne regrette pas trop en fait ma défection car je sais l'opinion que Monsieur Éric Brunet a sur les femmes en général et dont il aime à témoigner. Il est convaincu qu'elles sont toutes, sinon éperdument amoureuses de lui, du moins largement séduites par son charme et sa faconde.

Les professeurs, par définition , sont voués au seul service de l'éducation nationale ; ils et elles n'ont donc pas la chance de Monsieur Éric Brunet qui , depuis trente ans et avec un succès croissant, a vu nombre de médias français se disputer sa précieuse collaboration, de FR3 Bretagne à RMC, en passant par BFM TV (la télé du « Grand Capital ») et quelques autres havres et/ou eldorados médiatiques. Inutile de vous faire un dessin pour vous signifier où se range Monsieur Éric Brunet dans le paysage politique et médiatique français. Il n'en fait d'ailleurs pas mystère et comment le ferait-il, puisque c'est là son fonds de commerce !

Éditorialiste  sur BFM TV, il présente un soir sur deux, « Direct de droite », rendez-vous d'opinion en alternance avec Renaud Dély, qui, lui, présente « Direct de gauche » (remplacé désormais dans cet emploi par L. Neumann ) ! Tout cela ne suffisant pas à son insatiable « appétit » (je ne préciserai pas de quoi ! ) : Éric Brunet était aussi, il y a peu encore, « directeur de la communication des cliniques Vitalia ». Il a toutefois dû abandonner cette fonction, la mort dans l’âme sans doute, « car depuis qu’il travaille à RMC, il a peu de temps à nous consacrer », explique-t-on chez Vitalia. Depuis, néanmoins il rédige, pour le même groupe, un magazine destiné aux patients des cliniques. Ouf ! On respire !

Il dirige également  PREMIER REFLEXE, « société à responsabilité limitée unipersonnelle, est active depuis 10 ans.Installée à PARIS 17 (75017), elle est spécialisée dans le secteur d'activité de la production de films institutionnels et publicitaires. Son effectif est compris entre 1 et 2 salariés.

Sur l'année 2013 elle réalise un chiffre d'affaires de 400 700,00 €.

Le total du bilan a augmenté de 22,91 % entre 2012 et 2013.

Societe.com recense 1 établissement actif et 1 événement notable depuis un an.

Eric BRUNET, est gérant de la société PREMIER REFLEXE ».

Il est  aussi et enfin chroniqueur régulier du magazine Valeurs actuelles. Eric Brunet aime à se définir lui-même comme un « libéral » mais parfois plus simplement il se présente comme un « polémiste » et même un « anarchiste droite » (on sait que tous les anarchistes sont de droite, à en croire les communistes qui, pendant la Guerre d’Espagne, les fusillaient toujours avant les franquistes !). Pourvu, in extremis, de la légion d’honneur dans l’ultime promotion de N. Sarkozy en 2012, il n’a plus sa carte de journaliste dont il regrette surtout  les7650 euros d’abattement forfaitaire au titre des frais professionnels !

Ne sortez pas vos mouchoirs car l’insatiable Eric Brunet a ajouté une nouvelle corde à son arc financier. Discret sur sa vie privée, il ne dit guère que Nathalie Blanc- Brunet, son épouse,  est opticienne depuis plus de vingt ans. En 2010, celle-ci a rencontré le créateur de mode Michel Klein et celui-ci lui a fait part de son désir de créer des lunettes (vous connaissez les prix de ces bouts de plastique, je pense ! ). Séduite par les créations de Michel Klein et consciente du rôle possible de son mari dans la pub à la télé, Nathalie Brunet décide de se lancer dans ce bizness ! L’affaire se met en place en 2012- 2015 et le 24 septembre 2015, Nathalie et Eric Brunet procèdent au lancement de la marque de lunettes "Nathalie Blanc" au restaurant "Ma Cocotte" à Saint-Ouen. Ça ne vaut pas le Fouquet’s m’enfin ! Tant pis pour ses admiratrices qui devront s’y faire ! Certes le bel Eric porte désormais des lunettes … mais des Lunettes Nathalie Blanc … et ça paye !

Comme toujours je suis long, la suite et la fin demain…

 

 

 

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