FAIRE LA GREVE, OUI! MAIS LA RECONDUIRE EST INDISPENSABLE POUR GAGNER

Les annonces de 80% de grévistes dans l’éducation nationale montrent bien l’enjeu pour notre profession qui subira fortement l’impact de la mise en place de la réforme des retraites. Cela pour plusieurs motifs :
- La part des primes est de 7%, de 4% en maternelle, ce qui ne nous permettra pas de compenser la perte de la prise en compte de toute notre carrière au lieu des six derniers mois pris actuellement en compte.
- Des droits familiaux réduits
- Une véritable réforme féminiphobe notamment envers les mères de famille et les veuves
- La valeur du point variable au gré de la situation financière internationale
- L’âge de départ à la retraite fixé à 64 ans comme âge d’équilibre
Actuellement, un enseignant touche en moyenne 2.600 euros brut à la retraite : 2.500 euros dans le premier degré, 2.850 euros dans le second degré. Pour un collègue qui débuterait en 2025 , la baisse de sa pension équivaudrait à 900 euros par mois par rapport aux montants actuels. Les pertes seraient comprises entre 300 et 600 euros pour des professeurs des écoles actuellement en fonction.
La question de la revalorisation salariale ,pour le gouvernement , doit obligatoirement passer par une réflexion sur le temps de travail et les périodes de vacances; d’ores et déjà 100 000 collègues vont être contraints de subir une formation hors temps de travail.
Nous serons alors perdants sur tous les tableaux.
Cette réforme va aboutir à créer des retraités pauvres , contraints de travailler, comme dans l’ensemble des pays qui ont adopté un système de retraite à points.
FAISONS GREVE, MANIFESTONS,
RECONDUISONS DANS LA RUE !

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