Le consul voulait s'affermir sur le roc avec sa baraka, il se trouve assis sur du sable avec son bac de pacotille.
On acclame toujours les iconoclastes tant qu’ils ne s'en prennent qu’aux fétiches des autres. On les traite de fous et les jettent aux orties quand ils s'en prennent aux nôtres.
C'est l'histoire d’unnanar avec comme personnage principal un primo détenteur de parcelle de pouvoir adepte de l'usage sot de la politique. Nommé à un poste imposant par l'éclat de son titre, consul général, il veut remplir l’univers de la représentation sénégalaise à Paris par son nom. Hélas, il n'a pas les tripes qu’il faut, ceux d’un soldat. Alors il a choisi d’être un mouchard agissant sous le complexe d’infériorité. Suite à un simple différend administratif avec un de ses concitoyens, il s'attache les services d’un vieux agent du renseignement français, aux frais des contribuables du Sénégal et de ceux de la France. Se dessine, par la suite, sa manière de procéder: l'usage de la force et la délation .Hélas pour son orgueil, il a buté sur un homme élevé avec la liberté et qui compte succomber avec.
Si ce consul pouvait attribuer des mots à ses années de fonction, il devrait écrire : « je voulais m’affermir sur le roc avec ma baraka, je me trouve assis sur le sable avec mon bac de pacotille.”
Amis contribuables du Cantal, citant le philosophe Alain , je vous dis, avec gravité: « Ouvrez-les yeux, c’est un monde d’erreurs qui entre.» Amis Contribuables du Cantal, avez-vous changé au point de financer avec vos impôts une abominable manoeuvre privée d'intimidation de ce consul? Votre beau paysage n'a pas changé. Celui-là auprès duquel, j'avais trouvé la réponse à cette question existentielle : quelle est la valeur ajoutée d’une larme dans l’atténuation de la douleur d’une rage de dent ? En face d’une forêt de sapins Douglas et de Sépias avec en arrière-plan le couloir d’échos de la cime réverbérant du massif du Sancy, au beau milieu des persistantes fourragères, des rosiers épineux et des ronces envahissantes, j'étais assis sur une terrasse jouant le prolongement du chalet de Mme J encastré dans des cailloux moyenâgeux, faisant partie des trois lotissements habitables du village Les Roches, tout récemment détaché de Jallandrieux, un hameau d’une poignée de fermes avec deux à trois maisons de vacance. Je m’étais assis là, qualifiant, sporadiquement, d’insolente cette nature recouverte d’un tissu verdoyant dont la solidité tient à la diversité des fils de couture de son paysage : forêt, petite montagne,moyenne montagne, lopins,champs, prés,vallées… L’insolence, c’est le luxe d’être couvert d’habits ne laissant entrevoir qu’une fine membrane. Pensais-je! Une nature nue c’est comme une personne nue ; elle ne peut pas être insolente parce qu’elle ne cache rien. Donc pas belle ! Ce paysage force la tentation du saut de la foi. Alors Amis Contribuables du Cantal, faites comme ce paysage; ne changez pas et gardez les yeux dans vos poches car un mystérieux consul d’un pays africain rôde à côté.
Pour cerner ce consul,voici une citation de La Boétie dans, Discours sur la servitude volontaire: « Avant de commettre leurs crimes, même les plus révoltants, ils les font toujours précéder de quelques jolis discours sur le bien général, l'ordre public et le soulagement des malheureux.»
Pour cerner l'intervention de l’agent du renseignement français, je cite Noam Chomsky dans un livre d’entretiens, Comprendre le pouvoir: « les systèmes de pouvoir comptent sur des spécialistes en gestion de doctrine, à qui il revient de montrer que ce que font les forts est noble et juste, et que si les faibles souffrent, c’est leur faute. Il s’agit d’une tendance qui fait honte à l’histoire intellectuelle et qui remonte à ses plus anciennes origines. »
Laisserons-nous l'autoritarisme d’un adepte de l’usage sot du pouvoir politique se greffer à nos sociétés libres issues d’âpres combats ?
A partir de faits avec comme point de départ les attentats contre Charlie, vous comprendrez comment le consul du Sénégal à Paris gaspille vos impôts en s'attachant, cyniquement, les services d'un agent du renseignement français dans un seul but : l’intimidation à des fins personnelles.
Une des conséquences : je me suis réfugié devant le consulat du Sénégal à Paris.Si je dois me faire encore “ neutraliser” autant que cela se fasse devant le lugubre lieu où tout a été ficelé, astucieusement.
Ne soyez pas tenter de parier sur une manifestation d'existence de mon égo et de penser que tout cela serait bien timide et le public s’il en était informé, ne serait guère tenté que d’en rire.Tenez, plutôt, pour vrai ceci: le consul a un compte de victimes ( parmi ses compatriotes) à faire pour assurer sa tranquillité. J'en fais partie. Je suis son Nègre de Paname! Ça tombe bien: je suis noir-foncé! Limite,bleu! (Je n’écrirais pas ces lignes s’il ne s’agissait que d'une situation de blocage de mon passeport sénégalais. Je ne suis pas un esprit attaché aux documents d’état civil : extrait de naissance, pièce d'identité, passeport...J’ai une vision du monde qui ignore le tracé des frontières et les datations des coïts de naissances...)
