Fermeture d'un service d'accueil des urgences dans la Drôme pendant le mois d'août !

Face à la pénurie médicale l'administration du Centre Hospitalier de Saint-Vallier dans le nord de la Drôme décide tout simplement de tirer le rideau du service d'accueil des urgences. Encore un évènement, quelles qu'en soient les hypothèses avancées, qui est le témoin de l'état de notre service public hospitalier.

Le Centre Hospitalier de Saint-Vallier dans le nord de la Drôme va durant ce mois d'août fermer le service d'accueil des urgences. La raison évoquée est le découragement des médecins remplaçants face au plafonnement de leur rémunération. Source : Sud Ouest, le 28 juillet 2018.

Mais quelles qu'en soient les hypothèses avancées, l'évènement reflète l'état du service public hospitalier.

En effet, la publication accidentelle du rapport "CAP 2022", dont les rédacteurs semblent accusés de collusion avec l'exécutif, conseille pour le service public la « rationalisation des moyens de fonctionnement » avec un objectif de « gains de performance du service rendu » (Source : Mediapart, le 30 juillet 2018). 

La politique actuelle de rentabilité, y compris en matière de Santé, a donc des conséquences directes sur les citoyens.

À ce propos, les Grandes Orientations de Politique Économique publiées chaque année par l'Union Européenne, imposent à la France (sur menaces de sanctions financières colossales) de redéfinir "la portée des pouvoirs publics". Traduction : cela revient à accentuer les privatisations et la destruction de notre système de santé et de nos services publics auxquels les Français sont pourtant majoritairement attachés.

La première étape si l'on souhaite atteindre cet objectif n'est-elle pas de détruire le service public en question ?

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