La décadence est passée en mode opératoire.
Aux abris petits, les lourds par-dessus bord.
Une histoire extraordinaire dès alors en épreuve.
Depuis mille six cent trente quatre années déjà, l’évolution d’un sors.
Surannée, démodée, repue de sottises,
La terre expire ; notre mer explose,
Fichu le bon vieux temps !
Quel est donc ce mal, malin bien réel ?
Les mythes et les soupçons ne lui font plus confiance.
Si supérieure, impériale, sa majesté avive
Un enfer qui respire l’air des plus ardentes chimères.
Des olives déchiqueteuses tirées du puits d’un drone,
Une eau fondamentale que l’on rationne en sac,
Avant hier déjà, Art au fond du cosmos,
Ainsi les synonymes des idées idéales.
La décadence est passée en mode opératoire.
Le terrible sacre de la pataphysique.
Des épaves uniques déguisent et assassinent,
Les festins rivages de nos raisons modernes.
Des marchés supers exhibent nos futures mines,
Acculent et nous condamnent à séduire cette fringale.
Foutaise épatante, mimétisme final,
L’inutilité de toutes tes chevaleries.
Un mannequin vieillard, geignard, grabataire,
Un mandarin commère et la descente qui s’accélère.
Des humains toc-toc, frangins suicidaires,
Majuscules imbéciles abouliques et stériles.
Déchéance ! Outrage !
Chamboulons-nous cette vie, inauguration du club ;
On hante toutes nos cartes quoi que l’on en décide.
La décadence est passée en mode chirurgical.
Un volcan, un colosse, un titan.
Si seulement les rails abolissaient leurs blindes.
Une tombola pipée, on envahit Mars.
Au succès des saltimbanques et de l’homme en or.
Ils scelleront nos aurores.
Petits et vieux cons que l’on est.
Billet de blog 6 mars 2017
Décadence
Chant
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