Vers une nouvelle France

Comment un peuple peut-il vivre sans espoir ? Ne rêvons pas. Nous sommes endettés depuis près de 40 ans. Nous n’avons pas su compter comme un bon père de famille et nous n’avons plus les moyens de nos ambitions.

un autre Regard sur le Monde

 

Vers une nouvelle France

 

ou vers la décadence car nous prenons les mêmes décisions depuis 40 ans

 

Comment un peuple peut-il vivre sans espoir ? Ne rêvons pas. Nous sommes endettés depuis près de 40 ans. Nous n’avons pas su compter comme un bon père de famille et nous n’avons plus les moyens de nos ambitions.

Les discours politiques sont tous identiques de gauche comme de droite. Nos dirigeants hyperactifs ou passifs sont devenus inaudibles. A petits pas, nous poursuivons notre petit chemin pavé de piètres intentions.

Nous voici pourtant par notre choix engagés pour changer la France en la rendant plus juste, plus ambitieuse, plus conquérante, plus solidaire et vouée à l’excellence pour sa jeunesse et à la solidarité de tous.

Les années à venir, nous devons nous donner ces moyens de surmonter des évènements exceptionnellement difficiles; il faut engager des réformes fondamentales, il faut préserver les intérêts de la France et des Français. Il faut s’employer avec notre participation à nous remettre à flots. Les toutes prochaines années vont impliquer de multiples décisions  déterminantes. Il faut moins de misères, plus d’espoir, plus d’égalité.

Il convient de modifier et simplifier profondément les structures gouvernementales, administratives, nombre règlements, décrets et lois et de négocier pour que soit maitrisé le système financier.

Le caractère  non rétroactif de la loi doit être affirmé.

Nous croyons en la France et sommes convaincus qu’elle dispose d’une capacité à se donner les moyens d’un nouvel élan et d’un avenir prometteur.

La jeunesse est prête à prendre le flambeau

Ne la leurrons pas, ne la désespérons pas, ne différons pas sous prétexte qu’hier est trop lourd et que demain il sera temps.

Apportons-lui les moyens de son savoir et de sa culture.

Il n’est plus possible de lui expliquer qu’il faut attendre, que la crise ne permet ni de faire, ni d’espérer. Elle ne l’acceptera pas.

Or nous n’entendons qu’austérité, efforts, perte de pouvoir d’achat, hausse de tout, du chômage des prix, des biens vitaux. Sous De Gaulle, il y eut une véritable vision de la France et une affirmation de son indépendance ; il y eut  Concorde, force nucléaire, pont de Tancarville, etc. Sous Pompidou, une véritable politique industrielle, et ensuite plus rien.

Et nous constatons que des riches s’enrichissent, alors pourquoi pas nous ?

LA CROISSANCE SE CREE; elle ne s'attend pas et ne se reçoit pas comme la foi.

  • Pouvoir c'est vouloir; alors créons ensemble cette France nouvelle, exemplaire,
  • Cette France de l’excellence et des solidarités.
  • C’est un véritable projet de société

Notre Président devrait affirmer une grande ambition basée sur des projets d’avenir qui nécessitent des moyens financiers importants que nous avons déjà  empruntés à concurrence de plus de 2000 milliards d’euros.

Désormais il nous faut définir : un véritable sérieux budgétaire et un véritable avenir pour la France. La Banque publique d'investissement, projet phare du gouvernement pour soutenir les entreprises doit être le fer de lance de notre économie et de nos entreprises. Mais elle devrait avoir aura une capacité d'investissement de bien plus de 1000 milliards d'euros. Elle devrait servir l’avenir et non pas la gestion du quotidien. Elle aura à diversifier les investissements avec à la tête de chacun un grand manager comme en possède notre pays : pensons aux anciens : Bernard Arnaud, Vincent Bolloré, Hermès, Gallois, Jean Paul Agon, Maurice Lévy, Gérard Mestralet, Michel Pébereau, etc………et à bien d’autres  bien plus jeunes qui arrivent et qu'il faut accompagner.

