MENSONGE ET MANIPULATION: AMBASSADEUR J. SWINNEN REFUSE D’ACCEPTER LE RWANDA NOUVEAU

MENSONGE ET MANIPULATION : l’ambassadeur Johan Swinnen refuse d’accepter le Rwanda nouveau et ne veut comprendre le changement irreversible de ce pays

MENSONGE ET MANIPULATION

L’AMBASSADEUR JOHAN SWINNEN REFUSE D’ACCEPTER LE RWANDA NOUVEAU ET NE VEUT COMPRENDRE LE CHANGEMENT IRREVERSIBLE DE CE PAYS

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Yohan Swinnen, ambassadeur de Belgique au Rwanda de 1990 à 1994

Comme un simple observateur de la situation au Rwanda, il est surprenant de lire la dernière « carte blanche » sur ce pays, publiée dans le Vif par Yohan Swinnen, ancien ambassadeur de Belgique au Rwanda (1990-1994), et intitulée étrangement « Bruxelles-Kigali: une crise qui doit ouvrir des perspectives ».

Dans ses diverses affirmations sur le Rwanda, fausses pour la plupart, et tendancieuses pour d’autres.  Swinnen fait penser à son collègue anglais du 17ème siècle, Henri Wotton, qui a dit que :  « Un ambassadeur est un honnête homme envoyé à l'étranger pour mentir et intriguer au profit de son pays ». C’est le cas de l’ambassadeur Swinnen, quand il s’agit du Rwanda. Heureusement que ce soit le contraire pour le cas du nouveau Rwanda car il est fortement recommandé aux ambassadeurs de défendre la vérité, et de dire que la vérité, rien que la vérité. Ainsi le Rwanda et le monde se porteront mieux.

Dans cette « carte blanche », plusieurs contre-vérités sont abondantes dans le texte de Swinnen ; mais aussi il les reprend dans plusieurs autres de ses écrits, ses discours et ses interviews. On ne peut s’empêcher de faire des mises au point car ces mensonges permanents nuisent à la réputation du Rwanda et de l’Afrique et surtout elles perpétuent le néocolonialisme et le paternalisme qui l’accompagne.

« Le Rwanda est trop important, certainement pour la Belgique » - Swinnen

Etonnement, l'ancien ambassadeur belge Johan Swinnen, commence son texte en affirmant que «  le Rwanda est trop important, certainement pour la Belgique, pour donner lieu à une relation maladivement convulsive, estime-t-il. Ni l'arrogance ni l'indulgence n'ont leur place dans cette relation. »

L’arrogance dont il parle est que le Rwanda désormais n’est plus le valet qui suit le diktat de l’ancien maître. Malheureusement pour Swinnen, le Rwanda qu’il a connu et qu’il décrit n’existe plus. Le Rwanda, enfin, a reconquit son indépendance millénaire depuis juillet 1994 après avoir chassé du pouvoir des régimes néocolonialistes  et génocidaires. Le Rwanda, comme la Belgique, fait actuellement parti des concerts des Nations, dans lequel il joue des rôles importants et positifs et surtout exemplaires dans divers domaines, notamment celui de la paix dans le monde.

Quant au pays que Swinnnen dit, qui souffre de « relation maladivement convulsive » il faudrait qu’il oriente ailleurs son diagnostique, car le Rwanda actuel est un pays décomplexé, occupé  à la réunification de son peuple et à la reconstruction de son économie.

« La condamnation du Belge rwandais Paul Rusesabagina par la justice rwandaise » - Swinnen

« Dans sa carte blanche », Swinnen affirme ceci : « Il est approprié pour deux pays qui entretiennent de bonnes relations, de discuter à un niveau politique élevé dans le cas où une divergence d'opinion menace de mettre en péril la sérénité des relations. La réaction de notre vice-premier ministre au verdict est le prolongement logique des préoccupations exprimées par la diplomatie belge depuis l'arrestation controversée - par enlèvement - de notre compatriote Rusesabagina, et tout au long du procès. Les droits de la défense n'ont pas été garantis. Le condamné n'a pas bénéficié d'un procès équitable ».

