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Billet de blog 7 septembre 2011

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Solitude

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Solitude est comme sur une île. Solitude est comme dans une prison. Solitude est immense en même temps qu'infiniment ténu. Il étouffe, tellement l'espace est réduit. Et ce corps immense qu'est-ce qu'il en fait ? Il se cogne partout dans la désespérance. Et ce désir gigantesque, qu'est ce qu'il en fait ? Ce désir absolu qui le laisse comme un écorché. Vif.
Cette chair à vif qui ne supporte alors ni le moindre souffle de vent, ni le moindre bruit. Ni le moindre regard.
Solitude chair rongée à vif. Solitude amour explosé.
Solitude recherche dans le vieux Nîmes, près du marché couvert des êtres à envouter, des vies à aspirer ; à inspirer.
Solitude est comme le brouillard, fait de vapeur et de froid, ténu, invisible.
Solitude ne parlera pas à la putain de seize ans. Elle racole près du Chapon Fin qui jouxte Saint Paul ou au Jardin de la Fontaine. Solitude l'aime, aurait aimé l'aimer, aurait aimé lui donner un autre amant que celui de la blanche héroïne.
Solitude ne parlera à personne. Solitude mâchera son silence.
Solitude retournera sans avoir mangé, sans avoir baisé, sans avoir parlé, sans avoir aimé, sans avoir été aimé.
Solitude restera encore quelques jours seul sous la mansarde dans le froid à écrire encore quelques vers inutiles et aussitôt brûlés.
Solitude, un hiver, à Nîmes.

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