salah horchani
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Billet de blog 6 avr. 2012

Bourguiba toujours vivant dans nos mémoires !

salah horchani
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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

En ce jour du 6 avril 2012, douzième anniversaire du décès d’Habib Bourguiba, je reproduis ci-dessous, tel quel, le quatrième Chapitre de mon Article intitulé « Trop c’est trop ! Monsieur Moncef Ben Salem, Ministre Tunisien de l’Enseignement Supérieur : Il est temps de partir ! », paru, entre autres, sur le Lien :   

http://blogs.mediapart.fr/blog/salah-horchani/090212/lettre-ouverte-monsieur-moncef-ben-salem-ministre-tunisien-de-l-en-0  

et ce, en réponse à la position déclarée du Parti Islamiste Tunisien au pouvoir Ennahdha [et, en premier lieu, à celle de Moncef Ben Salem, notre Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique] vis-à-vis de Bourguiba, de notre Hymne National,…

Monsieur le Ministre, altérer l’Histoire du Mouvement d’Indépendance Nationale ou son Hymne sont aussi des sacrilèges

Monsieur le Ministre, votre Théorie du Complot, plutôt votre Théorie du Grotesque, dans « l’affaire » de la FLAHM n’est pas la première du genre, dans vos analyses des événements, passés et actuels, qui font l’Histoire de notre pays. A titre d’exemple, dans la Vidéo suivante :

http://www.youtube.com/watch?v=KWaxFwSLVf8

qui date du 26 janvier 2011, vous déclarez, entre autres (et quels autres !) que « La table sur laquelle a été rédigée notre Indépendance, Indépendance qui a été rédigée par Maitre Shamama, dont le Cabinet se trouve à la rue Saint-Denis à Paris, qui est israélien, cette table existe encore dans son bureau, elle fait un mètre sur un mètre(sic), ceux qui l’ont rédigée ce sont Mendès France et Cécile Hourani, ce n’est ni Bourguiba , ni un tunisien, ni un arabe. Vous voulez que je vous dise les conditions, les conditions que  Mendes France a imposées à la Tunisie et à Bourguiba: il lui a imposé la liberté aux femmes, selon le modèle occidental, il lui a imposé  la fermeture de la Mosquée de la Zitouna, fermeture que la France n’a pas pu réaliser …» (re-sic) et vous soutenez, ensuite, que Bourguiba est un « suppôt d’Israël, qu’il est d’origine juive qu’il hait l’Islam et l’Arabisme, qu’il est l’ennemi du peuple tunisien et se moque du peuple tunisien, qu’il a occidentalisé le peuple tunisien arabe et musulman et qu’il a fait du musulman un occidental, ce que la France n’a pas pu réaliser au  bout de soixante-seize années d’occupation ».

Tout d’abord, Monsieur le Ministre de l’Enseignement  Supérieur,  j’ai le regret de vous dire que je  me vois dans l’obligation de vous inviter à réviser l’Histoire de notre pays, car votre déclaration contient, de prime abord, une grossière erreur, puisque le Gouvernement Mendès  France n’a rien à voir avec le Protocole consacrant  l’Indépendance de la Tunisie, étant donné que ce Gouvernement est tombé le 5 février 1955.  C’est le Gouvernement Edgar Faure qui a conclu, le 29 mai 1955, les accords de l’Autonomie Interne,   et c’est le Gouvernement Guy Mollet qui a signé, le 20 mars 1956, ledit Protocole.

Avant de poursuivre, permettez-moi, Monsieur le Ministre, de prendre la liberté de vous exprimer ma révolte et ma profonde indignation quant à ces allégations dépourvues de toutes preuves, racistes, populistes et  conformes au discours salafiste  le plus extrémiste; allégations  qui montrent, entres autres, que leur auteur est, encore, au stade où l’on confond sionisme et judaïsme ; allégations qui constituent une insulte insupportable aux universitaires que nous sommes, une insulte insupportable  aux Martyrs et aux Militants du Mouvement de Libération Nationale, avec à leur tête Habib Bourguiba, en qui ils ont placé tous leurs espoirs, Bourguiba qui est le principal artisan-stratège de l’indépendance du pays, fondateur, sans conteste, de l’Etat et de la Tunisie Moderne, promoteur de la libération de la femme tunisienne et de l’enseignement pour tous, acquis qui vous a permis, ne vous en  déplaise, d’accéder au poste ministériel que vous occupez, aujourd’hui, Monsieur le Ministre.