Pour le cas de Rusesabagina, on peut demander à Swinnen, la question, à savoir : qui trompe qui ?

Rusesabagina, un belgo-rwandais, qui a préparé et mis en exécution des crimes contre le Rwanda et contre la population rwandaise, sans aucune inquiétude,  à partir de Bruxelles, capitale de la Belgique et de l’Europe. Pourtant selon les dires de Swinnen, la Belgique est un pays ami du Rwanda, et c’est ce que nous pensions aussi.

Rusesabagina à Bruxelles dans une de ses mobilisations criminelles contre le Rwanda

 

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Les préparatifs de déstabilisation du Rwanda par Rusesabagina, se sont déroulés en plein milieu du centre de Bruxelles, elles étaient publiques car les réunions l’étaient et les déclarations sont enregistrées sur les medias sociaux.

On peut oser demander à Swinnen, qu’auraient étaient les réactions du gouvernement belge si de telles préparatifs criminels étaient  montés à Kigali contre la Belgique ?  

Dans ce cas précis et à mon humble avis, la Belgique est aussi fautive de complicité, et elle aurait due être condamnée par la Justice rwandaise en même temps que Rusesabagina. Elle aurait due aussi être incluse parmi ceux qui doivent payer les indemnisations aux victimes des actes du terrorisme montés par Rusesabagina et ses hommes, sous l’œil bienveillant ou négligeant, pour ne pas dire complice de la part de la Belgique.

La Justice belge (commission rogatoire) a assisté la Justice rwandaise à récupérer les éléments compromettants dans le domicile de Rusesabagina en Belgique, et qui ont servis de preuves pour la condamnation de  Rusesabagina et certainement. Il est clair que la justice belge a gardé les copies de ces preuves. Si la Belgique ne s’est pas donnée la peine d’arrêter ce citoyen récemment naturalisé,  il était du droit et du devoir du Rwanda de le faire. Rusesabagina, rwandais, belge ou pas, a commis des crimes préparés en Belgique et commis sur le sol du Rwanda, contre ce pays et sa population, la justice rwandaise a tous les droits et l’obligation de lui demander les comptes. Il en était de même de la part de la Belgique, pays ami, pays de résidence du présume criminel, et où les crimes ont été commis en premier lieu. L’ami du Rwanda a failli à son devoir et ses responsabilités, d’une part et la Belgique met en danger ses propres citoyens et protégeant des criminels sur son sol, d’autre part. 

Si la Belgique voulait donner le meilleur service au belge Rusesabagina, il l’aurait empêché de nuire, car elle était au courant de ses projets. Ne l’ayant pas fait, la justice rwandaise a fait ce qu’il fallait faire pour la protection du pays et de son peuple. Les protestions actuelles sont hypocrites, fausses et cherchent à couvrir les complicités inavouées. 

Malheureusement l’histoire nous a enseigné que ce n’est pas la première fois que la Belgique laisse tomber le Rwanda dans des situations dramatiques, pires que les crimes de Rusesasabagina. On l’a vu en 1994, lors du départ du contingent des casques bleus qui était l’épine dorsale de corps de la paix. Ce départ était le signal aux génocidaires de continuer leur sale besogne. Ensuite, elle a  accueilli les génocidaires, elle protège les enfants des génocidaires qui se battent pour la réhabilitation de leurs parents qui cherchent encore à se faire une virginité.

Il est important de rappeler à Swinnen que les gouvernements qui ont préparé et exécuté du nettoyage ethnique et qui ont fait des massacres dès 1959, et qui ont parlé déjà du genocide contre les Tutsi en 1963, ces gouvernements ont été formés et soutenus par la Belgique et cela jusqu’au génocide contre les Tutsi de 1994. Ces gouvernants ont toujours bénéficiés de l’appui financier, politique et diplomatique de la Belgique. L’ambassadeur Swinnen en sait quelque chose. 

