De quoi France Insoumise fut-elle le nom ? flashback

Certains "intellectuels" de gauche comme Mme Pinçon​-Charlot sont en train de se réveiller... Mais à quel moment ceux-ci de gauche ont pu croire qu'un mouvement qui se nomme "France" et "Insoumise" (soit qui fait appel au patriotisme et au populisme dans sa nomination même) ne puisse dériver autrement qu'en un mouvement fanatique, avec un leader en devenant le total autocrate ?

Je cite un article d'aujourd'hui dans Médiapart : "Ainsi la sociologue Monique Pinçon-Charlot qui s’exprime dans un entretien au site Le Comptoir : « Si Mélenchon avait joué le jeu de la dynamique du Front de gauche et accepté qu’on l’ouvre à d’autres forces, au lieu de créer la France insoumise, faisant cavalier seul, nous aurions été présents au second tour. Je regrette beaucoup ce qui s’est passé et j’appréhende le second tour. »"

 

 

 

Mais à quel moment ceux-ci de gauche ont pu croire qu'un mouvement qui se nomme "France" et "Insoumise" (soit qui fait appel au patriotisme et au populisme dans sa nomination même) ne puisse dériver autrement qu'en un mouvement fanatique, avec un leader devenant un total autocrate ? Et ce d'autant plus que tout indique depuis plusieurs années maintenant qu'il s'agit de la dérive même de Melenchon ; soit que celui-ci "s'est perdu dans les sables" pour paraphraser la déclaration de Taubira qui date du début de cette année.

 

 

 

Alors aujourd'hui, la vague (qui est un film allemand à voir absolument et qui ne parle que de cela) reflue.

 

 

 

Mais il y'a plus d'un mois, pour exprimer mon grand scepticisme (c'est un euphémisme) sur mon mur facebook, je me suis fais tomber dessus par plein de gens qui sont venus à moitié me pourrir (et Sfar a été vraiment le symbole de cette apparition d'une goulagosphère) ; tout comme d'autres ont envoyé des mails à tout leurs contacts, ou remplacé leur photo de profil par un simple "phi". Perso, est-ce que je vais aller sur les murs des autres pour leurs dires, et devant leurs potes qu'ils sont ridicules (ok, je cite le cas le plus extrême) ? Sur Médiapart, de la même façon, je ne parle même pas des insultes que j'ai subi et que d'autres qui n'étaient également pas pour FI se sont vus infliger à longueur de temps. Cela est allé jusqu'à ce que je lise, commentaire destiné à un autre et venant d'un pro FI : "le 23 avril, vous feriez-mieux d'aller à la pêche... et de vous noyer" . Suite à mes condamnations répétées et avant que Mediapart dé-publie ce com (que j'avais alerté), un seul militant fi avait condamné ce propos sur le forum (et cela a été faiblement liké, soit tout autant que le commentaire de l'internaute FI en question qui souhaitait la mort a un inconnu). Les autres ont fait semblant de regarder ailleurs, il m'a été dit de façon pudibonde par un autre "qu'il ne fallait en pas en faire toute une histoire" ; après tout se taire était servir les intérêts de la cause insoumise, qu'importe les voeux de mort adressés à un inconnu depuis un forum internet, comme celui de Médiapart. Quelques jours après cet internaute se reballadait à nouveau sur les forums de Mediapart.

 

 

 

Mais quelle est la cause à defendre et surtout au regard de quelle forme employée ? Pour ma part, je me suis fais censuré et lyncher (au sens virtuel, le lynchage était souvent le fait des "petits blancs" sur les autres communautés plus deheritées) sur le forum pour avoir dit que le symbole phi pris comme un fétiche me faisait penser à une croix gammée. Mon commentaire a été supprimé par la rédaction de Médiapart suite aux alertes de multiples Insoumis. Alors, j'ai détaillé ma pensée, une à deux semaines après, soit le 30 avril, dans un (long) article qui détaille ce que j'ai voulu dire : "De quoi France Insoumise fut-elle le nom"?

 

 

 

Et donc depuis qu'elle est donc cette décrue, pour revenir à la vague (et le film) qui s’opère depuis 3 semaines maintenant ?? Mélenchon perd 17 points de popularité en 1 mois selon un sondage, et je predis que cela va même s'accentuer maintenant que les "intellectuels" se mettent à parler, à analyser..

