perturbateurs endocriniens et psychiatrie

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DES et maladies psychiatriques

Les perturbateurs endocriniens sont connus depuis plus de 40 années, même s’ils ne bénéficient pas de la part des pouvoirs publics et de la recherche de moyens suffisants.

 

Plusieurs équipes ont travaillé sur certains perturbateurs endocriniens, en particulier le DES : Diethyl-stilbestrol ou ethinylestradiol.

La découverte de cancers vaginaux chez de jeunes filles, puis même chez des bébés filles fit interdire le Diethyl-stilbestrol aux états unis en 1971, et en France, en 1997 seulement, prouvant l’efficacité de notre système.  Il a été remplacé par l’ethinylestradiol qui est plus puissant encore que le DES.

De plus, l’ethinylestradiol est utilisé dans les pilules contraceptive. Une étude récente, donne des résultats en contradiction avec le CRAT.qui se contente d’&affirmer qu’il n’y a aucune problème avec l’ethinylestradiol :

« Les données publiées chez des femmes exposées en cours de grossesse à l’éthinylestradiol sont très nombreuses et rassurantes. ».

 

Aucune enquête n’a été faite chez l’homme, personne n’ayant imaginé que cette hormone pouvait ne pas faire de fixation  sur le chromosome X ou Y.

 

Des études faites en France et aux Etats-Unis montrent que des troubles psychiatriques touchent des enfants (hommes ou femmes) imprégnés pare le DES.

Un programme de recherche PICRI, en région parisienne, dirigée par le Professeur Marie-Odile KREBS, cherche à obtenir des liens entre le DES et étudie l’origine neuro-développementale des psychoses.

Une association s’est fortement mobilisée sur cette recherche scientifique: HHORAGES via sa présidente Marie-Odile SOYER-GOBILLARD qui est chercheur émérite au CNRS.

Une étude moléculaire génétique et épigénétique a lieu actuellement sur des familles informatives : mère, aîné non exposé et cadets(es) exposés(es) aux hormones de synthèse.

Ces problèmes somatiques et psychiatriques à l’exposition in utero des hormones de synthèse et du DES sont un grave problème de santé publique puisque ces effets sont transmissibles aux générations suivantes, comme cela a déjà été prouvé sur 3 générations.

Les effets du BPA (bisphénol A) sont déjà connus pour troubles cognitifs et hyperactivité.

Le BPA et le DES ont été synthétisés tous deux en 1938. L’un fut choisi comme migrant du plastique, cela aurait pu aussi bien être le DES.

Concrètement, cela peut fournir des explications sur certains transsexuels où la chimie crée ce « besoins » pour l’homme de se transformer en femme, l’autisme, des psychoses, des suicides, et ceci aussi bien pour les garçons que pour les filles.

 

Des analyses génétiques et épigénétiques ont permis de montrer récemment (2015, France, RIVOLLIER)  que l’exposition prénatale au DES est associée à des modifications de méthylation spécifiques sur l’ADN du fœtus en lien avec le neurodéveloppement.

RIVOLLIER : Etude de fratries exposées au DES ; Thèse de doctorat d’état en Médecine. Université Paris Descartes.  

 

Pour aller plus loin

 

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