Bas les masques !

Masque ou pas masque, voici la question.

Des masques, de toute façon, il n’y en a pas.

Bauer avait publié, fin février déjà, dans Le Progrès de Lyon, une caricature intitulé « Coronavirus en France : Est-on bien préparé. » On y voyait quatre personnage à parité parfaite, affublés, qui d’un masque de carnaval, qui d’un de scaphandrier, et la réponse était : « Niveau masques… c’est moyen. »

La situation a bien changé depuis. En pire. Des soignants d’hôpitaux déclarent aux journalistes qu’ils doivent porter parfois pendant 12 heures le même masque, efficace, comme nous le savons, pendant seulement 3. La plupart des médecins de ville et autres soignants hors hôpital n’en ont toujours pas, ou trop peu.

Et on répète en boucle que la priorité est celle de protéger « les plus fragiles ». J’en fais partie. Plus de 70 ans bien sonnés, bronchite chronique et hypertension. Il est dit aussi par la même occasion que les vieux, et les vieilles, bien entendu, surtout ceux et celles qui, comme moi, toussent et reniflent, devraient porter un masque quand ils et elles font leurs courses ou parlent à leurs voisins de maison de retraite.

Au cas où, un jour, les pharmacies en auront.

Mais il faudra quand même une ordonnance du médecin.

J’ai testé « le dispositif ». Disciplinée, j’ai commencé par essayer de joindre ma généraliste, une jeune et brave docteure en médecine, travaillant à temps plein au Centre Médical et Dentaire de la MGEN, à Paris. Injoignable par téléphone, par mail et, bien entendu sans téléconsultation. Je me suis alors rabattue sur son patron, en même temps ma mutuelle autant que mon assurance maladie. Je vous épargne les détails d’un long parcours pas souvent drôle, à la fin duquel et en derniers recours, j’ai eu la réponse à ma question « que faire ? ».

Je vous le donne en mille, la réponse fut : Appelez le 15 ! Sans commentaire.

Le point positif, il y en a toujours un, c’est que les économies sur le montant des pensions de retraite seront fabuleuses.

Maintenant, une question pour vous :

Si elles ne servent à rien, comme dit le gouvernement, pourquoi voit-on partout dans le monde et même un peu dans les rues de Paris des humains avec des masques médicales ?

Bonne santé à toutes et à tous, qu’ils et elles toussent ou pas !

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