 

 

 

Alors je ne blâme personne, car beaucoup croyaient au programme. Ceci dit le programme en politique n'est jamais appliqué, tel quel, c'est un fait. Tout comme dans d'autres domaines qui traitent de l'humain (et là, c'est 65 millions d'humains) car un programme c'est prévoir le futur qui dans ce sens est de toute façon inconcevable sous une forme rigide et scientifique (cf anthropologie du projet, boutinet). C'est dommage qu'il y'ait des dogmes de pensée qui empêche la lecture Boutinet pour les affiliés du structuralisme des intellectuels de gauche, post marxistes.

 

 

 

Alors, je me permet à minima d'écrire cela sur mon mur pour revenir sur ces dernières semaines, et sur cette agitation (que j'ai un peu mis en scène, il est vrai). La suite de ce texte est publié sur mon blog Mediapart dans un nouvel article "De quoi FI fut-elle le nom ? flashback", car oui au-delà de la mise en scène, les réactions, tout ce phénomène m'a vraiment gonflé (Sfar employait le mot "saoulé" lui), énervé assurément. Et que sans faire de procès à quiconque, il semble important de le dire, de l'écrire, d'autant plus que la vague (le film) ne commence selon moi qu'à peine à refluer. L'analyse viendra, et la gauche aujourd'hui va assurément devenir un petit tas de cendres pour les prochaines années.

 

 

Donc, pour revenir à l'article initial du 30 avril et qui emploi le passé dans le titre "De quoi FI fut le nom ?", c'est bien car ce mouvement depuis sa constitution m'a toujours fait penser qu'il allait se crasher ; avec ce fanatisme de Melenchon associé à une organisation interne non démocratique. C'est à dire d'un mouvement qui se compose d'un chef, puis des militants qui se doivent adhérer à la cause du chef comme seul objet, et ce sans avoir aucune autre reconnaissance juridique (et je cite là l'objet même de France Insoumise). C'est donc celà, qui marié avec ce que j'avais détaillé dans mon article initial du 30 avril ; soit en résumé rapide la nomination et l'utilisation du symbole-amuelette "phi" comme philosophie ; qu'il ne pouvait un tel mouvement, que d'hystériser ses sympathisants, devenant par là militants agresseurs pour vouloir imposer aux autres la "vérité", le dogme, le programme. J'attends toujours par exemple quelle mesure autre le Revenu Universel aurait permi de venir autant en aide aux plus déshérités (le terme est voulu) du côté du programme l'Avenir en commun (que par une odieuse provocation de ma part, j'aime résumé de fait l'Avenir en comm'un) ? J'attends, mais bien sur, étant donné la forme du mouvement FI, j'ai compris rapidement qu'il n'y avait pas de discussions à avoir à ce sujet. Il n'y avait que des arguments pour tacler l'autre, soit c'est alors un autre jeu, étriper l'autre ; quel puissant opium pour le peuple en comm'un ; les forums deviennent des arênes... Mediapart et League of Légend fusionné grâce à Discord..

 

Et le résultat de cette vague Fi, mouvement, que j'ai qualifié d'un mouvement de "petits-blancs (pour sa vision monolitique de la socièté) et qui reflue (ou se refoule, c'est à dire qui a permis de se défouler un temps qu'importe l'avenir... ? refoule au sens analytique et social cf Freud L'avenir d'une illusion) semble bel et bien se confirmer.. Passé les législatives, les sondages actuels indiquent qu'il ne restera que des cendres de la gauche, après ce grand feu incandescent et fascinant de FI (le phi cachait une flamme..) ; moins de 10% des députés seront de gauche, une projection de moins de 10 députés FI et PC (qui se sont séparés depuis le sondage de début mai..) et environ d'une 30aine de députés PS...

Ceci dit au lendemain des législatives, le film allemand La vague "Die Welle" restera certainement la meilleure chose à regarder pour comprendre ce phénomène (et ce certainement car les allemands ont su et savent toujours aujourd'hui analyser un peu plus que nous les conséquences facheuses du nationalisme ). Dans ce sens, il existe également le très bon film allemand : Das Experiment ; et cocorico (et cynisme) le très bon documentaire "La Zone Extreme" parodie d'un jeu télé qui se base sur l'expérience de Milgram (dont voici le lien) Ce dernier documentaire est fascinant, c'est le cas de le dire, mais pourrait faire réagir violement les "belles âmes".

