Le jour où j'ai rencontré Enrico

Enrico Macias est un artiste reconnu en France. Enfin pour les plus de 30 ans, en majorité. Moi, je le connaissais surtout pour La vérité si je mens 2. Et pourtant, j'ai assisté à un de ses concerts à l'Olympia.

Il faisait froid à Paris, ce 7 janvier 2017. La devanture de l'Olympia scintille, comme chaque soir de concert, et annonce la sonorité du jour : Enrico Macias. Enrico, c'est un sacré personnage. Personnellement, je n'ai pas été élevée dans ses chansons. Pour être toute à fait honnête, j'ai entendu pour la première fois une de ses chansons en premier au Liban, le même soir où j'ai échangé mon premier baiser avec mon compagnon. Comme quoi, c'était vraiment une première ! Et forcément, je suis tombée sur un grand fan d'Enrico Macias. Et comme l'amour est aveugle, je l'ai accompagné, deux ans et demi plus tard, au concert de l'artiste. 

Alors je m'attendais à voir beaucoup de Franco-Libanais et de juifs de France. Au final, peu de représentants du Liban, mais un public assez large. Des jeunes, des plus vieux, des familles... et des guests (notamment Jean-Pierre Elkabbach, le Premier ministre Bernard Cazeneuve et le Grand Rabbin de France, Haïm Korsia) ! C'est le seul concert où j'ai vu autant de familles réunies : les tantes, des grands-parents, les parents avec leurs enfants, les amis... Tous à s'appeler du balcon au reste de la salle, à faire des allers-retours, à s'embrasser par la suite, à s'inviter à dîner après le concert. Ambiance intime à l'Olympia, bonsoir ! 

Voyage autour de la Méditerranée

Et puis Enrico est arrivé ! Je connaissais très peu de ses chansons - même si je reconnais très facilement "le mendiant de l'amour" ! Mais c'était drôle et touchant à la fois. Un peu comme une immersion dans une fête de famille. Le vieux chanteur dirige ses musiciens, échange avec eux, peut quelques fois oublier des paroles, mais reste chaleureux et amusant avec son public. Il en a d'ailleurs profité pour se faire plaisir. Son petit-fils est monté sur scène avec lui. Une manière un peu d'assurer sa relève. En tout cas, même pour une personne étrangère à sa musique, Enrico Macias arrive à faire entrer n'importe qui dans son monde. 

Une mention spéciale pour la deuxième partie du concert, plus centrée sur la musique arabo-andalouse. Au final, on voyage ! Je me suis sentie en immersion au sein de la communauté juive de France, tout en aillant des flashs des chaudes soirées d'été, pendant les french nights du Caprice, à la sortie de Beyrouth, puis en Andalousie et en Algérie. Au final, c'est ça la magie de la musique. 

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