Je m’appelle Samone NDIAYE.
Ma décennie de naissance coïncide avec la période Afrique-Kalachnikov-à-l'épaule reposant sur les deux présomptueuses théories suivantes :
- l’hétérogénéité ethnique conduit inévitablement à la guerre en Afrique.
- les théories de la transition tendant à réduire les inégalités à de simples décalages chronologiques dans un mouvement universel orienté vers le progrès et une sorte de stade ultime de l’humanité qui n’est rien d’autre que la situation économique,sociale et culturelle présente dans les pays occidentaux.
Je carbure, lucidement et modestement, avec deux boussoles majeures. :
- Vivre, c’est apprendre à mourir l’esprit tranquille
- Quand c’est important ce n’est jamais pour le pognon.
Les faits dans un contexte d'attentats
Tout commence le matin du 7 janvier 2015, jour des attentats contre Charlie.La veille comme à l’accoutumé (toute saison,toute température, toute occasion) Paris s’étalait,coquettement, sur une serviette rose larguée, lascivement, sur la Seine coiffée aux frais de tous les jouisseurs du monde.
Ce jour du 7 janvier 2015, rien de tout cela. Paris n’est plus un oppidum. Il vient de s’y produire un carnage d’hiver perpétré, méthodiquement, par des terroristes dans les locaux récréatifs et instructifs de Charlie hebdo. Et la police me cherche. Coïncidence? Je perds la tête et ne sais plus. Des stries morbides couvrent, sauvagement, les rues de Paris. La capitale est devenue une mantille rougeâtre sous laquelle mes pieds martèlent, fébrilement, des pavés jonchés de WTF (What The Fuck) indélébiles. La police est une institution très sérieuse. D’ailleurs, il n'y a pas d’État fort sans une police forte. Donc il n’y a rien d’anodin quand un de ses membres me convoque dans un contexte d’attentats terroristes.
Le regard amer de la dodue gardienne de mon immeuble me déstabilise. Mais pas autant que la nouvelle de la mort de Tignous. Tignous est mort, donc c’est vrai. Serais-je lié à la mort de Tignous, un ami du compagnon d’une pote? (Des mois plus tard, lors des attentats de novembre de la même année, je reçois un appel d’un ami m’informant de la mort de Romain Didier, un PUP-Pote Urbain Parisien- dont le désir de vivre portait la légendaire clameur d'allégresse de la rue Princesse dans le quartier de Saint Germain des Prés. Repose en paix Romain! Devrais-je me préparer à recevoir, systématiquement ,à chaque attentat à Paris un appel m’annonçant la mort d’un PUP ou un coup de fil de la police?)
J’annule une journée de tournage dans le cadre de mon long-métrage intitulé Ubuntu Comme Mandela: l'histoire d’un garçon de neuf ans chasseur de mots qui ne figurent pas dans les dictionnaires de langue française et qu'il trouve agréables à entendre. Il a un mur sur lequel il place ces mots. Un jour, il découvre le mot Ubuntu et décide de le placer. Mais il est confronté à un manque de place. Le mur est plein. Pourtant le garçon tient à placer Ubuntu.Pour votre information: Ubuntu est une philosophie de vie qui a inspiré Mandela et signifie : Faire humanité ensemble. L’idée de base était de faire quelque chose sur Nelson Mandela sans le déjà-vu. C’est dans cette logique que son personnage y est en animation.
Craintif, je sors de chez moi, bras ballants, en me dirigeant vers un café bondé, muet et inodore sur le clairsemé boulevard Malesherbes dans le haut du dix-septième arrondissement. Des gens y sont massés, les corps châtiés, les visages vides et les mains planquées dans des poches se transformant en couverture de survie. Prudemment collés-serrés au comptoir-enregistreur, tous ont les yeux rivés sur une télévision distillant de la pure angoisse urbaine. Au sous- sol, je me suis regardé devant la glace et me suis convaincu : “je n’ai pas la gueule de l’emploi. Je ne suis pas un terroriste”.
J’entre, avec une respiration harassante, dans le confessionnal parc Monceau, le traverse pour sortir par l’opulente porte donnant sur la hautaine rue de Courcelles, la prolongeant jusqu’au croisement du pompeux boulevard Haussmann; je longe celui-ci et plus loin je retrouve la mondaine rue Matignon pour accéder à la grandiloquente avenue des Champs Elysées. Les gyrophares des voitures de police me renvoient au message. En marchant sur les quais de la Seine, une discrète déception, tenace à cause de son indicibilité, m’inhibe. Paris m’avait habitué à de l'insouciance me permettant d'oser un profil disponible et le traîner partout dans un dress-code reconnaissable en blue-jean, tee-shirts customisés, cheveux hirsutes, chemise en manche courte, cravate nouée avec nonchalance, pantalon en tergal et converses. Dans cette ambiance d’insouciance de jadis, Paris ne nous avait pas promis une attaque terroriste. Insouciance de lointain, d'avant-hier, d'hier! Faut se dire aussi que La Belle ne pouvait pas nous promettre l'horreur. La Belle était une photo, donc une fête. Une fête ne promet pas l'horreur.
