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Billet de blog 3 août 2017

J'étais candidat à la présidence de l'AMF

J’étais candidat à la présidence de l'Autorité des marchés financiers (AMF). Je n'ai pas été élu ce qui est normal car il y avait des gens bien plus compétents que moi en lice, et qu’il aurait été imprudent, curieux (voire dangereux) que l’on me confie le destin de l’AMF.

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J’étais candidat à la présidence de l'Autorité des marchés financiers (AMF). Je n'ai pas été élu ce qui est normal car il y avait des gens bien plus compétents que moi en lice, et qu’il aurait été imprudent, curieux (voire dangereux) que l’on me confie le destin de l’AMF.  

Mais lors de son audition au Sénat, Robert Ophèle - dont les compétences pour diriger l’AMF sont unanimement reconnues  - a déclaré quelque chose qui m’a pour ainsi dire un peu « chiffonné ».  Il a dit que l’AMF a pour rôle de « soutenir l'industrie financière française et la place de Paris ». J’ai beau cherché sur le site de l’AMF- régulateur du secteur – je ne vois nulle part apparaître « soutenir l’industrie financière et la place de Paris » dans ses missions.  

Mon projet dont le titre était « moraliser (enfin) la finance (pour de bon) »  ne visait pas  à soutenir  l’industrie  (c’est le travail  de  la Fédération bancaire française, de l’AFIC, de l’AFG, etc.)  mais à « réguler » la finance, ce qui est la mission de l’AMF. En voici quelques éléments qui j’espère arriveront à mr Ophèle. 

De la rémunération

La prime de rémunération dont bénéficient certaines gens qui travaillent en haute finance depuis les années 1980 doit purement, simplement et formellement être rendue hors la loi.  A partir d’un certain niveau de rémunération le bonheur marginal et les dépenses utiles tendent à être nuls, voire négatifs (paroi nasale en or, verre de vin hors de prix, consommation d’escortes girl, virées shopping haute couture pour faire du sport, accumulation de voitures de luxe, soirées dévergondées dans les bars branchés où il y « spectacles et performances », etc.), et par le fait que de toute façon à partir d’un certain niveau de prospérité, on ne peut plus profiter de sa richesse supplémentaire. A quoi bon accumuler des millions ? (on mourra sans avoir le temps de les dépenser, on les laissera à nos enfants qui auront fait les bonnes écoles, les bons mariages, les bonnes rencontres, gagneront leur propres millions qu’ils n’auront pas le temps de dépenser).

On sait (avec certitude) que ce n’est pas le talent des financiers, ni leurs études, ni leurs heures de travail, ni leur utilité sociale qui justifient leur niveau de rémunération, mais le simple fait qu’ils brassent des masses d’argent sans commune mesure et qu’ils s’évertuent à rendre la finance particulièrement sophistiquée (sans que cela ne soit nécessaire). Pour lutter contre le fléau des hautes rémunérations dans la finance, je préconiserais 2 solutions simples :

La première c’est de mettre fin aux rémunérations variables (bonus, stock option) dans la finance. Les rémunérations variables des financiers sont un fléau qui pousse au crime ; c’est de l’essence donnée à des pyromanes. Si théoriquement les rémunérations variables sont une incitation pour aligner les intérêts des financiers salariés avec ceux de leurs employeurs (banques, fonds d’investissement, etc.), dans la réalité ce n’est qu’un instrument qui les incite à prendre des risques sans autre utilité que d’augmenter leur espérance de rémunérations. Il faut donc interdire les fameux bonus (pas les plafonner à un multiple du salaire fixe comme a décidé la commission européenne, non les interdire !). Mais comme je suis joueur, avant de supprimer leurs bonus et autres rémunérations variables pour des performances de court terme, je propose qu’on prenne les financiers, amateurs de risques, à leur propre jeu et de rendre leurs rémunérations… algébriques (et donc vraiment variables). La chose serait alors très drôle pour ceux qui feraient du fat finger, feraient perdre des millions en une opération à leur banque car avec une rémunération algébrique, ils casqueraient directement (ou seraient emprisonnés s’ils ne pouvaient pas payer leurs dettes de bonus). Je suis persuadé qu’avec un tel système, les financiers montreraient leur vrai visage - ils aiment le risque mais quand ce n’est pas eux qui le prennent.

