"Le Président de la république, Mohamed Moncef Marzouki, effectuera une visite en France les 5 et 6 novembre 2013 pour participer à la conférence générale de l’Unesco" (Agences de Presse).

Le Président-voyageur [1] continue à voyager, son Parti, le CPR (Congrès pour la République), continue à dénigrer le "Dialogue National" et à essayer d’y semer le trouble [2], alors que le terrorisme salafiste, dont il est, politiquement, l'un des deux principaux responsables ( l'autre étant Ennahdha, le parti islamiste tunisien au pouvoir ), comme le montrent les quatre photos ci-dessous, continue à sévir dans le pays !

 

Des dirigeants salafistes tunisiens reçus au Palais présidentiel de Carthage par le Président Marzouki. Il faut dire que pour le Président Marzouki, « En Tunisie, il y a deux extrêmes : l'extrême droite, représentée par les salafistes  qui ne sont absolument pas dangereux pour la société, qui a beaucoup souffert et qui ne veut pas se laisser faire, et l'extrémisme des laïques (plus dangereux, ceux-là !) » [3].

 

 

Le Président Marzouki honorant, au cours d’une cérémonie hautement protocolaire, au Palais de la République de Carthage, une niqabée. Il faut rappeler que le Président Marzouki  est un défenseur acharné   du principe selon lequel il faut permettre à toutes les femmes, en particulier aux étudiantes, qui le souhaitent de porter le niqab  en tout lieu et en toute circonstance, y compris dans les salles de cours, de travaux pratiques et d’examens, et ce, d’après lui, pour le respect des libertés individuelles, des convictions religieuses et du droit à l’éducation ; en feignant d’oublier, d’abord, que dans le Coran il n’est question, pour les croyantes, ni de niqab, ni de voile, ni de foulard, ensuite, que le port du foulard, du voile ou du niqab est un simple choix vestimentaire individuel ( pour ce dernier, totalement importé) et, enfin, que la liberté vestimentaire est conditionnée et encadrée par les règles professionnelles, pédagogiques et de sécurité. Et tout cet entêtement partisan perdure, malgré deux arrêts du Tribunal Administratif interdisant le port du Niqab dans les salles de cours, de travaux pratiques et d’examens.

 

 

Nabil Al Aouadi, à droite, célèbre prédicateur salafiste koweitien, réputé pour prôner, dans ses prêches, le hijab pour les petites filles depuis la première enfance, invité pour une série de rassemblements-conférences et accueilli, dans le Salon d’honneur de l’aéroport de Tunis-Carthage, le vendredi 25 janvier 2013, par Imed Daimi, à l’époque, Directeur du Cabinet présidentiel [donc,  deuxième personnalité du Palais présidentiel de Carthage, protocolairement, après le Président de la République] et, aujourd’hui, Secrétaire général du CPR. {Mise à jour : Voir [5], ajouté le 16 août 2014}.

 

 

Et, sitôt dit, sitôt fait ! Accueil de Nabil Al Aouadi à Zarzis (ville du sud-est tunisien) par des petites filles, toutes hijabées !

 

Il convient de souligner dans ce contexte que, quelques jours avant la scandaleuse visite de Nabil Al Aouadi en Tunisie, les autorités consulaires tunisiennes au Caire avaient refusé un visa d'entrée dans notre pays à Mahmoud Abderrahim, journaliste et écrivain égyptien, coordinateur général de la commission populaire de la constitution égyptienne, connu pour ses écrits contre l’Islam politique [4].

 

Note ajoutée le 4 septembre 2014 :

Nabil Aouadi, l’honoré du Président tunisien Moncef Marzouki, est l’un des plus importants financiers de l’Etat islamique (Daâch).

Voir, à ce sujet, mon commentaire ci-dessous référencé :

04/09/2014, 09:35 | Par salah horchani

 

Salah HORCHANI

 

[1] « Le Chant du cygne du Président-voyageur tunisien » :

http://blogs.mediapart.fr/blog/salah-horchani/280913/le-chant-du-cygne-du-president-voyageur-tunisien

[2] « Tunisie - Choix du chef du gouvernement : le CPR sème le trouble et prône l’exclusion » :

http://www.businessnews.com.tn/Tunisie---Choix-du-chef-du-gouvernement--le-CPR-sème-le-trouble-et-prône-l’exclusion,520,41912,3

[3] « Les élucubrations de Moncef MARZOUKI, Président provisoire de la République Tunisienne et ''Bricoleur de la Démocratie’’ ! » :

http://blogs.mediapart.fr/blog/salah-horchani/130413/les-elucubrations-de-moncef-marzouki-president-provisoire-de-la-republique-tunisienne-et-bricole

[4] « Un journaliste égyptien empêché de venir en Tunisie ou la liberté d’expression menacée » :

http://www.webdo.tn/2013/01/21/un-journaliste-egyptien-empeche-de-venir-en-tunisie-ou-la-liberte-dexpression-menacee/

[5] Ajouté le 16 août 2014 : voir mon commentaire ci-dessous référencé

16/08/2014, 08:56 | Par salah horchani

et titré :

"Le prédicateur Nabil Al Aouadi, déchu de la  nationalité Koweitienne, accueilli en messie  en Tunisie en 2013".