A présent, je suis amer. Surtout quand je quitte les quais de Seine pour bifurquer en empruntant la rue de la Huchette, une merdeuse piétonne gaffeuse, spécialiste de l’attrape-nigaud touriste d’où sortaient (hier encore) les Roses à la Main, les Souriants-Enchantés, et les Oh My God, c’est beau Paris! marchant courbés, s’appuyant sur les parties latérales de leur corps, leur ventre assujetti à des humeurs causées par le sprint de leur gourmandise à l’appel mensonger de la Cuisine du Terroir. Plus rien de tout cela en cette journée du 7 janvier 2015.
Quand je serai au poste de police, je dirai : «Monsieur l'agent, je ne sais pas comment tuer. J’ai grandi dans une famille consubstantiellement Fa Rog. Rog est un robuste et honnête Dieu du terroir du Sine (Sénégal) qui ne fait pas dans l'accaparement des esprits. Rog n'est pas Allah. Rog est le Dieu de Senghor avec qui je partage ce terroir et la langue sérère. Au secours Senghor. (Je ne pourrais jamais penser qu’un jour, je demanderais secours à Senghor).Il s'essaerait à la composition d’une brève rhapsodie sur les membres de ma famille qui disent tout haut Allah Akbar. Des Allah Akbar par courtoisie! Dans ma famille (pour vous donner une idée de comment on est loin de toute idée de faire du mal au nom d’une religion) quand la mort y arrive, par inadvertance, on n’a pas le temps de se demander s’il faut partir avec Allah Akbar , Jésus ou Moïse. Avec Fa Rog, toujours!
Sur le plan politique, je ferai une efficace diversion face aux policiers en m'appropriant ces mots de Freund: « être de gauche ou de droite, c’est succomber au mimétisme social. Il est déjà tellement difficile d’être soi-même qu’il vaut mieux renoncer à vouloir être aussi les autres. Seule la solitude permet de faire obstacle à la dispersion.»
Le jour du rendez-vous avec la police. Enveloppé dans un léger brouillard, j’attends sur la place Cité. En temps normal, ici, les gens se croisent mais ne se regardent pas dans les yeux. Mon attente s’éternise. Un son étonnant tourne en boucle venant d’un homme assis sur le banc public à côté de l’entrée de la station de métro : Alejandro de Lady Gaga.Chacun résiste comme il peut. De cet homme qui met du Lady Gaga à ces voix basses râlant, énergiquement, en passant par la jeune fille aux gros écouteurs oranges, pédalant, anarchiquement, sur le vélib roulant en sens interdit. J’entends la Seine gémir, anéantissant, ainsi, tout signe avant-coureur d’une ivresse joyeuse pour le prochain week end sur ses quais habitués à l’étalement des joies d’une population-monde. La rive droite et la rive gauche se télescopent, rétrécissant l'île Saint-Louis où je patiente dans un désordre mental inquiétant. Mon téléphone sonne. Une voix me demande de me retourner. Un homme me fait signe de venir. C’est l’agent de police. Notre poignée de mains est protocolaire. Nous entrons, moi après lui, dans la Brasserie Les Deux Cafés. Aidé par sa grande taille, son corps surplombe le mien scotché, par une position écrasée, àun pouf à ressorts; m’obligeant à des acrobaties dans le but de paraître aussi grand que lui. L’homme a le visage d’un cinquantenaire. Peut-être plus si on se fie à la forme de sa mâchoire gauche semblant avoir écrit l’histoire de tous les plats du monde. Après les présentations d’usages, il m’offre un CAS, café allongé sucré.
Voici la proposition formulée par l’agent de police dans cette semaine des attentats contre Charlie et l'hyper Casher :”Renoncez à toute action contre le consul général du Sénégal à Paris. Étouffez votre orgueil déplacé. Choisissez de rester en France en ayant l’opportunité de continuer à écrire des livres et à faire des films! Choisissez entre être pris pour un fou en observant une action devant le consulat général du Sénégal à Paris ou être pris pour un homme responsable en y renonçant.”
(Note : plus tard, je découvrirai que cet homme aurait la possibilité de me faire passer comme un homme dangereux pour la sécurité intérieure de la France. Dans Google, son nom (en ajoutant police) est associé à une affaire qui s’était passée en 1995 à l’issue de laquelle un Ivoirien s’était vu assimilé à un danger ambulant pour la sécurité intérieure de la France. Jacques Chirac, le président d’alors, avait autorisé le renvoi hors de France de ce dernier par décret.)
L’agent de police termine sa logorrhée à l’aide d’une langue imbibée de vannes bénignes créant une ridicule ambiance de storytelling sur la légende politique du consul général du Sénégal à Paris et de ses réseaux. (A noter que le consul est le frère du ministre de l’intérieur du Sénégal et le cousin de la femme du Président . Ça compte dans certains pays du monde. Ce consul en a conscience. Ainsi il peut s'octroyer un chef du protocole ignare ,aux-traits-marqués-par-le vice et se permettre de balancer ses compatriotes aux services secrets de pays étrangers. Il peut aussi détruire des documents gênants sans aucune crainte .)
Aucun refus d’amalgame ne m’empêche de relever cela.
