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Le Club de Mediapart dim. 14 févr. 2016 14/2/2016 Dernière édition

EN DEUIL pour ma TUNISIE, pour le deuxième assassinat politique après la révolution !

 

 

Chokri BELAÏD, figure emblématique  de l'opposition de gauche tunisienne, critique hors normes d’Ennahdha (Parti Islamiste tunisien au pouvoir) et tribun hors pair, Avocat de formation âgé de 49 ans, Secrétaire Général du Parti des Patriotes Démocrates Unifiés (Parti  membre du Front Populaire pour la Réalisation des Objectifs de la Révolution) a été assassiné, de plusieurs balles à bout portant, aujourd’hui mercredi 6 février 2013, à 7h 30, à la sortie de son domicile, dans le quartier résidentiel d’El Menzah 6 à Tunis. Son frère Abdelmajid accuse, explicitement, Rached Ghannouchi, Président-Fondateur et Grand Gourou d’Ennahdha , d’être derrière cet Assassinat.

Hier, mardi 5 février 2013, Chokri BELAÏD a démontré, preuve à l’appui, lors d’un Débat qui a eu lieu en prime time sur Nessma TV , à consonances visionnaires, sonnant comme un testament politique, que "La violence politique en Tunisie est liée à la crise interne que traverse Ennahdha", en affirmant que le Communiqué Final de la réunion du Conseil de la Choura d’Ennahdha (l’équivalent du Comité Central), Communiqué rendu public le samedi 2 février 2013, "contient un feu vert officiel pour les agressions et les violences", du fait qu’il appelle à la libération des membres appartenant à la Section de Tataouine (ville du sud de la Tunisie) de la Ligue de Protection de la Révolution (un des deux bras armés d’Ennahdha, l’autre étant les Salafistes), accusés de l’assassinat de Lotfi NAGDH, Coordinateur Régional de Nida Tounès (Parti politique d’opposition) et Secrétaire Général de l'Union Régionale des Agriculteurs de Tataouine; voir, à ce sujet, mon Article intitulé "À propos du crime de Tataouine : Les Islamistes tunisiens sont passés de l’Appel au Meurtre à l’assassinat de leurs opposants" paru sur le Lien :

http://www.legrandsoir.info/a-propos-du-crime-de-tataouine-les-islamistes-tunisiens-sont-passes-de-l-appel-au-meurtre-a-l-assassinat-de-leurs-opposants.html

Révolté et activiste dans la mouvance des Patriotes Démocrates à l’Université Tunisienne, dès ses années d’étudiant, Chokri BELAÏD  fut arrêté, la première fois, en 1987, à l’âge de  23 ans, et emprisonné, par la suite, à plusieurs reprises, pour son engagement politique. Devenu Avocat, il  a défendu sous le Régime déchu de nombreux prisonniers politiques ou d’opinion dont plusieurs appartiennent aux tendances Islamiste et Salafiste, Mouvements dont font partie, probablement, ses assassins, du moins leurs commanditaires ! Et comme l’a dit le Président François Hollande  en hommage au défunt, la Tunisie a perdu  avec Chokri BELAÏD  "l’une de ses voix les plus courageuses et les plus libres" .

Salah HORCHANI

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