Ce qui peut sauver les bêtes et les plantes

Voilà ce qui peut sauver les bêtes et les plantes... le peuple réuni... par amour pour un oiseau, pour un arbre, un ruisseau ... réuni tout simplement ... nombreux... rien d'autre. Je n'y étais pas mais j'en suis sûr... au moment du lâcher l'attention était haute, le silence était tel... qu'on aurait pu entendre tomber une plume s'écraser sur le sol !

 

 

 

Pour un grand duc qui à nouveau s’envole !

C’était le 15 février dernier en fin de journée à Oppède (84), « Entre 250 et 300 personnes, venues parfois de loin, avec parmi elles de nombreux enfants…  » dit l’article qui couvre l’évènement. Le grand duc avait été percuté par une voiture. Il a été soigné par le centre de sauvegarde de la faune sauvage de la LPO dans le Vaucluse.

 

 

Célébration

Ce sont les parents qui ont amené les enfants ou bien est-ce que ce sont les enfants qui ont pris leurs parents par la main pour voir ça ? Comme on les emmènerait à une célébration. Là ce ne sont pas des drapeaux, là ce n’est pas le Saint-Sacrement, là ce n’est pas la coupe du foot… c’est une boite de carton avec dedans l’oiseau guéri, l’oiseau à nouveau apte à voler de ses propres ailes, libre.

Écouter son cœur

Laissons parler notre cœur, écoutons les enfants quand ils nous disent qu’ils aiment les animaux, qu’ils ne veulent pas manger de lapin ou des bébés animaux parce qu’ils sont « trop mignons », ou qu’ils veulent devenir végétariens. Emmenons les enfants au bois et laissons-leur du temps pour qu’ils s’emparent de tous les bâtons qu’ils veulent, fassent leur cabane, grimpent aux arbres, taillent un bout de bois, jouent à la bouillasse…

Expérience de nature

C’est là beaucoup mieux que nulle part ailleurs qu’ils fondent leur être au monde. C’est là qu’ils créent des liens indéfectibles avec les bêtes et les plantes. C’est là qu’ils se rendront compte que la nature n’est pas du tout à l’extérieur d’eux-mêmes mais qu’ils sont bel et bien « de » la nature. C’est là qu’ils sentiront ce qu’est le concept d’interdépendance, le tout premier principe de l’écologie. Et cela en eux, jamais ne s’effacera. Ils auront eu leur part d’expériences de nature et jamais n’en auront assez.

Des bonheurs qui nous sauvent

Il y a des moments forts comme le lâcher d’un oiseau guéri, il y a dans nos paysages quotidiens des arbres auquel nous tenons et qu’on va voir, il y a des petits coins de rivière qui sont devenus précieux pour des familles, on y pique-nique, il y a la floraison des premières tulipes sauvages dans un endroit secret que nous avons plaisir à partager avec nos proches… Vivre ces moments, vivre ces lieux, communier avec ces êtres dont parfois nous nous sentons si proches c’est la meilleure garantie pour leur conservation et la notre. Partageons ces bonheurs, ils nous sauvent.

Photos : LPO

 

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