Je pose à l’agent de police une série de questions dont les voici:
- Qui vous a donné mon numéro de téléphone?
- Suis-je dangereux au point de me faire convoquer par la police suite à une banale décision de protestation contre les agissements du consul? (Je souligne qu’au moment où je reçois le message de convocation de la police, seul le consul général du Sénégal à Paris est au courant de mon action envisagée qui n’est rien d’autre ( désolé!) qu'une simple grève symbolique de la faim de trois jours. ( Grève de la faim symbolique : camper devant le consulat en se privant de manger et de boire après en avoir informé la préfecture de police de Paris.) Un homme dangereux ferait-il cela ? Mon action était plus par rapport à la brutalité que j’ai subie au consulat que la situation de blocage de mon passeport sénégalais. J'y ai subi un vol d’images et des brutalités en cherchant à faire une capture d’écran ( recherche de preuves) sur un fait avéré de banditisme administratif ( népotisme,mensonges) du chef du protocole du consul aux-traits-marqués-par-le-vice.)
- La police française convoque-t-elle, systématiquement, ceux qui dénoncent,de manière légale la médiocrité de quelques consuls africains à Paris?
Une question centrale : en pleine semaine d'attentats contre Charlie et l’hyper casher, est-il décent de mobiliser un policier pour tenter de faire échouer une action légale de dénonciation contre la brutalité du consul général du Sénégal à Paris?
Ce policier n’avait-il pas autre chose à faire en ce moment de carnage d’hiver?
La liberté est le droit de faire ce que les lois permettent.
L’agent de police massacre sa lèvre inférieure par un peloton d’exécution formé avec ses dents. Lâchera-t-il le morceau? Je lui signifie que je ne céderai pas. Il se lève, me regarde, longuement, me serre la main, me donne sa carte de visite et disparaît dans ce temps maudit qui fait vaciller Paris. Je vacille, aussi, en observant, prudemment, la carte de visite: Bruno Gastaldi, Préfecture de police, Groupe Afrique ,7 boulevard du Palais.
Quelque chose m’intrigue: l'absence de logo.
Par reconnaissance aux esprits d’hier et d'aujourd'hui qui ont rendu ce monde meilleur qu'avant, je me dois de refuser cette marque d'intérêt sur moi manifestée par la mobilisation d'un agent de la police pour m'intimider. Je ne mérite pas que les citoyens français payent un agent de la police qui serait derrière moi en période des attentats .Je n’ai pas inventé un vaccin contre tous les cancers. Je n’ai pas élaboré une théorie heuristique dont l’application mettrait fin à toutes les injustices économiques et sociales du monde. Je n’ai pas encore réussi à écrire un livre pour enfants capable de rendre le sourire à une petite fille sourde et muette. Je ne peux pas accepter cette marque d’intérêt de la police.
Des jours plus tard, je me rends à la préfecture de police de Paris,7 boulevard du Palais, muni de la carte de visite de Monsieur Gastaldi. Son nom figure-t-il dans le fichier personnel? Je donne les détails de mon entretien avec lui et le contexte. « Ce Monsieur ne travaille pas ici. Soit il est du Renseignement Français, soit il travaille pour le consul général du Sénégal à Paris. Et dans le premier cas, ce serait bizarre. Vous avez bien fait de venir ici. Faites attention!»
Les signes annonciateurs d'une action privée d'intimidation sont notables avec les faits suivants:
- Monsieur Gastaldi m'a laissé un message en se présentant comme un agent de la police.
- Monsieur Gastaldi ne m’a pas reçu dans un poste de police .
- Monsieur Gastaldi m’a reçu dans un café et m'a parlé de mes actions légales menées contre le consul.
- J'ai reçu le discours de Monsieur Gastaldi comme une menace.
- Techniquement, Monsieur Gastaldi ne pouvait pas avoir mon numéro de téléphone sans la complicité du consul. Mon numéro de téléphone de l'époque n'étant pas associé à mon nom.
- Monsieur Gastaldi a fait allusion à quelques informations sur mon différend avec le consul que seul ce dernier était censé détenir.
- Monsieur Gastaldi m 'a donné une carte de visite qui paraissait suspecte.
Mis devant les résultats de mon enquête auprès de la préfecture de police, Monsieur Gastaldi reconnaît être un agent du renseignement français. (Son texto sur mon portable en atteste la preuve. L’historique de nos échanges en donnerait les preuves s’il décidait de m'attaquer en justice.)
Quant au consul général, il avoue avoir fait intervenir Monsieur Gastaldi en tant qu'agent de l'Etat du Sénégal pour servir de médiation. ( J’ose espérer qu'il confirmera ses aveux. Un consul digne ne ment pas. ) Et d’ajouter que c’est la procédure! Contradictions, foutaises et balivernes!
Une question : qu'est ce qu'un agent de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure de France a à faire dans un simple différend administratif opposant le consul général du Sénégal à Paris et moi,son compatriote? Et la France dans tout cela? C’est surtout le contribuable français qui paye la note au moment où son pays a besoin de Mieux d’État et donc d’une police forte centrée sur des tâches essentielles.
