"Semaine de la francophonie et AVC "

 

En cette semaine de la francophonie, je regrette plus encore les fâcheuses conséquences de cet AVC que j'ai subi et  qui , hélas, m'empêche de m'exprimer sur ce sujet avec   la faconde indispensable. Fort heureusement les récents événements politiques ou médiatiques ont conduit à prendre dans les médias , toute la parole francophone nécessaire , me dispensant de le faire moi même .

 

Les "gilets jaunes" d'abord , les "Black blocks" ensuite , en dépit de leurs différences idéologiques et sociales  , depuis près de trois mois ont fourni  à nos médias une matière abondante dans laquelle se sont complus aussi bien les premiers que les seconds . Tous se sont  d'ailleurs régalés de spectacles insolites  , tenant aussi bien au pugilat victorieux avec des flics maladroits qu'à des spectacles propres à réjouir les pauvres comme l'incendie du Fouquet's que les révolutionnaires comme  le pillage de l'Arc de Triomphe , "hélas" inachevé , faute d'avoir pu y exhumer le corps du soldat inconnu.

 

Il s'en est fallu de peu que ce crime antinational soit achevé par l'investissement , anarchique et révolutionnaire , de monuments laissés à la France par Napoléon Premier, qui n'avait évidemment pas prévu un tel sort pour son Arc de Triomphe personnel, infiniment plus grand que ceux de l'Antiquité.  

 

Son lointain et misérable successeur homonyme (Napoléon III et non pas Premier, avait eu une formule prémonitoire avant son accession au trône) : « Que les honnêtes gens rentrent chez eux, je ne tire que sur la canaille ». Cette formule qui aurait pu être sarkosienne  à condition d'en adapter légèrement le français ("la canaille" étant remplacé par la "racaille") , pourrait être reprise  aujourd'hui par la macronie  ,  si soucieuse d'envoyer l'armée contre les Français séditieux ! On sait que les Français , non seulement ignorent la géographie mais ne connaissent guère l'histoire, même quand il s'agit de la leur.

 

 

On ne saurait reprocher au ministre de l'Intérieur, ex maire de Forcalquier (un bled paumé des Alpes-de-Haute-Provence) de se lâcher un peu dans la vie parisienne , quand son patron est en train de se goberger dans une station de ski des Pyrénées tandis que les factieux parisiens sont occupés a mettre à feu , mais non à sang ( du moins pour le moment) les beaux arrondissements de Paris ; il faut bien qu'un ministre parisien , surtout de l'Intérieur  , jouisse de quelques privilèges , fussent-ils sexuels  , quand la France pense que  de toute façon le couperet de la punition tombera sur un autre cou que le sien ! le préfet de police de Paris , qui en l'occurrence a joué le fusible avec quelques "grosses nuques" de son ministère , ne peut pas se plaindre de ce traitement à la veille d'une retraite aussi paisible que rémunératrice.

 

Et en plus ce préfet de police , si fusible qu'il soit , n'a pas d'AVC lui ! .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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