Le Président Moncef MARZOUKI décorant, ce jeudi 3 avril 2014, l'émir du Qatar des insignes du Grand cordon de l'Ordre de la République.

 

Parmi les passe-temps qui occupent ses loisirs :

Quand il est à l’étranger, il ne fait que médire

De ses compatriotes, sans jamais fléchir,

Il faudrait dire, plutôt, sans jamais réfléchir,

Sans le moindre regret, sans le moindre soupir,

Au contraire, cet exercice, c’est son plus grand plaisir

Dont il se délecte avec un machiavélique sourire

Sa haine à l’encontre de ses opposants l'a conduit jusqu’à dire :

Souvent, au Palais,  j’offre à ces gens-là de quoi se nourrir

Mais, sitôt partis, ils me critiquent et essayent de me salir *.

Devant les médias étrangers, il est allé  jusqu’à prédire

Des potences pour celles et ceux qui sont dans sa ligne de mire **

 

Et quand il est au pays, il aime travestir,

À tout-va, citoyens, députés, émirs ***,…

Par ces décorations initiées par les empires,

Qui commandeur ! Qui je ne sais quoi ! Qui grande spire !

En toute occasion, il ne rate pas de discourir,

Avec un  humour ennuyant à en mourir

 

Il aime aussi faire semblant de gouverner, de tenir

Les rennes du pouvoir, en étant en quête de réunir

Des responsables avec lesquels il joue à s’entretenir

Sur les grandes affaires du pays et du monde  et leur devenir

 

Son mal, c’est qu’il n’a pas de pouvoir où il pourrait s’investir,

En vue des élections qu’il voudrait, dès maintenant, garantir,

Ni d’assise populaire qui pourrait le réélire.

En s’inventant des rôles, en jouant au martyr,

Il pense que les présidentielles vers lui, vont fléchir,

Ignorant la sagesse du Peuple quand il a à choisir

Parmi ceux qui vont modeler sa vie et son avenir

 

Salah HORCHANI

* « En marge du 25e Sommet de la Ligue arabe (Koweït, les 25 et 26 mars [2014]), le président provisoire a accordé une interview au quotidien du Koweït ‘‘Al-Qabas’’, où il a déclaré avoir toujours fait de son mieux avec l’opposition en invitant, en début de chaque mois, ses leaders à dîner au Palais de Carthage, «mais une fois le dîner terminé, ils ruent vers les médias pour m’insulter et critiquer», a-t-il dit ».

Extrait de :

http://www.kapitalis.com/politique/21569-tunisie-politique-l-opposition-boycotte-le-diner-en-l-honneur-de-l-emir-du- :

** http://www.legrandsoir.info/le-mot-du-jour-laiquicide.html

*** Le dernier travesti est l’émir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani (photo ci-dessus), lors de sa première visite officielle en Tunisie, visite éclair impromptue  (pour preuve, ce jeudi 3 avril 2014, le Premier ministre et  le Président de l’Assemblée Nationale Constituante se trouvaient à l’étranger, eux, aussi, en visite officielle) qui a duré quelques heures ! Voir, au sujet de cette décoration injustifiée, le lien suivant :

http://www.businessnews.com.tn/Photo-du-jour--Le-grand-cordon-de-la-R%C3%83%C2%A9publique-pour-lEmir-du-Qatar,520,45407,3

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Marzouki chef d’un Etat endetté, qui mange pour 3.287 DT/J [ 1.600 €/J ] et s’habille pour 4.300 DT/J [ 2.100€/J ]! (1/2)

Vendredi 4 avril vers 19 heures, côté Ennasser 2 à Tunis. Une circulation dense sous une pluie fine. Au détour d’un feu rouge, un corps gisait sur le macadam que les voitures ne semblaient pas voir et éviter, comme pour en détourner les yeux des habitants de cette banlieue cossue de la capitale tunisienne. Un jeune homme en tee-shirt, un porte-documents en main, le corps allongé. A croire qu’il avait été heurté par une voiture dont le conducteur aurait pris la fuite.

