Pourquoi le terrorisme ?

Voici un court extrait du magnifique livre de Howard Zinn retraçant l’histoire populaire (et donc non officielle) des Etats-Unis[1] (p770).

« Trois ans avant les terribles évènements du 11 septembre 2001, un ancien lieutenant-colonel de l’aviation américaine, Robert Bowman, qui avait mené cent une missions de combat au Vietnam avant de devenir évêque de l’Eglise catholique américaine, déclarait dans The National Catholic Reporter, à propos des attentats à la bombe contre les ambassades américaines de Tanzanie et du Kenya : « Nous ne sommes pas haïs parce que nous pratiquons la démocratie, aimons la liberté ou défendons les droits de l’homme. Nous sommes détestés parce que notre gouvernement refuse tout cela aux pays du tiers-monde dont les ressources naturelles sont convoitées par nos multinationales. Cette haine que nous avons semée est revenue nous hanter sous la forme du terrorisme. [...] Au lieu d’envoyer nos fils et nos filles à travers le monde pour tuer des Arabes afin que nous puissions nous emparer du pétrole qui dort sous les sables de leurs déserts, nous devrions les y envoyer pour les aider à reconstruire leurs infrastructures, leur fournir de l’eau potable et nourrir leurs enfants affamés. […] En bref, nous devrions faire le bien au lieu du mal. Qui voudrait nous en empêcher ? Qui pourrait nous haïr pour cela ? Qui voudrait nous bombarder ? C’est cette vérité-là que le peuple américain devrait entendre. »

[…] Le principe démocratique, énoncé dans le texte même de la Déclaration d’indépendance, affirmait que le gouvernement est subordonné au peuple qui l’a institué. Ainsi l’avenir de la démocratie repose-t-il sur le peuple et sur l’émergence de sa prise de conscience des moyens les plus appropriés de s’accorder avec le reste de la communauté humaine partout à travers le monde. »

Aujourd’hui nous sommes le 6 janvier 2016, en France …

 Voir aussi : http://a-qui-profite-la-crise.fr/WordPress3/


[1] Howard Zinn, Une histoire populaire des Etats-Unis, De 1492 à nos jours, Editions Agone.

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