La seconde serait de limiter la rémunération fixe. Dans mon esprit, 100.000 euros devraient être le maximum qu’un financier (analyste, patron de la banque, CFO, gérant de fonds ou que sais-je) devrait pouvoir gagner en une année ; au-delà, on tombe dans l’indécence (c’est subjectif, je le sais et l’assume). Sachant que le président l’AMF gagne environ 250.000 euros par an qu’un financier gagne au maximum environ la moitié me semble une norme tout à fait décente. Comment voulez-vous avoir des contrôleurs (superviseurs) de talent s’il suffit qu’ils passent du côté des contrôlés (les financiers) pour gagner beaucoup plus d’argent ? Une alternative pourrait être de dire que le salaire maximum d’un financier ne devrait pas dépasser un multiple (par exemple 8) du salaire minimum.

Des sanctions et de la justice

« J'vais mettre tous leurs noms sur ma liste noire, je crois

Entre un tigre et un chat, c'est pas qu'une histoire de poids »- Sofiane

Les institutions financières sont des pleureuses. La Fédération bancaire française ne rate jamais une occasion de rappeler que le secteur financier français était un très grand contributeur au budget de l’Etat. Il n’y a pas une année sans que la FBF ne redise que le secteur financier français paye28% de l’ensemble des impôts sur le revenu des entreprises et 6 % de l’ensemble des cotisations sociales à la charge des employeurs, alors que le secteur n’emploie que 4% de la main-d’oeuvre. Il est évident que cela est avant tout une preuve supplémentaire que les gens du secteur financier sont trop payés (saviez-vous que les travailleurs du secteur financier constituent 19% des 1% des salariés les mieux rémunérés ?), mais passons…. Mais en plus de ce genre de pleurnicheries sur le mode du « on paye trop d’impôts et de cotisations » le secteur financier au niveau mondial a trouvé depuis la crise - qu’elle a causée - deux nouvelles marottes : celle selon laquelle on l’asphyxie de règlementation en tout genre avec les règles de Bâle III, les obligations de transparence… et surtout celle comme quoi on est en train de le tondre en l’infligeant des sanctions en veux-tu en voilà. Sur les histoires du LIBOR, du FOREX, des transactions avec CUBA ou l’Iran, la commercialisation de produits subprime douteux, les principales banques ont été épinglées, et cela continue pour d’autres manquements récurrents. Parce que ces gens n’ont honte de rien, ils ne ratent jamais une occasion de dire qu’ils se sentent harcelés en plus d’être mal aimés (pauvres chous !). BCG a d’ailleurs commis un rapport pour appuyer leurs propos en mettant en lumière que depuis 2009 le secteur bancaire a payé plus de 300 milliards d’euros de pénalités (je rajoute pour des exactions de toutes sortes).

Mais les institutions financières finissent toujours par faire payer les pénalités qui leur sont infligées par « le contribuable » sous forme de hausse des frais bancaires, de hausse des taux de crédits, de hausse des commissions, ou par inventivité comptable qui permet d’avoir des ristournes fiscales. Pourtant sanctionner une banque n’a aucun intérêt en plus de n’avoir aucun sens. Une banque est une personne morale, sanctionner la Banque X ou la Banque Y c’est leur dire de ne pas récidiver et de modifier leur culture d’entreprise, ce qui revient à  tirer l’oreille du taureau alors qu’il faudrait en réalité lui arracher les parties intimes. Ce ne sont pas les banques qui trichent avec le LIBOR ou qui vendent des crédits structurés aux collectivités locales, non ce sont des individus : Pierre, Paul, Jacques, Marie, Andy, Andrew, etc. Quand les banques font des conneries (et elles en font avec une régulière constance), ce n’est pas les banques que l’on doit « punir », ce n’est pas aux banques que l’on doit infliger des amendes, non ce qu’il faut c’est mettre en prison les responsables des conneries faites par la banque ; et cela va du stagiaire qui voit une opportunité de marché et suggère un produit exotique (c’est marrant qu’exotique et toxique utilise les mêmes lettres non ?), au PDG, en passant par le directeur de division; car tout ce beau petit monde est animé par la même chose, et la même envie, s’assurer un bonus en fin d’année pour partir faire le tour du monde et acheter des choses inutiles qui leur sont indispensables afin de faire valoir leur « statut ».