 

Voilà qui est écrit, alors j'en reviens à ce que j'expliquai dans l'article "original" (une pensée est en mouvement ceci dit) ; c'est à dire que philosophiquement pour ma part j'estime que la forme (les moyens) prévalent toujours sur le fond (le programme), en politique comme ailleurs : "la fin ne justifie jamais les moyens". Ce sont les types de moyens employés qui définiront de fait le point d'arrivée. Or c'est quoi un leader qui apparait sous la forme d'un hologramme, sinon le culte de la personnalité ?

Ou peu amener ce phénomène du culte de la personnalité ?

Une idée dans ce sens suite aux dérives que j'ai mentionné sur FI ; l'analyse de la corrélation des résultats de Le Pen au regard de ceux de Mélenchon sur l'île de La Réunion à la présidentielle 2017 qui me semble particulièrement éloquente :

- Le Pen faisait 10% au 1er tour des présidentielles 2012 sur l'île, et le FN a été toujours historiquement très faible (moins de 2,5% aux régionales de 2015)

- En 2017, elle est seconde avec 20% au 1er tour quand Mélenchon est arrivé premier avec 29% (l'île a toujours beaucoup voté à gauche et communiste). Et au second tour elle se retrouve à 40% contre Macron, soit 7 points de plus que la moyenne nationale.

Comment ne pas essayer de le prendre par ce bout là ? C'est à dire par le fait que le populisme nationaliste de FI, son score, l'imbroglio du ni-ni entre les deux tours, n'a servi qu'à libérer le vote FN sur cette île qui se voit loin des zones du pouvoir métropolitain pour une élection chauvine et nationale ?

Comment vivre sur un île multicommunautaire au lendemain d'un vote ou 4 personnes sur 10 ont voté pour un parti xénophobe ? Quel impact celà va t-il avoir ?


Bref, en résumé le propos de l'article de Médiapart d'aujourd'hui qui dézingue (tel un couvreur) Melenchon et finit par la citation de Poinsot Chapuis, ne fait que revenir à ce qui était mon hypothèse du 30 avril : il ne restera que des cendres de la gauche après l'incandescence que fut ce mouvement France Insoumise.

 Or à côté de celà, des intellectuels comme Lordon ont une responsabilité énorme, d'autant plus lui qui s'est voulu incarner un "phare" du mouvement libre et auto géré de Nuit Debout. Frédéric Lordon qui parle à la veille du premier tour sur son blog du Monde Diplo (je caricature à peine, car le style de Lordon arrive à mélanger l'ampoulé et l'ordurier) : "du système qui se réveille contre Melenchon, candidat de l'anti-système" ne fait que reprendre à son insu (à priori) les concepts de l'extreme-droite. Et Lordon dans l'article suivant de l'entre-deux tours n’appellera jamais à voter contre Le Pen, mais parlera au contraire de "prise d'otages"... Quelle gloire pour l'ancien phare...

 

Or il est évident que Melenchon qui se voyait être le boeuf, n'a été in fine que le dindon (mégalo) de la farce. Il a été invité sur les plateaux télé jusqu'au mois de mars pour roucouler, les articles de presse se sont fait élogieux. Tout flatteur vit aux depens de celui qui l'écoute.., et réciproquement. Sauf qui dépend de qui ? Ne peut-il existe un manège à 3, 4.. ? Un jeux d'acteurs ou d'agents comme en parle les sociologues ? Car n'est pas là, ce qui renvoit aux systèmes (le seul système social au sens singulier se nomme le champ social), ou alors ces intellectuels là n'ont vraiment rien compris à ces théories de Bachelard, Morin ; et pas plus qu'a la lecture de Bourdieu et du concept d'habitus (des interêts de classe plus ou moins inconscients de chacun).

Qui dépend de qui ? Dans un manège à combien d'acteurs ? L'oxygène manque dans les hautes sphères intellectuelles française de gauche, semblet-il. Ou alors Lordon n'est tout simplement pas capable (comme d'autres, mais lui à une grande responsabilité du fait de l'aura qu'il est allé chercher dans Nuit Debout) d'analyser ses propres habitus de classe.. Ceci dit, tout va bien pour lui : it's all right, business continue.. .Le buzz a fonctionné, l'animal "insoumis" qui était en grand nombre a été caréssé dans le sens du poil. Et peut être même que d'ici quelques mois (si cet animal de Melenchon ne devient pas la risée autrefois admiré) un prochain ouvrage sera bientôt dans les bacs ? Frédéric Lordon fait partie du système, comme vous et moi, il en vit même de fait en étant devenue un de ses chroniqueurs.

