Les croissants de Jean Luc Mélenchon (Suite 2)

Les croissants de Jean Luc Mélenchon (Suite 2)

  

La dernière question du (ou de la) journaliste n'était pourtant peut-être pas tout à fait innocente puisque le 21 avril 2017 Closer avait publié le  droit de réponse suivant de Sophie Chikirou : « Le site www.linternaute.com fait état dans une publication mise à jour le 13 avril 2017 d'un article du magazine CLOSER censé désigner Madame Sophia CHIKIROU comme étant la compagne de Monsieur Jean-Luc MELENCHON, ce qu'elle n'est aucunement. Elle entend donc ici vigoureusement contester ces allégations mensongères qui portent atteinte au droit au respect de sa vie privée et lui causent un préjudice conséquent auquel il convient de mettre un terme immédiat. »

Selon Closer  (11 avril 2017), une nouvelle femme est entrée dans la vie de Jean-Luc Mélenchon (après son ex-compagne Saïda Jawad), mais cette fois dans sa vie politique, en tant que directrice de communication de la France insoumise. Surnommée par Le Figaro "la muse de Jean-Luc Mélenchon", Sophia Chikirou est âgée d'à peine 40 ans et joue notamment le rôle de "spin doctor" auprès du candidat. 

Comme l'ont signalé dans leur article de Mediapart du 19 octobre 2018, sous le titre « Les premières découvertes des perquisitions Mélenchon » Fabrice Arfi, Michel Deléan et  Antton Rouget : " Deux surprises ont émané des perquisitions dans l’enquête sur le financement de La France insoumise. La première est la proximité de Jean-Luc Mélenchon et de la communicante Sophia Chikirou, au cœur des investigations, qui se trouvait au domicile de l’ancien candidat mardi matin à l’au

La vague de perquisitions menées, mardi 16 octobre, au domicile de Jean-Luc Mélenchon, chez plusieurs de ses proches ainsi qu’au siège de son parti, La France insoumise, a permis aux policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) de faire de surprenantes découvertes, selon des informations recueillies par Mediapart.

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La première d’entre elles concerne le personnage central de l’une des deux enquêtes judiciaires qui visent actuellement la galaxie Mélenchon. Il s’agit de Sophia Chikirou, ancienne directrice de la communication du leader Insoumis pendant la campagne présidentielle de 2017, dont la société, Mediascop, a été financièrement, dans le même temps, la bénéficiaire en tant que prestataire privilégié. 

Au centre d’une enquête préliminaire du parquet de Paris pour « escroquerie », « abus de confiance », « infraction à la législation des campagnes électorales » et « travail dissimulé aggravé », Sophia Chikirou est soupçonnée d’avoir empoché par l’intermédiaire de cette société, dont elle est la seule actionnaire des gains indus, voire d’avoir surfacturé plusieurs prestations durant la campagne électorale.

Quelle ne fut pas la surprise des enquêteurs quand ce 16 octobre, au petit matin – il était 7 heures –, ils ont découvert Sophia Chikirou au domicile personnel de Jean-Luc Mélenchon ? 

Le patron de La France insoumise et la communicante entretiennent en réalité de longue date, selon nos informations, une relation extra-professionnelle. Celle-ci pourrait relever de la seule vie privée des deux intéressés mais prend désormais, à la lueur des investigations judiciaires, une dimension d’intérêt général. ». 

Nous voilà bien loin de François Hollande déguisé en motocycliste pour apporter en douce à Julie Gayet ses croissants du matin ; comment, en étant sous le coup d'une menace de perquisition, dont il était parfaitement informé, Jean-Luc Mélenchon a t il pu céder à la tentation d'ouvrir sa demeure et très probablement sa couche à Sophia Chikirou, alors que celle-ci, était visée par une enquête préliminaire du parquet de Paris. 

Ce détail explique sans doute une remarque, pour le moins inattendue de Monsieur Mélenchon ; il  s'est étonné (dans Facebook) que, dans la perquisition de son domicile, on se soit moins intéressé à ses papiers qu'à la LINGERIE ( féminine sans doute !) que contenaient ses tiroirs ! Ce détail, volontairement un peu perfide à l'égard des enquêteurs, est en même temps fâcheux par l'éclairage qu'il apporte sur les relations intimes entre Sophia et Jean Luc !

Cette "lingerie" était évidemment en effet celle de la charmante Sophia qui était venue ouvrir la porte aux enquêteurs , à 7 heures du matin, elle qui se trouve soupçonnée de divers délits : « escroquerie », « abus de confiance », « infraction à la législation des campagnes électorales » et « travail dissimulé aggravé », et donc d’avoir empoché par l’intermédiaire de cette société dont elle est la seule actionnaire des gains indus, après avoir surfacturé plusieurs prestations durant la campagne électorale, le tout avec l'évidente complicité de son amant qui ne se bornait sans doute pas à remplir ses tiroirs de la lingerie de sa belle. Découvrir celle-ci lors de la perquisition, à sept heures du matin au domicile de ce dernier fut donc pour les enquêteurs une surprise, en principe du moins, car ce devait être, comme on va le voir, "le secret de Polichinelle" et peut-être venaient-ils d'abord et surtout pour ça !

(La suite 3  et la fin demain)

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