Les poumons de la Terre

La petite bestiole qui monte, qui monte, nomina odiosa que je n’écrirai pas, pour conjurer le sort, nous tient ce discours :

- Depuis quelque temps, pour vivre et me développer, je ne peux plus compter sur les chauves-souris.

Heureusement,  à force de travailler dur sur elles et autre pangolins, je peux maintenant me rassasier chez vous, les humains. Je me contenterais, semble-t-il, de 70 à 80% d’entre vous, dont seulement 3% ne s’en tireront pas sans tirer leur révérence. La moitié des restants restera avec plus ou moins de séquelles. (Ceux qui seront encore là feront les comptes.)

Mais ça ira, ça ira.

Vous me comprendrez, vous ne m’en voudrez pas, nous sommes pareils, je suis optimiste.Pour vous gaver, vous et vos comptes bancaires, vous avez besoins de forêts, poumons de votre logis, comme moi des vôtres. La situation est comparable. Et non pas seulement en taux et pourcentages.

Que le dernier d’entre nous qui s’en va éteigne la lumière !

Bibliographie indispensable :

Paul Jorion, Le dernier qui s’en va éteint la lumière. Essai sur l’extinction de l’humanité, Fayard, 2016.

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