Informé de la citation de son nom dans un sous-chapitre de mon prochain livre , Monsieur Bruno Gastaldi a prévu de ne pas se laisser faire.
Voici quelques échanges entre entre nous.
Monsieur Gastaldi m’envoie un message le 26 février 2016 à 17h57 : “je n'accepterai pas d’être diffamé publiquement…”
J’aimerais tant savoir ce que Monsieur Gastaldi me reproche-t-il?
Je n’ai inventé ni Monsieur Gastaldi, ni son coup de fil, ni nos rencontres, ni ses menaces, ni sa carte de visite,ni les aveux du consul.
Décidément, il y en a qui seront toujours gênés par la destruction des lieux d'application de l’usage sot du pouvoir politique. Ils s’emploieront à tout faire pour contrer cet élan. Ils continueront d’infantiliser les ardents partisans du ravage des frontières de l’usage sot du pouvoir politique. Cette volonté de tutelle des citoyens en enfance ne peut plus se concilier avec les aspirations de la société actuelle et ses réseaux sociaux alertes.
Et l’indifférence des autorités sénégalaises ruine la base même du vrai sens de la protection des Sénégalais de l'extérieur. Quand on est dans le secret d'une telle comédie, il faut trancher, froidement, en proposant une réponse impartiale à cette question: le consul général du Sénégal à Paris a-t-il le droit de livrer son compatriote à un agent de la DGSI sur la base de mensonges? Face à cette question précise, il y a plusieurs écoles pour une seule politique diplomatique sénégalaise.
L’Ambassadeur Paul Badji avait un début de réponse . Il a été remplacé.
L’actuel Ambassadeur a sa vision diplomatique de la question: le silence.Il partage cette école du silence avec l’ancien Directeur des Sénégalais de l’extérieur.
La parole est l'alpha de la diplomatie.
Selon Nietzsche, dans Le Gai savoir, "on a la personnalité de sa philosophie. Pour certains ce sont leurs lacunes qui philosophent. Pour d'autres ce sont leurs forces qui philosophent."
Quand on veut comprendre une chose,on se place en face d’elle. Le contraire est du je-m'en-foutisme. J’accueille avec hauteur le je-m-en-foutisme de certains dont le passé a été entaché de pratiques pas très catholiques. Au Sénégal, quand ce n'est pas catholique, on peut toujours se réfugier dans une cité religieuse. Ni vu , ni pris!
Une année de réseautage dans une cité religieuse du Sénégal vaut plus que l'intégrité et l'employabilité de toute une génération acquises pendant de longues et studieuses années.
Aucun combat pour le respect de la dignité humaine n’est anodin.La comédie dure et choque, foncièrement. L’extravagance du consul aurait été compréhensible si j’avais menacé de faire de l’intelligence économique et industrielle au détriment du Sénégal. Ou menacer de renverser un bol de couscous à la sauce d'arachides tendu, sans coeur, à un môme mal-nourri criant:”Tantie,j’ai la dalle!” Ou si j’avais menacé de détourner un don en riz destiné, en période de soudure, à une sous-préfecture du Sahel. ( Bien que l’Afrique n’en soit plus là! ) Ou Menacer de détourner des fonds destinés à la recherche fondamentale et appliquée au sein de la CEDEAO.
La pire des lâchetés pour un politicien africain est de se croire tellement important au point de juger urgent de s'attacher les services d’un agent du renseignement français à des fins personnelles.Une nausée me prend au milieu de ce texte qui ne devrait pas exister. La honte m’habite au moment où ces lignes se suivent. J’aurais écrit, volontiers, en ce mois de mai 2017 ,avec enthousiasme , sur des thèmes, Oh combien, urgents : la pollution de l’air, l’environnement…Hélas, je me trouve à disserter sur un consul, autrement dit, un chef d’un bureau d’état civil sénégalais à Paris rongé par un complexe d’infériorité. Si je devais traîner en justice le consul et l’agent du renseignement français, le motif serait de m’avoir attiré dans cette comédie au moment où la liste des urgences s’allonge ici et ailleurs. Nous ( le consul et moi) n’avons rien fait d’exceptionnel pour mériter d’être cités dans un article.J’ai honte! J’ai la nausée! Dans ce contexte actuel de besoin de transparence partout, il faut garder à l'esprit ceci :ce qui ne se fait nulle part ,ne peut pas se faire au consulat général du Sénégal à Paris.Il est bon de répéter sans cesse ce qui est vrai. Si vous attendez tout de la force et rien de la raison, vous tremblerez continuellement dans votre coin.
Il y a toujours dans la société, des activités souterraines sur lesquelles on ne peut rien quand elles ne se formulent pas. Mais il y a des limites à ne pas franchir au risque de ruiner des vies d'honnêtes citoyens.
Le 14 avril 2016, j'envoie ce message: “Monsieur Gastaldi, une question: est-ce que le consul vous avait déjà livré ,avant moi,des coordonnées d’un usager sénégalais? Merci.”
Monsieur Gastaldi répond le 15 avril 2016 à 10h18 : “rendez-vous ce vendredi 15 à 15 h métro Invalides.”
A 13h25 il m’envoie un autre message: “correction métro Varenne.”