 

Car dans ce jeu à multiples acteurs du corbeau,du renard, du dindon... c'est Macron qui a gagné sur toute la ligne. Et tout laisse à penser que lui et son équipe de campagne avait choisi d'épargner Melenchon, pour lui permettre de faire descendre Hamon. Alors que ce dernier de son côté a subi les départs "bien rythmés et de façon cadencés" de la gauche caviar, qui les uns après les autres ont laché le navire pour aller vers Macron (Delanoé, Le Driant, Valls,...).

Que tout celà fusse orchestrée par certains, le plus grand nombre, et après tout,bien sur pourquoi pas, c'est le jeu (ma pauvre lucette). Donc quoi de plus simple que de faire glapir Melenchon sous les projecteurs, pour par la suite, à quelques deux semaines du scrutin, et au moment de son ascension, balancer les Scuds (le terme est choisi) qui nous permettront de voir faire vaciller l'ascension​ du candidat JLM pour qu'il reste à son zenith, soit 18, 19% et une place de 4eme au soir du premier tour. Ce n'est pas forcément conscient ; en appelle même à la notion d'habitus qui s'articule avec des théories des agents et acteurs en sociologie. Car rien de plus simple que de zigouiller un dindon qui glapit et boite déjà de partout (de part ses déclarations foireuses qui trainent et qu'il suffira de rappeler le moment venu). Celà s'apprend dans une ferme peut être bien plus que dans une université.

Surtout si le dindon sous la pression est ensuite le premier à se tirer une multitude de balles dans les pattes. Le dindon est colère ; Lafontaine, le paysan, et certainement quelques analystes le savent...

 

Rien de plus simple que de taper et de façon plus ou moins consciente car tout celà est jeu d'acteurs (Crozier et Friedberg) structurés par leurs habitus (Bourdieu).

Rien de plus simple, également dans ce sens, d'archi diaboliser le populisme de Le Pen au plus haut dans les sondages depuis plusieurs mois, pour épargner France Insoumise. Ce qui ainsi a permis de faire basculer une partie de l'éléctorat FN vers la FI durant la campagne. Ce que tout démontre après l'analyse des résultats au 1er tour, vu que Corbieres était fier lui-même à ce moment là d'aller sur les antennes radio pour dire qu'ils avaient aider à faire baisser le FN dans de nombreux quartiers.

Sauf que mazette, Corbières, c'est bien beau de dire celà, c'est là à peu de choses près la même stratégie de Sarkozy en 2007 au premier tour. Sauf que Sarko avait été élu au final et pas vous ; c'est quand même Le Pen qui a finit seconde. Et pour Macron, en terminant premier, tout cela ressemblait fortement scénario idéal.

Car rien de plus simple, pour finir la tirade, il s'agit d'en prendre un pour ensuite taper sur l'autre. La manoeuvre est simple, d'autant plus pour tout centriste, qui a tout interêt stratégiquement à laisser le plus de place aux deux partis extremes et populistes​. Prendre un dindon pour taper sur quel autre animal de la basse cour..

En tout cas, ce qui est sur c'est que la farce aura un goût amer pour la démocratie ; mais après tout, cela a permis de se faire un nom passer un temps. Chacun est acteur d'un système, et à avant tout chose un homme politique ou un intellectuel qui dit ne pas s'en réclamer.

 

Et qui s'interesse aux hommes politiques, et connais un temps soi peu le personnage de Melenchon, a suivi ses derniers écrits, ..,  bref, qui de celui-là pouvait penser une seule seconde que c'était lui la personne idéale, celui qui allait surement structurer le nouveau mouvement politique de la gauche un lendemain de premier tour ?

Il avait déjà bien montré son populisme, sa démagogie, son absolu narcissisme ; de nombreux anciens collaborateurs ne le cachent pas autour de lui. Qui a voulu se voiler la face devant une telle farce, là encore, et pour quelles raisons ?

Bref, au final la figure première de la gauche est aujourd'hui celle d'un beau dindon qui boîte. Et de celà évidemment les cadres du PCF qui connaissent bien le personnage hors du virtuel n'en ont jamais vraiment douté..

Pourtant même si ceux-si avaient refusé de le soutenir en octobre, il se sont fait rattrapés à rebrousse poils par leurs bases qui a une faible majorité a préféré l'inverse. Pourquoi n'ont-ils pas essayé de plus convaincre ? Le bénéfice du doute certes.