 

 

 

 

 

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Nabil Aouadi, l’honoré du Président tunisien Moncef Marzouki, est l’un des plus importants financiers de lEtat islamique (Daâch)

 

Le prédicateur wahhabite Nabil Al-Awadi, accueilli en grande pompe par le Palais de Carthage, en janvier 2013, est l'un des «argentiers» de l'Etat islamique (Daâch).

C'est le journal britannique ''Daily Mail'' qui a fait cette révélation, il y a 2 jours.

Le prédicateur était jusqu'à février 2014 directeur d'une école coranique privée à Birmingham, au Royaume-Uni, appelée Al-Birr, fondée 7 ans plus tôt.

La même source ajoute qu'il a donné des dizaines de millions de dollars à l'Etat islamique et financé plusieurs groupes djihadistes dans la région, notamment en Irak et en Syrie.

Nabil Al-Awadi vivait, jusqu'à l'an dernier, à Brixton, au sud de Londres, et avait des liens avec plusieurs associations caritatives liées aux réseaux terroristes.

En août dernier, le Koweït a déchu ce «bailleur de fonds» du terrorisme islamiste de la nationalité koweitienne, pour «des raisons de sécurité de l'Etat», expliquait le communiqué officiel de l'émirat. En fait, Nabil Al-Awadi, qui a contribué au financement et à l'armement des rebelles islamistes en Syrie, était devenu gênant pour les autorités koweitiennes, qui lui ont interdit de conduire des sermons dans les mosquées, indique le site ''L'Observatoire du Qatar''.

Depuis 2011, le prédicateur se rendait régulièrement au Qatar pour donner des prêches à la mosquée Omar Ibn Al-Khattab de Doha. Et il s'est beaucoup rapproché du régime en place dans l'émirat et s'est même vu octroyer la nationalité qatarie.

En janvier 2013, le prédicateur wahhabite tunisien Béchir Ben Hassen s'est excusé, au nom de tous les Tunisiens, auprès du prédicateur Nabil Al-Awadi, parce qu'il a été très critiqué par les médias tunisiens lors de sa visite dans notre pays. Il a déclaré : «Si j'en avais le pouvoir, je lui aurais accordé la nationalité tunisienne», a-t-il dit.

Cheikh Abdelfattah Mourou, vice-président d'Ennahdha, lui a emboîté le pas au cours d'une émission de la chaine EttounsiaTV, mais, en bon musulman malékite tunisien, il n'a pas omis d'y mettre un bémol. «Nous ne sommes pas des gens à humilier nos hôtes quand ils respectent les lois de notre pays. Mais je récuse, personnellement, les idées de Nabil Al-Awadi sur l'imposition du hijab aux petites filles», a déclaré cheikh Mourou.

La tournée de Nabil Al-Awadi en Tunisie (Sousse, Sfax, quartier Kabaria à Tunis, Zarzis...) a été célébrée comme un grand événement par les dirigeants d'Ennahdha, notamment les députés Habib Ellouze et Sadok Chourou, ses deux plus grands fans dans notre pays, ainsi que par les médias proches du parti islamiste. La chaine ZitounaTV, appartenant à Oussama Ben Salem, membre du Conseil de la Choura d'Ennahdha et fils Moncef Ben Salem, le ministre de l'Enseignement supérieur de l'époque, a assuré une couverture spéciale de cette visite. Pour immortaliser l'événement...

Pour ne pas demeurer en reste, le président du Congrès pour la république (CpR), Imed Daïmi, à l'époque chef du cabinet du président provisoire de la république Moncef Marzouki, a réservé un accueil officiel au prédicateur Al-Awadi et lui a déroulé le tapis rouge au Salon d'honneur de l'aéroport de Tunis-Carthage.

A l'époque aussi, souvenons-nous, le gouvernement islamiste appelait ouvertement les Tunisiens à partir pour le jihad en Syrie. Ghannouchi, Marzouki et Al-Awadi étaient sur la même longueur d'onde... Ont-ils cessé de l'être aujourd’hui ? Qu'on nous permette d'avoir des doutes à ce sujet.

Source :

http://www.kapitalis.com/politique/24431-le-financier-de-daach-accueilli-en-grande-pompe-en-tunisie.html?device=xhtml

 

Salah HORCHANI