Je ne me suis pas rendu au rdv. Des problèmes pourraient vite s’inviter. Je lui en fais part. Il me répond le 18 avril 2016 à 18 h49 : “Si je devais créer des problèmes, ça aurait été fait depuis très longtemps. Je pensais avoir été clair dans mes démonstrations. Apparemment non.”
Comment se fait-il que Monsieur Gastaldi utilise“ créer des problèmes” en parlant de moi.Qu'ai-je fais ? Rien qui tombe sous le coup de la loi française. J’ai voulu dénoncer, avec un moyen légal,les brutalités et les injustices subies au consulat du Sénégal à Paris . Est- ce un crime?
Le 18 avril 2017, Monsieur Gastaldi envoie ce mail à mon agent suite à une information relative à la publication prochaine de mon livre: “ Bonjour, je vous informe d'une possible suite judiciaire….”
Je pourrais faire face à un procès car je m'en sortirais indemne. Même face à la possible solidarité mécanique qui pourrait s'installer entre le consul et l'agent Gastaldi. Une alliance objective pourrait se nouer entre eux pour essayer de m’enfoncer. Par contre je ne pourrais pas faire face à des actions physiques.
Pendant ce temps ,le consul continue d’adopter une posture TEP ( Tout Est Parfait) comme si on venait de lui accorder, à la dernière minute, un rôle dans un film d’auteur sur la variante Toscane de Bal Poussière. Et aussi sonchefduprotocole aux-traits-marqués-par-le-vice dont la violence symbolique ne s'abat que sur des femmes. A l'image de cette femme ne sachant se protéger contre lui que par des hochets et des Hey Allah. (Certainesmamans immigrées originaires du Sénégal , du Mali , de la Mauritanie, de la Côte d'Ivoire , de la Gambie et de la Guinée répètent HeyAllah quand elles sont confrontées aux cas bizarres.) Maman HeyAllah, toi la chenille collée à la Racine-Sénégal, ici au consulat, tu n’es pas la bienvenue. Dégage d’ici! Selon le bon vouloir du chef du protocole aux-traits-marqués-par-le-vice.Quand on a la médiocrité en soi,on a une propension à blesser, mentir, trahir et se défausser. Non! Tout le monde peut l’ouvrir. Chaque feuille a sa place sur le buisson. Mais ça il faut avoir la bonne oreille pour l’entendre. Pas l’oreille bouchée! Les oreilles, c’est comme le cul, ça se lave!
Maman HeyAllah, je vous confirme que l’influence des femmes sur l'esprit public est considérable.
Moi, j’aime les femmes.
Je vous fais une confidence en partageant avec vous ce texte écrit,jadis, sur la porte de ma chambre d'étudiant en voie de perdre ses boutons:” mon rêve est de mener une vie dont l'ambition est d’aimer une seule femme. Sauf que j’aime les femmes. Qu'elles soient des pièges lascifs au service d’elles,des naufragés dans les méandres de l’image commune,des marâtres aux coeurs rancuniers ,des madones, des sorcières , des vieilles,des muses ou des paysannes aux comportements anonymes. Humer la féminité de l’air errant n’a rien d’égal pour moi. Saupoudrer mon corps de henné et attendre que la douce clameur de l'auriculaire d’une femme l'effleure est pour moi le summum du bonheur. Les femmes,je les aime. Le toucher féminin m’emporte loin. Qu'il vienne de la gracieuse aux hanches étroites et aux seins menus ou du modèle féminin plus enveloppé. Qu'il vienne de celle qui s’alimente de sauce aigre et acide ou bien de la petite gourmande au ventre bedonnant ,arrimée devant les rayons de chocolat,qu'il vienne de celle dont l'embonpoint est inconvenant ou de celle dont la beauté est une obligation ou de celle noyée dans l’indifférence urbaine par sa différence.”
On peut être sérieux, respectueux et galant.
La crainte et la force ont sur le consul plus d’emprise que la raison. Il sacrifie mes droits à ses propres intérêts,jouant au dur-platonique avec sa supposée culture policière. Il n’est jamais bon de conseiller à un primo détenteur de parcelle de pouvoir d’organiser la discipline. Par une "preuve", j’ai démontré au consul que je ne suis pas une personne dangereuse et que sa supposée organisation de la discipline n’est que pure fantaisie .Cette "preuve", je ne la divulguerai pas, ici. J’ai donné ma parole à ceux qui pourraient en être les victimes collatérales. Si sa supposée organisation de la discipline n'était pas un leurre, cette "preuve"ne pourrait jamais se produire. Si j’ étais "une personne à risques" j’aurais commis un acte qui aurait entraîné le renvoi du consul au moment de cette " preuve".
N’organisez jamais la discipline. Perfectionnez votre travail. La discipline naîtra de la perfection du travail.
Tout l’art d’opprimer est dans le choix du seuil à ne pas franchir. Le consul a franchi tous les seuils en niant ma dignité d’homme par une abominable action d'intimidation.
Le Nègre duconsulgénéralduSénégalàParis
A ceux qui prétendent que l'usage sot du pouvoir n'est pas comparable à une dictature parce qu'il ne ressemble pas à l'Hitlérisme revient à dire que la seule forme du vol est le hold up ou qu'un affairiste douteux est un honnête homme du moment qu'il ne recourt pas à l’assassinat.
