Fort heureusement, les élections européennes ont eu lieu depuis quelque temps déjà, sinon Marine se serait régalée et il y aurait sans doute eu, à juste titre, une forte poussée des anti-européens à la suite de l'annulation du Conseil d’Etat par la Cour De Justice De L’Union Européenne (vous aurez noté que je ne lésine pas sur les Majuscules) dans les heures qui ont suivi le rendu de sa décision sur l'interruption du maintien artificiel en vie de Vincent Lambert. Le Conseil d’Etat français ayant, non sans longue, mûre et éclairée réflexion donné finalement un avis favorable, selon les suggestions médicales, à l’arrêt du traitement, les parents ont, comme ils l’avaient dit, contre l’avis de l’épouse du malheureux, saisi la Cour européenne qui a aussitôt (la décision était de toute évidence déjà prise) rendu un avis contraire à celui de notre instance nationale suprême. Tout cela a clairement un parfum politicien assez nauséabond !
Un mot en passant de cette noble Cour De Justice De L’Union Européenne qui siège depuis 1952 à Luxembourg (et non à Bruxelles !) ; elle comprend une bonne cinquantaine de membres (sans compter évidemment une armada de traducteurs vu la polyglossie frénétique de l’institution). Résultat des courses pour la Cour de Justice un budget annuel de 400 millions, à la louche, car le document est fort complexe et sans grand intérêt.
Quoique nous soyons au Luxembourg, il y a sans doute, en partage avec l’ Outre Quiévrain, un « malin génie » (qui n'est en rien « cartésien ») ; il s'emploie à la fois à se rendre insupportable en France et, à cette fin, à intervenir sur des sujets, tous plus dérisoires les uns que les autres, sans s’occuper jamais de l’essentiel qui relève des Etats. Il y a probablement dans cette affaire d'euthanasie de V. Lambert (appelez ça comme vous voulez !) des aspects latents qu'on nous dissimule et qui tiennent probablement à des conflits intrafamiliaux pour lesquels cette famille devrait se donner d’autres terrains de jeux. La chose importe peu ici !
Les parents de l'intéressé et peut-être quelques autres membres de la famille semblent farouchement favorables à la prolongation de l'existence purement végétative de ce malheureux, qui gît à l’hôpital depuis six ans, sans la moindre conscience de l'avis de tous les médecins et sans la moindre chance de voir son état changer. Je vous épargnerai l'évaluation économique du coût d'une pareille affaire.
Il y aurait une solution très simple qui consisterait demander à cette famille, si soucieuse du maintien « en vie » de ce garçon et qui a les moyens de s’offrir des avocats internationaux, de prendre en charge financièrement la prolongation de la prolongation de cet état purement végétatif. Avec l'argent qu'on consacre à le maintenir prétendument en vie, on pourrait sans doute soigner beaucoup d'autres malades, sauver des enfants et réaliser toutes sortes d'opérations humanitaires, si l’on veut ajouter une raison supplémentaire à une cause qui n'en manque déjà pas.
Mais laissons ces discussions car le vrai problème est l’insupportable ridicule et maintenant l'attitude totalement odieuse de ces fonctionnaires européens qui, au nom de je ne sais quoi, décident, du fond de leurs fauteuil et du sommet de leur tour luxembourgeoise, de la vie et de mort comme de l'épaisseur de votre tranche de mortadelle, du pourcentage de cacao dans votre chocolat ou du nombre de marches d'un escabeau que peut légalement gravir un garçon de moins de 18 ans, sans se préoccuper jamais des vrais problèmes de l’UE.
Ces gens-là sont parfaitement ridicules ; si l'on ajoute que tous se trouvent dans des sinécures injustifiables où sont réunies à un degré inimaginable l'opulence et l'oisiveté (car l’affaire Lambert va durer, de l’avis de tous les experts, au moins trois ans !), on ne peut être qu’être révolté de la perpétuation de pareilles situations où le scandaleux, voire l’odieux, le disputent le plus souvent au grotesque !