Monsieur le Ministre, bien que je fusse un opposant à Bourguiba, depuis l’aube de notre indépendance, quand la dérive anti-démocratique de son régime s’est confirmée, je me considère comme étant un de ces Militants, malgré mon jeune âge, en ce temps-là,  temps où vous n’étiez pas encore né, puisque j’ai  été l’initiateur de  la première Manifestation organisée par les élèves de l’Ecole Primaire du Collège Sadiki. Nous étions partis de notre Ecole, avec nos tabliers  roses, en scandant, à tue-tête, un chant que j’avais composé pour l’occasion et dont le thème est l’espoir que nous portions en  Bourguiba pour nous conduire à la Libération. Ce chant naïf et enfantin, dont les paroles sont reproduites ci-dessous et qui fut, d’ailleurs, mon premier poème,  n’a, évidemment, aucune valeur littéraire ; mais, pour moi, il demeure,  encore,  le symbole-support d’une  époque vécue de l’Histoire de mon Pays :

Nous les écoliers et les écolières

Nous voulons la paix et non pas la guerre

La Tunisie pour nous, et non pour les français

L’Egypte pour les égyptiens, et non pour les anglais

C’est pour ça qu’on crie sans cesse :

A bas Paye, à bas Paye

Bourguiba va arriver

Pour chasser les Gardes Mobiles, les Goumiers

Et les français !

La Manifestation fut, brutalement, stoppée par des Gardes Mobiles devant  leur  Caserne, voisine du Collège Sadiki, Caserne où,  d’ailleurs, Bourguiba fut emprisonné. L’emplacement de cette Caserne, dominant la Kasbah, est occupé, aujourd’hui, par la Municipalité de Tunis, son esplanade et ce qui fut la première Maison du Parti. Inutile de vous dire, Monsieur le Ministre, que les Gardes Mobiles furent surpris de voir surgir cette bande de gamins osant scander  un chant annonçant l’arrivée de Bourguiba « pour chasser les gardes-mobiles, les goumiers », d’autant plus que nous nous étions donnés la consigne de les pointer du doigt en chantant ce vers.

Pour la clarté du texte, permettez-moi, Monsieur le Ministre, de vous fournir quelques clarifications de certains termes et personnages de ce chant :

« Paye » : Il s’agit de Lucien Paye, Normalien, Agrégé de Lettres, Docteur ès-Lettres. Sa Thèse, soutenue à Paris-Sorbonne en 1957, pourraient vous intéresser, Monsieur le Ministre, puisqu’elle est intitulée : « Enseignement et Société Musulmane ». Il fut Inspecteur de l'Enseignement en Tunisie, avant d’occuper le poste de Directeur Général de l'Instruction Publique en Tunisie, poste qui équivaut, sous le Protectorat Français,  à celui de Ministre de l’Education. Et c’est dans ce cadre qu’il faut situer le vers : « A bas Paye, à bas Paye » (déjà à cette âge, le courant ne passait pas entre moi et mon Ministre de tutelle !). Lucien Paye fut, par la suite, Ministre de l’Education Nationale du Général de Gaulle, dans le Gouvernement Michel Debré.

« Gardes Mobiles » : Il s’agit de la Garde Nationale Mobile, appelée « les Gardes Mobiles », qui fut créée  afin de concourir comme auxiliaire de l’Armée régulière au  maintien de l’ordre dans l’Empire  Français, entre autres.

« Goumiers » : Il s’agit de soldats marocains ayant  servi dans les unités auxiliaires attachées à l’armée française, entre 1908 et 1956.

Monsieur le Ministre, Bourguibiste, je l’étais, aussi, adolescent ; comme l’étaient tous les patriotes tunisiens, à cette époque. Et j’ai, encore, présent à l’esprit cette mémorable journée du 1er juin 1955, date du triomphal retour de Bourguiba au pays, sur le paquebot « Ville d’Alger » accostant à la Goulette, venant de Marseille. Ce jour-là  est la première fois où je l’ai côtoyé à, environ, un mètre de distance, alors que la foule, en l’acclamant interminablement dans un délire généralisé , le hissait, à sa descente du paquebot,  sur son fameux cheval, dans des circonstances qui méritent d’être explicitées, circonstances qui montrent, encore une fois Monsieur le Ministre, que vos allégations constituent une  insulte pour la mémoire commune.