Aurai-je l’occasion de vous parler de mon plan pour me protéger contre ce consul et ses complices ? Je ne sais pas. Je peux être"neutralisé". Les menaces continuent de part et d’autre.Après tout ,des morts,est ce bien grave si ce sont des gus comme moi ? Pourtant, je n’ai fait que tourner le dos à la lâcheté. Car, j’ai décidé, depuis un moment, de ne plus être un lâche. La lâcheté fait du mal. J’ai daté les débuts de ma lâcheté au bac philo en choisissant, d'emblée, de commenter un texte sur l’émotion nègre au lieu de réfléchir sur "vouloir plus que les autres,est-ce une forme d’injustice." Depuis ça swingue dans ma tête!
Elle est immense ma reconnaissance envers ceux qui travaillent pour rendre ce monde meilleur. Raison pour laquelle le consul et ses complices n'auront pas ma colère.On n’est pas une personne colérique quand on aime la vérité telle qu' elle et non pas telle qu'elle devrait être.Constater que le principe du droit est dominé par celui de l'intérêt. Et le combattre.
Dans tout ce bordel consulaire,Monsieur Gastaldi aurait peut-être fait son travail ,correctement. Lui aurait-on livré des informations graves sur moi. Lui aurait-on dit que je suis un petit Nègre de Paname qui sait dire "Oui Monsieur l’agent, je m’écrase. Donnez moi une fessée, j'ai commis un crime de lèse- majesté en m'attaquant légalement au consul général du Sénégal à Paris." Aucune crainte de quelque nature que ce soit ne me limitera dans la recherche de ma dignité d’homme simple. Sauf, peut-être ,la crainte d'une constipation impromptue après un baiser mal réussi.
Je prends la société sénégalaise et celle française par leurs vertus. Le consul les prend par leurs vices .
Notre différence se situe là.
Je ne suis pas un mécontent qui veut se faire acheter sinon j’aurais accepté la proposition du consul général .Je la tais par bonne éducation. Par contre, il a divulgué à l'agent du renseignement français les contenus de mes lettres.
Monsieur Gastaldi a été mal informé. Il est bon de lui dire ici que la force n'est qu'un accident dans la marche de la société sénégalaise. Son intervention est une anomalie dans le différend qui m’oppose au consul .En vertu du cousinage à plaisanteries qui les lie, les Sérères ( mon ethnie) et les Toucouleurs ( ethnie du consul) arrivent à éviter toutes sortes de conflits.L’hétérogénéité ethnique est une force pour l’Afrique. Il y a partout dans ce continent des systèmes pacifiques de résolutions des conflits à l’échelle macro et à l’échelle micro. A titre d’exemple, j'avais participé à la tournée du CISPAC, le Comité d'Initiative Serere Pour l’Action de la Paix en Casamance. J'étais étudiant à l’époque et on m’avait chargé de faire le rapport de cette tournée portée par l’esprit de cousinage à plaisanteries entre l’ethnie Diola et celle Sérère. Dans le passé, on a vu comment l'Afrique a-t-elle été ensanglantée par cette théorie qui affirme que l’hétérogénéité ethnique conduit nécessairement à la guerre en Afrique. Le cas du Rwanda, du Burundi...
Il est important de prendre sa fonction de consul avec sérieux et raison. C'est irresponsable de la prendre sous l'angle du " A le perinde ac cadaver" des Jésuites :" tuer ou être tué". Dans la seule grande étude sur la qualité du service public organisée au Sénégal et à laquelle j’avais participé, il n'y était pas relevé ( dans les conclusions) que les responsables des services administratifs fonctionnaient sous l’angle “ tuer ou être tué”.
Certaines hautes fonctions nécessitent des dispositions préalables auprès de ceux appelés à les occuper.L’employabilité, cher Président,vous qui nommez! Pour être consul ,on doit être disposé , entre autres, à accepter que "nul ne peut être atteint dans sa personne ou dans ses biens par un acte administratif".
La nouvelle Racaille Françafricaine.
La grandeur des peuples est dans la liberté.
Ce n'est certainement pas dans l'usage sot du pouvoir politique avec comme base des moeurs mercantiles. Ce n'est que dans un pays vraiment libre où naissent des énergies positives du patriotisme et des enthousiasmes nationales civiques. Le contraire aboutit à des nationalismes dures et infructueuses.
Je suis élevé avec la liberté,je succomberai avec. Ma grand- mère maternelle, Diouma Ndour, se retournerait dans sa tombe si je tournais le dos à ce principe parce qu’un membre de la racaille françafricaine tente de m'intimider.
A supposer que la version du consul soit vraie. Il a fait intervenir un agent du renseignement français pour servir de médiateur dans des affaires concernant l'administration consulaire du Sénégal à Paris. Nul doute que le consul n'a aucune confiance aux hommes et aux femmes qui travaillent avec lui. Un parmi ces derniers aurait, certainement, été efficace.