A l'automne,  pour ma part, je ne m'étais pas encore fait personnellement la réflexion sur cette nomination de France Insoumise, ni d'essayé d'en analyser les enjeux à l'œuvre. L'épisode de l'hologramme de février était par contre tellement révélateur...

Mais beaucoup de questions restent sous-jacentes, pourquoi Hollande comme un boulet a fait trainé jusqu'au 1er décembre son renoncement à la présidentielle ? Qui au PS a fixé un choix aussi tardif, fin janvier 2017, soit moins de 3 mois, pour faire élire par les primaires le futur candidat socialiste ?

La basse-cour politique est tout une monde..

Le PCF n'aurait-il pas pu lacher Melenchon à ce moment là et rejoindre Hamon ? Ce dernier le souhaitait-il vraiment ? Etait-ce vraiment réalisable ?

Bref la gauche, enfin sa basse cour va se réduire d'ici quelques semaines à un petit tas de cendre, même pas 10 % de députés à l'AN sont prévus d'après un sondage. ,

Et Melenchon, homme politique le plus populaire du mois dernier à 53% d'intentions favorables, vient de perdre 17 points en un seul mois, et tout indique que ce mouvement de contre balancier va se poursuivre.

A trop se prendre pour une lumière, on finit par se cramer, c'est la logique en politique ; et Valls montre le chemin de croix qui se prépare de tout évidence à être celui de Melenchon, qui sera rebaptisé peut être un chemin de phi ?

Car si Mme Pinçon Charlot a eu la dignité de revenir après coup sur son erreur de soutenir Melenchon, nul doute que dans les semaines qui viennent le vent qui tourne (si violement ces temps-ci ) emportera les plus fortes convictions de nombreux autres intellectuels qui ont soutenu le dindon et sa farce électorale (au profit d'un Macron qui n'aura plus qu'à se dire : À Table).

C'est une idée de bon sens, mais c'est de celà également dont se pare le savoir paysan et populaire, interpreter les signes actuels pour comprendre l'évolution du temps à venir.

 

Alors faire chuter Melenchon pour garder quelque chose de cette dynamique du 23 avril (donc certainement en allant vers le PCF qui regroupe une grande partie des intellectuels) semble peut être la seule façon de sauver quelques meubles pour reconstruire un avenir à gauche. Mais aussi et surtout pour s'extraire fissa de cette forme nationalo-populiste de FI dont son leader, qui toute vision de dindonboiteux qu'il a, ne sait plus distinguer aujourd'hui le centre de l'extreme-droite de la basse cour politique ; car les dérives xénophobes risquent de vite apparaître d'un tel mouvement.

Il pourrait y'avait des liens entre le PCF avec le PS Hamon, EELV ; l'alliage a pris en 97 de la sorte (et le PS était alors traversé par ce courant social libéral à la Strauss-Khan, qu'est devenu En Marche). Mais rien de pire comme le dit le proverbe populaire que d'aller trop vite en besogne. Les champs sociaux comme les systèmes demandent du temps et de respecter le rythme des saisons.

Et puis après tout veulent-ils vraiment gouverner ?

Comprennent-ils vraiment les enjeux pour la gauche française et le malêtre d'un peuple qui est prêt à suivre le moindre feu de paille qui porte le nom populisme ?

Devons-nous les en blamer ces politiques de ne pas comprendre leurs citoyens ? L'erreur est humaine, comme il est de notre entière erreur de s'en remettre à eux.

Car je finis là avec la conclusion similaire d'un article qui date lui du 18 avril (FI et Nuit Debout, un an d'écart et un fossé idéologique..). C'est à dire avec la maxime qui donne son origine à Nuit Debout :  "les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux". Ce qui veut dire, que dans une démocratie, c'est bien le peuple, bref chacun, qui est coupable et responsable in fine de se laisser illlusionner, soit de se laisser éberluer, par la taille du tyran.

L'explication personnelle de ce désir d'illusion, de cette berlue, prend alors une tournure plus analytique. Quoi que bon nombre d'intellectuels dits "psychanalystes de salon" n'ont pas su trouver mieux là encore que d'appeller à soutenir France Insoumise en se nommant de leurs professions.

Comme quoi les coordonniers, si ils savent faire des chaussures, ne savent pas forcement se chausser au mieux en fonction des saisons.

 

 

Bien cordialement à chacun, merci pour votre lecture, et à bientôt.

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