Quant à Rusesabagina qui s’est retrouvé au Rwanda malgré lui, aucune force physique ni morale n’a été exercée sur sa personne. Et le Rwanda n’est pas le premier pays du monde qui récupère ces genres de criminels qui sont sous protection illégale d’un pays tiers. Il était avant tout du devoir de la Belgique de l’arrêter. Elle ne l’a pas fait, le Rwanda a fait ce qu’il devait faire. 

Concernant son jugement, le tribunal avait suivi les règles de l’art de la justice. Le jugement était dans la langue maternelle du présumé criminel, et il était traduit dans les langues que les diplomates et des journalistes qui l’ont couvert pouvaient comprendre. Pour sa défense, Rusesabagina avait le choix entre 1500 avocats des six pays membres de la EAC.  Quant aux avocats internationaux qu’il réclamait, Swinnen, sa famille, ses avocats belges, le gouvernement belge, tous savent les règles du jeu, qui n’ont pas été établies par le Rwanda, mais pour raison de mensonge et manipulation, tout le monde feint l’ignorer et continue plutôt de marteler des fausses informations.  

C’est intellectuellement malhonnête d’accuser le Rwanda injustement et de chercher à politiser les crimes comme moyen de défense et d’en faire le cas des droits de l’homme. On peut demander à Swinnen et au ministre des Affaires étrangères de son pays pourquoi ils ne font aucune allusion aux co-accusés de Rusesabagina ? Et à propos des victimes des attentats commis par les hommes de Rusesabagina, n’ont-ils pas les droits de l’homme ? Seuls les hommes sous votre protections en  beneficient !

Le Rwanda est certainement loin de cette logique, et il est difficile de suivre les leçons de celui qui les transgresse à volonté.

 « Le Rwanda est une fille trop maquillée » - Swinnen

Monsieur Swinnen pour votre information le Rwanda a un président qui n’aime pas la médiocrité, et ce n’est pas cet homme d’action qui va dévaloriser ses chefs-d’œuvre par un maquillage trompeur.  En regardant le nouveau Rwanda, vous avez l’impression de voir le mirage. Et pourtant, après avoir connu un génocide le plus cruel, qui a détruit les hommes et l’économie, le Rwanda comme le phœnix, a réussi à renaitre de ses cendres, à l’étonnement et à l’admiration du monde entier.

Kigali des années septante, sans ambition, sans aucune perspective.
La visibilité de l'efficacité de l'aide.

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Swinnen, regarde le Rwanda actuel, dans le prisme de l’esprit néocolonial,  Il prend comme mirage l’épanouissement du peuple rwandais et son esprit créateur, l’essor de son économie, ainsi que la métamorphose du pays qu’il a connu sous l’assistance belge dont celle-ci ne visait que de faire survivre le pays, jamais du développement durable.

Ce n’est pas un mirage ! C'est une vision. Kigali by night sans maquillage !

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Monsieur Swinnen, maintenant il y a du developpement, de la croissance. Mais par tradition, vous prenez tous ces changements comme des mirages, comme vous le dite vous-même, le Rwanda est une « fille trop maquillée ». Et pourtant beaucoup des pays sont venus à Kigali pour étudier le cas rwandais, une réalité palpable, observable, reproductible. 

Grâce a une indépendance réelle du pays, grâce à une participation volontaire, réfléchie et grâce à l’esprit créatif de la population, ce que la Belgique et ses valets néocolonialistes n’ont pas pu faire pendant un siècle, le leadership rwandais, avec la participation des citoyens responsables et engagés, l’ont fait en moins de trente ans tout en dépassant de loin les prévisions. Chaque coin du pays a changé pour le meilleur.  Regardez Kigali, Musanze, Huye, et autres villes du pays, comment elles se sont développées. Surtout admirez les retombées positives sur les collines et les villages qui aux alentours. Tout le Rwanda est un chantier.