Personne ne sait ce qui se trame dans sa tête . Certainement le choix de Monsieur Gastaldi est motivé . Peut-être que selon le consul, Monsieur Gastaldi saurait qu'en géométrie euclidienne deux droites parallèles ne se rencontrent jamais et qu'en grammaire française,quand deux verbes se suivent,le second se met à l'infinitif. Contrairement aux agents du consulat qui ne maitriseraient pas les règles de base de la grammaire française et qui ne seraient sensibles qu'à cette perpétuelle succession de trois mots : Ya + Bon+ Banania. Selon le consul?
Monsieur Gastaldi aurait-il un plus par rapport à eux ? Connaîtrait-il les secrets de la nomination au poste de consul général du Sénégal à Paris?
Monsieur Gastaldi, si je décidais à vouloir être Président d’un pays africain pris au piège par la Racaille Françafricaine, je ne manquerais pas de vous solliciter.
Je milite pour la responsabilité individuelle. Je suis libre car je n'ai pas peur de la responsabilité.
A méditer : la liberté implique la responsabilité. C'est pour cela tant de gens la redoutent.
Tout le temps dans chaque majorité au pouvoir au Sénégal, en France ou ailleurs, il y a des hommes de rien ou de très peu de conséquence,qui sont de petits pieds qui rusent,qui dissimulent qui mentent avec un imperturbable sang froid. Ces gens là, adeptes de l'usage sot de la politique en Afrique et en France, constituent la Racaille Françafricaine. Et leur usage sot du pouvoir politique est la cause principale des désordres publics ici et ailleurs.
Monsieur le Consul, puisque vous seriez de nationalité française, je vous propose de réfléchir à ces mots de Montesquieu , cité en page 227 , dans le livre de Maurice Joly , Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu :
"Ange exterminateur, petit fils de Tamerlan ,réduisez les peuples à l’ilotisme ,vous n'empêcherez pas qu'il n‘y ait quelque part des âmes libres qui vous braveront et leur dédain suffirait pour sauvegarder les droits de la conscience humain.”
Amoureux de la liberté,rien ,absolument rien, ne doit vous faire varier dans vos convictions . Le couvercle de la chaudière doit être de fer et de plomb. C'est ainsi que s'élabore la destruction de l'usage sot du pouvoir politique.
La main qui reste libre dégage l'autre de ses fers! Disait Benjamin Constant
Peuples du monde libre, pourquoi laisser faire? Aucun combat n'est mineur dans la logique de lutte contre la destruction des lieux d'application de l'usage sot du pouvoir politique.
Ils savent ( consul et consorts) qu'aucune action judiciaire contre eux ne peut aboutir à raison de l'immunité diplomatique et des coopérations par ci et par là. Le consul et ses complices pourraient me mettre dans un sac à poubelles et me jeter où bon leur semble.
C'est décevant! Alors je ne lâcherai pas.
Ce lundi matin 1 mai 2017, comme depuis ma présence au consulat, ( c'est mon vingt-septième jour) je pars faire du sport sur les berges de la Seine.Entre le port Solférino et le pont de la Concorde à 10 h 23 précises, je croise Emmanuel Macron en marche-discussion avec un Monsieur. Une discrète escorte les suit. Je lui adresse un salut de la main. Il me fait un clin d’oeil confiant en remuant la tête de haut en bas. J'aurais souhaité lui proposer une punchline de ouf qu'il placerait dans son discours lors de son meeting de cet après-midi à Paris. Lui souffler tout bas que le Franc CFA est old-fashioned. Que cette monnaie n’est plus sexy. Ça ne l’a jamais été! Que la DGSI est une noble institution qui ne doit pas se mêler aux pratiques médiocres du consul général du Sénégal à Paris.Et aussi, lui dire que l'expression "racaille ethnique", une expression entendue à Radio Courtoisie, n’honore pas la société française. Sauf si on remplaçait ethnique par françafricaine. On aurait, dans ce cas, Racaille Françafricaine: ces binationaux franco-africains nommés par des gouvernements de pays africains à des postes consulaires ou diplomatiques en France et qui profitent des deux systèmes, qui ruinent des vies, qui dilapident les deniers publics, sapant ainsi le sens de la diplomatie. ) Non ,la racaille ethnique n’est pas à assimiler aux jeunes Noirs et Arabes dont certaines langues de vipère disent d'eux qu'ils sont non-policés, racketteurs et squatteurs à la Gare du Nord; ce lieu toujours plongé dans une ambiance burlesque marquée par les souffles des voyageurs loupant leur train, la permanente cacophonie stridente des téléphones 4G, les claquements des pas des filles noires aux tresses saillantes et maquillées exagérément, l'argot des dégaines Prison Break au crâne rasé et à l'accoutrement à la démesure, les échos tendancieux des techniques de corps dans les furtives scènes urbaines de dragues, les allitérations du pidgin des rabatteurs pour salon de coiffure Afro, le guttural français chancelant des discrètes techniciennes de surface emmitouflées dans des uniformes unisexes, les maladresses lexicales d'un des membres Encule Ta Race, la timide présence de traces de latinité, les apocopes galantes de vieux fessus....
La racaille ethnique est cette clique françafricaine qui piétine le destin de l’Afrique en prenant la France du maigre côté de ses vices.
Je voue un respect immense aux hommes politiques qui prennent les sociétés par leurs vertus.
SAMONE NDIAYE
sinigediteur@gmail.com