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Billet de blog 17 janv. 2022

Prolétaires de France, unissons-nous !

La gauche désunie sera toujours punie.

Roxana Eminescu
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Même pas peur. Les prolétaires, ce n’est pas Marx qui les a inventés. Dans l’Antiquité romaine, le mot désignait le « citoyen de la dernière des six classes du peuple, sans droit et sans propriété, et qui était exclu de la plupart des charges politiques ». Il était synonyme d’indigent, pauvre et peuple, selon notre Proudhon national, et venait du verbe latin prolecto, faire jaillir, provoquer, séduire, tout un programme. (Cf. le Centre de Recherches Textuelles et Lexicales, accessible sur internet.)

Et si on laissait les partis et leurs membres aspirant à des fonctions plus – mais pas moins – importantes dans l’appareil à se démerder ou à s’emmerder réciproquement ?

Et si on faisait notre « primaire » ici, pour arriver à mettre dans les urnes le même bulletin de gauche ?

Nous sommes bien plus nombreux, les non-adhérents. Nombreux et déterminés à vouer aux gémonies :

– les extrémistes de tout bord ;

– la droite pure et dure de Pécresse, qui, elle, avait mené, en dame-de-fer, la « réforme » de l’enseignement supérieur en amputant d’un tiers le nombre d’heures de cours et de travaux dirigés et en forçant nos jeunes adultes studieux à travailler, d’abord gratis, puis payés au lance-pierre par les néolibéraux de service ;

– et, évidemment, le monarque banquier ni-ni, qui, du temps où il était ministre, avait rendu inutile un tas de diplômes, comme celle d’opticien, de coiffeur, de pédicure, etc., pour permettre des économies substantielles sur les salaires payés par les patrons.

Sept candidats, ce n’est pas la mer à boire. Mais c’est trop, dites « trois » !

Si on laisse de côté Nathalie Arthaud et Fabien Roussel, des gentils que nous aimons bien mais pas assez, et – alors que nous sommes toutes et tous écolos dans l’âme – le Yannick Jadot aussi (vu le mal qu’il ne se donne pas pour nous convaincre de quoi que ce soit), de sept, il n’en reste plus que trois.

J’avais déjà donné ici la raison de ma peur de Mélenchon président.

Pour ce qui est d’Anne Hidalgo, sa folie des grandeurs et le panier percé de son administration m’ont vite faite déchanter, après avoir voté pour elle la première fois. Si besoin d’exemples concrets, je reste à disposition.

Je voterai donc Taubira.

Intelligente et cultivée comme Mélenchon, mais avec la loi Taubira sur l'esclavage comme crime contre l'humanité et celle sur le mariage pour tous à son actif (vous ne pouvez pas être homophobes, n’est-ce pas ?) le petit bout de femme colorée l’emporte haut la main.

P.S. Flaubert dans sa Correspondance : Tout le rêve de la démocratie est d'élever le prolétaire au niveau de bêtise du bourgeois. Le rêve est en partie accompli. Il lit les mêmes journaux et a les mêmes passions.

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