Kigali Conference Centre, il attire des grandes conférence du monde entier
Il fallait une vision d'un leadership qui y pense.

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Monsieur Swinnen, dans ce pays de Mille Collines, avec ses pluies torrentielles, le maquillage ne tiendrait pas longtemps. Parmi les pays du monde, le Rwanda occupe des meilleures positions selon différentes évaluations comparatives dans divers domaines tels que la croissance économique, la santé, l’éducation, la bonne gouvernance, le développement humain, les numériques,  etc,.

Depuis que le Rwanda et son peuple se sont libérés,  grâce à un leadership compétent, engagé et déterminé le pays a pris son essor et seul le ciel reste la limite.

« Dialoguer et se libérer des représentations politiquement correctes » - Swinnen

Ambassadeur Swinnen parle de dialoguer et de se libérer des représentations politiquement correctes, mais en même temps il est le premier à critiquer ceux qui n’ont pas la même vision que lui sur le Rwanda actuel. La fameuse « relation maladivement convulsive » lui voile les yeux et l’empêche de voir la réalité du Rwanda et des Rwandais.

La fameuse « relation maladivement convulsive » lui empêche de voir le tort que la Belgique a fait au  Rwanda en laissant Rusesabagina préparer tranquillement les actes déstabilisateurs. Comment peut-elle avoir confiance  à l’homme qui trahit sa Mère-patrie de toute sa génération, que fera-t-il, à l’occasion d’un pays qu’il adopte par accommodation ? On peut se demander qu’elles étaient les intentions de notre chère ancienne tutelle en laissant faire des crimes contre le Rwanda sur son sol !

Entre 1990 et 1994, Swinnen était certainement au courant des différents massacres et des mini génocides qui se sont déroulés à différents endroits du Rwanda. Qu’a-t-il fait pendant toute cette période  pour dénoncer cette barbarie ?

Premiers massacres en 1960 (Butare) organisés par Logiest pour faire fuir les Tutsi.
Ces méthodes prioritaires de gouvernance ont culminées vers le génocide qui a  exterminé l’équivalent des habitants de Bruxelles et ses environs. Massacres, massacres, massacres ! Aucune vision du développement durable.

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On peut se demander où était Swinnen en 1994, quand le gouvernement génocidaire se formait chez son collègue à l’ambassade de France à Kigali. Le dialogue ne doit pas être seulement du Nord au Sud, mais l’expérience nous a prouvé qu’entre les pays du Nord, apôtre de la démocratie et des droits de l’homme, il y a encore un chemin à faire pour dialoguer et faire l’autocritique.

La Belgique a une grande responsabilité pour tout ce qui s’est passé entre 1959 et 1994 notamment les massacres, les discriminations, l’apartheid ainsi que le nettoyage ethnique qui ont marqués cette période. Pourquoi le dialogue n’était-il pas possible à ce moment.  Swinnen, ferait mieux de lire les livres du Gouverneur Harroy et du Colonel Logiest le maître d’œuvre de la révolution assistée qu’il a léguée au Rwanda avec toutes les conséquences que nous connaissons actuellement.

Monsieur Swinnen, la sous-tutelle belge et sa politique, qui a conduit le Rwanda au génocide contre les Tutsi, et un désastre humanitaire au Rwanda et dans la région qui a laissé une marque indélébile dans tout vrai homme qui a le « ubumuntu » en lui.

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Depuis toujours, le Rwanda est responsable de lui-même, comme tout autre pays libre et indépendant, les catastrophes ne surviennent dans un pays que quand il y a des occupations intrusives externes, l’histoire de la Belgique nous l’apprend aussi, et l’histoire du Rwanda nous le confirme sans détour.

Les rwandais font confiance à leur leadership et au gouvernement pour le rétablissement d’un Rwanda uni et prospère. Entre temps que « Imana » nous protège contre ceux qui souffrent de la « relation maladivement convulsive ».

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