 De la spéculation

« It’s a simple answer, not an easy one » - Ronald Reagan

Cela va peut-être vous sembler farfelu que je parle d’interdire la spéculation sachant que la spéculation est présentée (durant les études en finance) comme pouvant être stabilisante, capable d’abaisser les coûts de transaction, à même de permettre de corriger les imperfections de marché, etc. ; c’est à croire que la spéculation peut transformer l’eau en vin comme si c’était Jésus ! Et puis d’ailleurs si ça se trouve vous vous dites qu’il est impossible de définir la spéculation ou qu’il n’est pas possible de l’interdire. FAUX.  Ma proposition est en réalité simple : il suffit de retourner à la définition et aux conditions d’interdiction qui prévalaient en France, en Suisse ou en Belgique jusqu'à la fin du 19eme siècle (voir les écrits de Paul Jorion à ce sujet). Jusque 1890, il était ainsi interdit de spéculer financièrement dans ces pays. Il suffit donc de remettre en vigueur un équivalent de l’article 421 du code pénal français dans sa version d’avant 28 mars 1885 et qui disait que « les paris qui auraient été faits sur la hausse ou la baisse des effets publics (fonds d’Etat, bons du Trésor, actions, obligations, titres émis par les villes, les établissements publics et les sociétés anonymes) seront punis des peines portées par l'article 419 ». 

Une fois le principe de l’interdiction décidé, il faudra bien entendu mettre en place les moyens techniques de faire vivre cette interdiction mais là-dessus rien d’impossible. Il suffit de combattre les instruments (financiers et humains) de la spéculation; je veux dire par là qu’il faudra

  1. Interdire purement et simplement les produits dérivés et structurés qui ne sont pas des instruments financiers qui financent quoique ce soit, ni des produits utilisés pour gérer des risques, mais juste des partenaires de casino. D’ailleurs toute personne qui fait semblant de comprendre quelque chose à ces instruments ne vit pas dans le monde réel car c’est de l’art abstrait. Les options, swap, future, certificats tracker, ETF synthétiques et autres joyeuseries du genre ne sont pas autres choses pour l’économie réelle que de l’onanisme à grands bras dans une partouse géante où ne sont présents le plus souvent que des financiers entre eux (seulement 7% des transactions de produits dérivés sont conclues entre une entreprise non financière et une entreprise financière). Tout ceci ne peut pas être qualifié d’investissement car ce n’est que du capital financier et pas du tout du capital productif.
  2. Se calmer sur l’innovation financière: Très honnêtement, depuis les années 1970 quand a été inventé le distributeur automatique de billets, la seule invention financière un peu utile et dont on aurait tort de se passer ce sont les transactions par internet pour les particuliers qui ont pris le relai des transactions par téléphone. L’innovation en général (pensez au nombre de papiers toilette qui existe) et l’innovation en finance en particulier offrent très souvent des trucs inutiles. Il faut donc obliger les institutions financières à demander une autorisation avant de lancer quelqu’innovation financière que ce soit afin de s’assurer qu’il est possible d’évaluer le risque associé à l’innovation, qu’il n’est pas un instrument de spéculation, ou qu’il ne soit pas inutile (n’existe-t-il pas déjà autre chose qui permette de faire pareil? A-t-on besoin de bitcoin ?). L’idée est donc de sortir de cette fausse bonne idée qui affirme que tout nouvel instrument financier est bon en soi car il complète le marché.
  3. Cesser la distinction entre shadowbanking et banques car le shadowbanking n’est pas parallèle au système bancaire dans la mesure où il lui est relié dans une relation incestueuse qui rappelle les heures les plus sombres des familles royales européennes où des cousins épousaient des cousines. Le shadowbanking fait tout ce que fait une banque (crédit, transformation d’échéance, investissements en tout genre, etc.) en plus de se reposer sur des lignes de crédits bancaires, la moindre des choses serait donc de les réguler comme des banques avec ratio de fonds propres, encadrement de leur levier, licence, et tout le tutti quanti à la bancaire (dit plus simplement leur appliquer les critères de Bâle).
  4. Assermenter les financiers : même si les financiers se prennent pour des êtres à part avec une intelligence vive compte tenu de leur espérance de gains et leurs chaussures/tailleurs de marques, ils sont des fonctionnaires qui s’ignorent exerçant dans un secteur règlementé et qui bénéficient de garanties publiques (garantie des dépôts, socialisation des pertes, bail-out public, soit un ensemble de garanties qui s’apparente à de la dépense publique, et qui fait donc des banques des entreprises publiques qui s’ignorent). Il faut donc sortir de l’hypocrisie qui consiste à laisser une grande liberté aux financiers tout en donnant l’impression de vouloir sévèrement règlementer les activités financières. Cela commence donc par créer un ordre des financiers, donner des assermentations aux financiers, et leur confier une mission d’intérêt public (comme cela peut exister pour un professeur de lycée privé sous convention étatique qui est tenu de suivre le programme de l’éducation nationale). L’avantage de la chose à l’aune de spéculation et de l’amélioration de la finance c’est qu’un financier assermenté sera tenu de poursuivre une mission d’intérêt général et pourra être radié (en gros perdre à jamais son assermentation et être mis en prison) s’il a pris un risque incompatible avec l’intérêt général ou tenté de créer un produit non nécessaire à l’intérêt général en espérant un bonus.