Il est nécessaire de se réunir, ensemble, avec le désir de réussir, de travailler avec profit, de donner à nos enfants, moyens et sens de la responsabilité. Ne leur donnons pas  la perspective du chômage, de la diminution du pouvoir d’achat, de dures années de médiocrité.

De l’ambition, toujours de l’ambition, encore de l’ambition.

A court terme, il est urgent de crédibiliser notre parole notamment auprès des institutions européennes qui ont besoin de la France pour exister.

Il faudrait injecter  immédiatement 30 Mds pour les ménages les plus défavorisés .

Nous devrions nous employer à disposer pour nous et nos enfants d’un nouveau capital en faisant appel à un très grand emprunt de plus de 4000 mille milliards d’euros qui seront investis exclusivement dans des développements porteurs d’avenir et que nous aurons la capacité de rembourser sur une génération (40 ans).Donc un emprunt européen non pour la gestion courante, mais pour des projets surs et ambitieux dans le même temps que serait négocié un euro moins fort.

Au total, la BPI aura une capacité propre d'investissement dans le financement de l'économie. Au-delà, la banque aura vocation à mobiliser les financements privés, en intervenant aux côtés d'investisseurs privés, créant ainsi un effet de levier au bénéfice des entreprises..

Consacrée au financement et à l'accompagnement des PME, TPE et entreprises de taille intermédiaire, la BPI devrait être un outil clé et pour aider les sociétés menacées de restructuration et contribuer à la ré-industrialisation, mais surtout pour lancer de grands projets d’avenir à rentabilité certaine bien supérieure au taux d’emprunt . La BPI doit être la greffe de la croissance.

La création de cette banque doit se traduire par une profonde réorganisation des différents instruments de financement public qui gravitent autour de la Caisse des dépôts et consignations. La BPI regroupera en effet l'ensemble des instruments existants : la banque Oséo, les interventions du Fonds stratégique d'investissement en faveur des PME, la filiale de la Caisse des dépôts consacrée aux PME et le réseau Ubifrance.

Rappelons que la politique financière de notre pays fonctionne mal depuis  plus de trente ans.

L’accroissement systématique du déficit budgétaire annuel semble inéluctable. Les plans de relance ou de mise en place de dotations budgétaires exceptionnelles n’ont que des effets limités. Les Français ne comprennent pas malgré de nombreux discours.

Le budget présenté par le Gouvernement ne fait apparaître que peu de priorité alors que certains sujets sont violement dramatiques : la violence, la drogue, la prison, les handicaps, les jeunes, les SDF, etc..

Le peuple souffre et n’est pas heureux ; il lui faut pouvoir rêver et pouvoir alimenter ses rêves. Notre Président se doit de dynamiser notre jeunesse.

Pourquoi ne pas repartir à zéro et surtout penser un nouvel avenir.

Réorganisons notre politique d’investissements en utilisant notre capacité à encore pouvoir emprunter à taux réduit 0%.

Prenons un simple exemple pour illustrer notre capacité d’investir donc d’emprunter : si nous achetons pour 100 milliards d’immobilier en empruntant à 2%; l’expérience montre que ce secteur est toujours en expansion ; la mise en location rapporte au moins  4,5%/an ce qui permet de rembourser largement un emprunt. Quant à la valeur de ce capital, l’expérience prouve qu’il est multiplié par 8/10 tous les 40 ans .On peut investir sans argent  sous les deux conditions : de pouvoir emprunter à un taux très inférieur au taux de rentabilité de l’investissement et d'avoir une capacité d'emprunt reconnue . Certes cet exemple n’a qu’une valeur de rentabilité financière. L'Etat pourrait mieux gérer son domaine immobilier.

Ceci illustre le fait qu’emprunter n’est pas s’endetter mais simplement placer son argent de manière rentable sans risque. Evidemment, il convient que l'Etat choisisse des investissements ayant aussi une véritable valeur sociale.

 

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