Debout François Hollande

Il existe un vrai risque que la posture "normale et sérieuse "de François Hollande l'isole, l'enferme dans un carcan fade et ennuyeux, face à un adversaire, Nicolas Sarkozy, qui ne recule , lui, devant aucune manipulation médiatique, aucun abus de langage, aucune surenchère, pour faire oublier son bilan désastreux dans tous les domaines de la vie publique. 

Que l'on pense à la comparaison incroyable que l'actuel président est capable de faire entre les tueries de Montauban et de Toulouse avec le 11 septembre; qu'on le voit octroyer une augmentation du minimum vieillesse à trois semaines des élections, se féliciter d'avoir juguler la crise qui en réalité persiste bel et bien. Qu'on l'entende invectiver, usant de tous les coups bas, son adversaire socialiste. L'usage dévoyé du mot chef par Sarkozy doit être dénoncé. Il est si simple de répliquer que l'on s'étonne de  ne pas vous entendre le dire. 

Alors oui, l'on ne peut que se dire que face à un tel déferlement de mauvaise foi, il faut réagir beaucoup plus durement. Il ne faut plus hésiter à combattre durement cette stratégie électorale. 

Et ne pas réagir aec une placidité qui n'est pas comprise. 

Il faut répliquer avec force et indignation. Il faut revenir encore et encore sur le désastreux bilan social de l'ère Sarkozy. Et il ne faut pas y aller avec le dos de la cuillère. Il faut riposter, dénoncer, contrer. Il est quand-même incroyable de laisser le champ de la parole indignée aux extrêmes. 

 

Il faut vous relever François Hollande, vous réveiller, vous en avez les capacités, vous les avez démontrées lors de la primaire et au Bourget Soyez un candidat vif, percutant, réactif, sans peur de froisser en affirmant vos valeurs. Cela ne vous empèchera pas d'être un président normal et respectueux des institutions. Il n'y a pas de contradictions à se positionner ainsi. 

A défaut, malgré les comptabilités électorales, sur lesquelles vous semblez vous appuyer, vous prenez le risque immense de passer à côté de la plaque.

Réveillez-vous, montrez-vous, touchez votre adversaire là où ça fait mal , car lui ne s'en prive pas, alors même qu'il a tort et que vous , vous avez raison.

Battez-vous. Vous gagnerez et les français qui n'en peuvent plus des cinq ans qui viennent de d'écouler gagneront vec vous.

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