Excédé par l’indifférence des automobilistes, l’un d’eux s’arrête et bloque la circulation. Il s’approche du jeune homme. Un gars, la trentaine, qui ferait presque bonne figure dans un concours de recrutement. L’automobiliste essaie de le ranimer, croyant qu’il s’agissait d’un accidenté. Le jeune homme ouvre les yeux et demande, avec lassitude mais gentiment, qu’on lui foute la paix. Le jeune homme pleurait son interminable chômage et sa faim et essayait d’en finir. Une scène à vous dresser les cheveux sur la tête, tant était grand le désespoir de la jeunesse tunisienne. Désespoir d’une révolution qui ne lui a rien apporté. Désespoir d’une classe politique qui l’a laissé tomber après avoir monté sa révolution à la seule recherche du fauteuil du pouvoir.

Ce même jour, le chef du gouvernement tunisien faisait les couloirs du FMI, de la Banque Mondiale et ceux de la Maison Blanche pour trouver de quoi payer les salaires et créer de nouveaux emplois. Une nouvelle tournée, après des visites infructueuses dans les pays des têtes couronnées du Golfe.

- Des frais exorbitants de bouche, d’habit et de couche.

6-04-2014-19-54-40m.jpgAu même moment, certainement, au palais présidentiel de Carthage, un chef d’Etat, ancien dissident de Ben Ali, s’empiffrait, on l’imagine, des divers plats que la cuisine présidentielle lui servait. Blotti dans les fauteuils dorés à la feuille d’or de l’ancien dictateur dont il avait pris la place et les avantages en les multipliant, il ne bougeait pas le petit doigt pour donner à la jeunesse tunisienne ce pour quoi elle avait chassé Ben Ali pour que Moncef Marzouki prenne sa couche, son salaire et augmenté ses frais de bouche. Ce même jour, la seule présence de Moncef Marzouki au Palais de Carthage, avait coûté à sa pauvre Nation plus de 30.865 DT pour cette unique journée du 4 avril 2014.

En effet, à regarder le budget de la Présidence 2014, on se rend compte que le nouveau président provisoire coûte annuellement à la Tunisie l’exorbitante somme 11,266 MDT.

Moncef Marzouki a certes réduit de 400.000 DT ses frais de réception et de 200.000 DT ses frais de réception. Il faut croire que le nouveau président est plutôt un mauvais hôte. Marzouki qui annonçait, dans sa première interview sur la Watanya1, qu’il allait désormais ouvrir les portes de son palais à tous, y compris l’opposition, ne reçoit plus ou reçoit mal à tel point que qu’un opposant lui rétorque que ««S’il nous a invités, il n’a en tout cas pas préparé le dîner… et s’il croit qu’il nous rend service, alors qu’il se le garde». Cette même opposition boycottera par la suite le dîner qu’il offrait en l’honneur de l’un de ses rares invités, le prince du Qatar.

Le chef d’un Etat qui mendie, depuis la révolution, les salaires de ses employés, a cependant augmenté les frais d’alimentation, d’une année à l’autre, de 200 mille DT et ses frais d’électricité et de gaz de 46 mille DT. Il a aussi augmenté de 100 mille DT ses frais de costume et de 250.000 DT les frais de maintenance de son palais.

Imaginez alors que Moncef Marzouki et sa panoplie de conseillers, dépensent chaque jour l’équivalent d’un salaire mensuel d’un très haut cadre, rien que pour manger. Plus de 3.287 DT par jour, rien que pour ses frais de bouche. Cela sans compter le prix du gaz et l’électricité pour les cuisines qui émarge d’un budget à part. Monsieur le Président, qui n’est pourtant pas le plus élégant des hommes d’Etat, a aussi de quoi s’acheter un costume à 4.300 DT par jour (Tout cela, sans son propre salaire et ceux de tous ceux qui travaillent à la Présidence). Il y a là de quoi habiller, nourrir et faire travailler, des dizaines comme le jeune homme cité plus haut, par jour.

(à suivre)