 Du risque de réputation

 « Qu’est-ce qui fait tourner la planète ?

Le sexe, les biftons, le pouvoir et les business pas nets » - Ärsenik

Ce sont des êtres « humains » qui font la finance et c’est une chance formidable pour la régulation financière. Un être humain est animé par des pulsions de vie et de mort, de là en découlent des envies, des fantasmes, de l’héroïsme, des erreurs, du virtuose, du grandiose, du vice, de la vertu et tralala. Nul humain n’est bon ou mauvais, nous avons en nous toutes les inclinations des plus basses aux plus nobles. La chose c’est que souvent nous sommes refreinés dans nos penchants vicieux, amoraux, illégaux par la raison religieuse, par la famille, par nos limites physiques, par le manque de moyens matériels ou tout simplement par la bonne vieille et salutaire ignorance (ah bon on peut mélanger vodka et Kamagra pour former le Vodkamagra ?).

Mais Il s’avère que les gens en finance sont grégaires et gagnent très bien leur vie, double mélange qui constitue le terreau fertile au grand n’importe quoi. Comme tout individu appartenant à un groupe qu’il soit familial, religieux, sportif ou amoureux, les financiers se singent tous histoire de faire vivre la dynamique de groupe et de s’y intégrer pleinement. Deuxio, grâce à l’argent qu’ils gagnent, ils peuvent s’offrir toute sorte de sensation forte et borderline et se laisser aller à vivre à fond et sans retenue, ce qui fait qu’ils s’adonnent au vil, et c’est un point sur lequel la régulation financière doit lourdement s’appuyer. Réguler la finance ne peut donc se permettre d’ignorer la réalité du penchant des financiers (il suffit de lire les écrits du Professeur britannique David Nuttou ou de Jacques Attali sur la prise de cocaïne dans les milieux financiers, ou de voir ce qui se dit et est connu sur la clientèle des escortes de luxe pour se faire une idée précise de la chose).

Les autorités de régulation doivent donc s’appuyer sur les services de renseignement et faire, ce qui a marché contre les mafias, les black Panther, les communistes aux USA à savoir de la bonne vieille infiltration et de l’espionnage.  Imaginez la chose ! sans que personne ne le sache il y aurait dans chaque institution financière, un petit groupe d’ingénieurs, d’analystes, de traders, d’informaticiens, qui seraient en réalité des espions travaillant comme agent double et qui prendraient des photos, des enregistrements, constitueraient des dossiers sur les actes illégaux, mais aussi les actes immoraux (la régulation financière si elle veut être sérieuse ne doit pas avoir de scrupules de gazelles) de leurs collègues à l’extérieur de la banque dans leur sortie de groupe et dans leur vantardise (car les financiers hommes sont des gros vantards qui aiment raconter combien ils passent leur temps à faire du sale et non pas des beaux-arts et que souvent quand il descendent chercher une baguette ils remontent chez eux en devant fermer leur braguette , et pour les filles en finance c’est pas différent « Avec ce genre de sommes même les pucelles se transformaient en hyènes, la haute finance n’abrite que des bêtes féroces comme Alien »). Le but de tout ceci serait simple, avoir des dossiers sur les financiers du stagiaire au responsable de salle de marché en passant par le CFO pour qui se mettre de la neige dans le nez en été n’est qu’un simple fait divers et pouvoir les faire chanter, les obliger à démissionner, à témoigner contre leur anciens employeurs sur les pratiques douteuses, et montrer au grand public combien c’est un secteur à scandale et à vie dissolue histoire que la pression populaire et morale contre la finance soit aussi forte que le souffle d’une lionne.

L’AMF que je souhaite n’est donc pas une AMF qui se soucie du développement de la place mais vise à la réguler en l’incitant à « bien faire » et en utilisant tous les moyens, y compris ceux du renseignement.

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mon dossier à l'AMF

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