Psychiatrie : l'alarme de deux parlementaires sur la situation des soins en France

Deux parlementaires (dont une issu de la majorité présidentielle) viennent de remettre au gouvernement un rapport alarmant sur l'état des soins en psychiatrie en France (source : Médiapart). L'auteur apporte son analyse à cela.

Deux parlementaires (dont une issu de la majorité présidentielle) viennent de remettre au gouvernement un rapport alarmant sur l'état des soins en psychiatrie en France (source : Médiapart). Ces deux personnes sont Martine Wonner (LREM) et Caroline Fiat (France insoumise). 

Leur conclusion est claire : la "psychiatrie" est en crise.

L'article souligne le manque de moyens dont dispose les soignants. L'auteur se permet de préciser que si la stigmatisation existe bel et bien dans les soins en santé mentale, qui ne disposent pas de la même reconnaissance que les spécialités "nobles", elle n'existe pas en matière de budget de la santé où en France le rapport des dépenses en psychiatrie est l'un des plus équilibrés dans le monde.

La stigmatisation existe plutôt dans la politique en santé mentale.

Le service public venant en aide aux personnes les plus fragiles est de plus en plus dépourvu de moyens, au bénéfice des établissement privés. L'état de tension est tel qu'il est souvent impossible de proposer une hospitalisation aux personnes nécessitant une assistante immédiate ou rapide, lorsque leur état de santé ne leur permet pas de consentir aux soins. 

Quand au service privé, il développe naturellement les soins les plus rentables : l'hospitalisation. L'auteur précise que les structures privées ne reçoivent que quasi exclusivement des personnes aptes à consentir aux soins. Or dans cette situation, l'hospitalisation est souvent facultative. Les techniques les plus pointues actuellement de soin en santé mentale sont maintenant le plus souvent ambulatoires (en dehors des murs des cliniques).

L'auteur exhorte ainsi les décideurs, ainsi que les usagers à tout faire pour que les sommes faramineuses dépensées dans les établissement privés en psychiatrie en hospitalisation complète soient redistribués afin de développer les techniques les plus adaptées en soin ambulatoire, telle que la réhabilitation psychosociale par exemple.

Quand au service public, c'est évident, les moyens qui lui sont alloués sont très insuffisant. L'auteur témoigne qu'il a vu plusieurs fois la vie de plusieurs personnes en danger du fait de cette situation. Ce qui est inacceptable dans un pays tel que le notre dans lequel la solidarité est si importante.

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