En ce temps, j’étais élève au Collège Sadiki-Khaznadar, proche du Bardo, qui constituait l’internat du Collège Sadiki.  Nous étions, environ, quatre cents internes. A l’annonce de la nouvelle du retour de Bourguiba, nous avons décidé de faire le mur pour aller l’accueillir. Et c’est une colonne constituée de la quasi-totalité des élèves (seule une douzaine d’élèves-boursiers fut déficiente, de peur de perdre leurs bourses) qui a quitté, très tôt le matin de ce 1er juin, l’établissement, illégalement, malgré les menaces de renvoi définitif émanant du Directeur et  du Surveillant Général. Nous avons effectué le trajet à pied jusqu’à la Goulette, ce qui représente, environ, douze kilomètres, dévalisant toutes les boulangeries sur notre passage, scandant des slogans préparés à l’avance ou improvisés  et chantant des chants de Scouts et des chants patriotiques, dont notre Hymne National que votre Parti Ennahdha, Monsieur le Ministre, voudrait modifier. Le soir, à notre retour, l’administration nous a informés que nous étions tous renvoyés et que nos parents devaient venir nous réinscrire, ce qui posait de réelles difficultés puisque nous étions presque tous originaires de l’intérieur du pays.           

Lesdites  allégations constituent, aussi, Monsieur le Ministre, une insulte pour les citoyens tunisiens juifs, partie intégrante du Peuple Tunisien, qui, comme tels, ont contribué, tout au long de l’Histoire, à la construction de la Nation Tunisienne : depuis leur arrivée dans le pays, voilà bientôt deux millénaires et demi ( longtemps, longtemps, avant son islamisation), jusqu’aujourd’hui , en passant par la période de notre lutte pour l’indépendance , période durant laquelle plusieurs d’entre eux  ont souffert dans leur vie, dans leur chair et dans leur sang pour que notre pays puisse vivre dans la dignité, libre et indépendant ; fait corroboré  par les portefeuilles ministériels que Bourguiba a confiés à des Militants juifs, et ce dès le premier Gouvernement de la Tunisie indépendante. Ces allégations constituent, également, Monsieur le Ministre,  une insulte du Grand Homme d’Etat que fut Pierre Mendes France, ami de toujours de la Tunisie qui, avec le Président Bourguiba,  ont su nous éviter une hécatombe comparable à celle du drame de nos voisins algériens. Enfin, Monsieur le Ministre, vous qui vous faites appeler, quelques fois, cheikh Ben Salem, qui avez dirigé, souvent, aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger, la Prière du Vendredi, avez-vous oublié qu’un des enseignements les plus œcuméniques et les plus omniprésents, sous de diverses présentations, dans notre Saint Coran se résume en la phrase suivante :  « Pour être un bon musulman, il est nécessaire d’être, à la fois, un bon juif et un bon chrétien » ? Enseignement qui est porté, par exemple, par le Verset 136 de la Sourate 2  qui dit :

 « Dites : "Nous croyons en Dieu, en ce qui nous a été révélé et en ce qui a été révélé  à Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Patriarches, et en ce qui a été révélé à Moïse et à Jésus, et en ce qui a été révélé à tous les  Prophètes, venant de leur Seigneur : nous ne faisons aucune distinction entre aucun d’entre eux. A Lui seul, nous sommes Soumis" ».

Sachez, Monsieur le Ministre, que les dits, écrits et analyses, de ceux qui se trouvent, comme vous, aux premières loges de l’actualité, constituent les principaux ingrédients dans l’élaboration de l’Histoire d’un peuple. Aussi, pour nos enfants et pour notre Tunisie de demain, soyons vigilants pour ne pas leur transmettre des données erronées, au risque d’aboutir à une falsification de l’Histoire de la Nation : Il s’agit là, Monsieur le Ministre, d’un devoir de Mémoire et de Vérité. Et nul n’est à l’abri d’une falsification par ignorance, comme ce fut, certainement, votre cas, Monsieur le Ministre, dans la Vidéo suivante :

https://www.facebook.com/photo.php?v=3074440790021

Vidéo dans laquelle vous avez prétendu, devant des millions de téléspectateurs,  que l’organisateur du premier rassemblement devant le Gouvernorat de Sidi Bouzid, le 17  décembre 2010 [après l’immolation par le feu de Mohamed Bouazizi, immolation qui a marqué le début de la Révolution de Jasmin], est  Omar Ould Ahmed Ben Ali, un militant de votre Parti Ennahdha, alors qu’il fut prouvé, dans cette même Vidéo, que cette personne n’a jamais pris part à la révolution et n’est apparu, comme d’ailleurs tous les islamistes, y compris vous-même, Monsieur le Ministre, qu’après le 14 janvier 2011, date de la fuite du  Dictateur ! Il s’est, aussi,  avéré, sans conteste,  dans ladite Vidéo, que ledit organisateur est, en réalité, le syndicaliste Nacer Dhahri.

Dans ce contexte, je tiens à vous exprimer, Monsieur le Ministre, mon indignation devant les  appels réitérés à la falsification de notre Histoire émanant de  partisans, patriotiquement ignares, dont certains sont hautement placés dans votre Parti ou ceux de vos alliés, appels   demandant  l’amputation  ou le changement de  notre Hymne National. Le passage visé par l’amputation est constitué, comme vous devez le savoir, Monsieur le Ministre,  par le Quatrain final :

"Lorsque le peuple un jour veut la vie

Le destin se doit de répondre                                                                          

Aux ténèbres de se dissiper

Aux chaînes de se briser"                                   

dont l’auteur est Abou el Kacem Chebbi [mon oncle maternel de lait, soit dit en passant], membre du Groupe « Taht Essour », groupe que vous connaissez bien, Monsieur le Ministre. La raison avancée par les partisans de l’amputation est que le contenu de ce Quatrain est contraire au dogme de la Prédestination ! Faut-il rappeler à ces ignares, Monsieur le Ministre, le nombre  de fois où nous avons scandé ce Quatrain, dans nos révoltes, dans nos manifestations, au milieu des bombes lacrymogènes et des balles réelles des Brigades Spéciales du Dictateur déchu, Quatrain  que nos Martyrs ont crié jusqu’à leur dernier souffle. Quant à la raison de la  légitimité absolue de conserver notre Hymne National, qui doit faire taire, une fois pour toutes, ces farfelus,  patriotiquement ignares, elle est contenue dans l’émouvant témoignage suivant de Georges Adda où il décrit la place exceptionnelle occupée par cet Hymne lors de l’exécution des nationalistes condamnés à mort pendant l’occupation coloniale   :

https://www.facebook.com/photo.php?v=323865407660541&set=vb.123059487803278&type=2&theater

Il est fort probable, Monsieur le Ministre, que vous ne connaissez pas Georges Adda : Georges, né en 1916 et décédé en 2008, est un  tunisien, juif, antisioniste (eh ! Oui, Monsieur le Ministre, ça existe !), militant communiste et syndicaliste, de la première heure, figure emblématique du mouvement de libération national et de la gauche tunisienne. Afin que vous ayez une idée de sa stature, je reproduis ci-dessous, Monsieur le Ministre, un de ses plus beaux textes:

« Je viens de loin. Les Berbères, mes ancêtres, ont connu les Phéniciens, les Romains, les Vandales, les Arabes, les Normands, les Turcs et les Français qui ont successivement occupé mon pays(…) Ainsi, la Tunisie est mon pays, et le peuple tunisien est mon peuple. Toutes les femmes et tous les hommes qui subissent les injustices politiques et sociales sont mes sœurs et frères. Pour la libération de mon pays, j'ai connu prisons, camps de concentration et déportation des colonialistes français. Aujourd'hui, je me dois d'apporter mon soutien au peuple palestinien martyr ».

Permettez-moi, Monsieur le Ministre, de prendre la liberté de vous rappeler qu’Elissa, Jugurtha, Félicité et Perpétue, Saint-Augustin, Kahina, Ibn Khaldoun, et Bourguiba sont enregistrés, à jamais, avec beaucoup d’autres,  dans l’ADN de la Nation Tunisienne.

Ce qui précède et ce qui va suivre me conduisent, Monsieur le Ministre, à la constatation suivante :

En général, les Régimes Politiques perdent leur lucidité, en croyant que tout leur est permis, en fin de course ; notre Régime actuel l’a perdu avant même d’avoir démarré !

Salah HORCHANI

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