Ennahdha, c’est aussi de l’islamisme conjugué avec le terrorisme et le mercantilisme

À l’attention de ceux qui croient encore que les anciens d’Ennahdha furent des prisonniers politiques pacifiques, partisans de l’Islam modéré, des persécutés par les régimes passés pour des motifs religieux, des militants pour le bien-être du Peuple à qui la Nation doit fournir une  indemnisation pour les préjudices qu’ils ont subis en tant que tels.

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Sur la photo, de gauche à droite, le logo de la Confrérie des Frères musulmans, Rached Ghannouchi, président-fondateur du parti islamiste tunisien Ennahdha qui est, de fait, la  hidden  branche tunisienne de la Confrérie, bien qu’Ennahdha s’en défende, et Hassan Al Bana, fondateur de la Confrérie.

Les islamistes condamnés de toutes les générations,
Après avoir obtenu leur professionnelle réintégration
Avec sauts exceptionnels de degrés, de grades et d’échelons
À l’instar de leur ministre du supérieur Enseignement [1]
Grâce à la loi d’amnistie et le copinage partisan,
Pour se procurer une cagnotte sur le dos de la Nation,
Afin de s’assurer une confortable pension
Tout en renflouant le budget de leur mère-maison
En soutien de leurs campagnes des prochaines élections,
Ont réclamé, haut et fort, sans retenue ni distinction,
Une rémunération, une indemnisation,
Dont le montant [2], extravagant, dépassant
Le trentième du Budget de l’État du millésime courant,
Pour les périodes passées en résidence surveillée ou en prison,
Ainsi que celles durant lesquelles ils avaient perdu leur fonction,
Suite aux actions de leur théocratique Mouvement,
Avec ses exactions commises à l’égard de la population
Sans oublier leurs complots avortés, voilà bientôt trente ans,
Leurs criminels attentats à la bombe visant des innocents,
Leurs vitriolages de paisibles passants, les défigurant
Pour le reste de leur vie et les pauvres gens qu’ils ont brûlés vivants [3]
Actions-acte-de-naissance du terrorisme islamisant
Ayant pour dessein de nous ôter tous nos droits, complètement,
Actions ayant pour but d’instaurer la Sharia, tout simplement,
En faisant abstraction de notre historique vocation
À s’opposer à toute forme de théocratisation,
Et couper court tout chemin conduisant à la civilisation,
À commencer par nos acquis obtenus auparavant,
Conséquences de luttes et de combats d’un demi-siècle durant,
Qui placent notre pays au top du Monde musulman,
Fidèles aux objectifs de la Confrérie de leurs Frères d’Orient
Dont Ennahdha, quoi qu’elle dise, est une ramification
Ils ont été entendus par les islamistes constituants
Qui ont fait adopter une loi pour leur indemnisation,
Et cela pour leur combat conduit volontairement
Violent, sectaire et extrémiste, religieusement,
Afin de nous ramener quatorze siècles avant,
Loi qui, outre les financières gratifications,
Sur le dos des citoyens de toutes conditions,
Efface l’ardoise de leurs crimes, définitivement
Y compris de ceux qui ont les mains entachées de sang

Bizarre et singulière connexion
Entre l’argent et l’engagement,
Caractéristique des aventuriers en quête d’enrichissement,
Propre aux mercenaires et aux engagés militairement,
Inconnue chez Bourguiba, Mandela,…et les français résistants,
Les combattants du FLN et les militants de tous les temps
Ainsi, Hamma Hammami, Ezzeddine Hazgui et leurs compagnons,
Gilbert Naccache et les anciens du perspectiviste mouvement,
Dont j’ai eu l’honneur de faire partie quand j’étais étudiant
En tant que son antenne dans la bourguignonne circonscription
Tout en étant au Parti communiste tunisien adhérent,
Salah Zeghidi et les Démocrates qui ont subi la répression
(La liste est longue et ne pourrait faire l'objet d’énumération)
Sous le joug des régimes précédents; mais, eux, en se battant
Vaillamment, par la plume, la parole, pacifiquement,
Pour la Liberté, la Démocratie et leur instauration,
Le bien-être de leur Peuple et ses revendications,
Ceux-là mêmes, appelés « matérialistes », précisément,
Qui veulent laisser à Dieu ce qui est dans le Coran
Et ce qui est à la République, au Parlement,
Ont exprimé, publiquement et catégoriquement [4],
Leur refus de toute compensation, de toute indemnisation,
Pour les tortures subies, les périodes qu’ils ont passées en prison
Et les souffrances de leurs familles, avec leurs harcèlements,
Les déficits d’affection présentielle, les diverses privations.
Le regretté Mohamed Charfi et ceux qui sont au firmament
Avec lui, là-haut ou ailleurs, parmi nos camarades d’antan,
Auraient réagi, s’ils étaient ici-bas, pareillement
Car, pour tous, le militantisme est un combat permanent
Qui se conjugue avec l’absolu désintéressement,
L’acceptation d’endurer les supplices et les châtiments
Et les risques encourus par ses proches, son conjoint, ses enfants,
Pour faire triompher la volonté du Peuple et ses aspirations

Salah HORCHANI

[1] Voir le paragraphe 6 - intitulé : «Monsieur le Ministre, votre auto-promotion au grade de Professeur des Universités pose problèmes et questionnements ! » - de mon article dont le titre est « Trop c’est trop ! Monsieur Moncef Ben Salem, Ministre Tunisien de l’Enseignement Supérieur : Il est temps de partir !», paru sous le lien suivant :

https://www.legrandsoir.info/trop-c-est-trop-monsieur-moncef-ben-salem-ministre-tunisien-de-l-enseignement-superieur-il-est-temps-de-partir.html

[2] http://www.businessnews.com.tn/doit-on-indemniser-les-prisonniers-politiques-et-comment-le-faire%2C526%2C32576%2C4

À titre de comparaison, ce montant - qui est de un milliard de dinars - est égal à, environ, six fois le budget du Ministère de la Culture et dix fois les dépenses prévues pour la Recherche Scientifique, par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.

[3] Afin d’argumenter ce qui est affirmé, à savoir, l’existence de complots et d’attentats terroristes attribués à Ennahdha, attribution que cette dernière persiste, officiellement, à nier, et à reconnaitre en les justifiant, officieusement, nous indiquons ci-dessous plusieurs sources d’origines diverses (Livres, Wikileaks, Rapport du Commissariat à la magistrature fédérale du Canada, médias tunisiens et étrangers, Témoignage-vidéo) confirmant la responsabilité d’Ennahdha dans ces crimes et ses liens avec d’autres organisations terroristes :

a. François Burgat, L'islamisme au Maghreb, Payot, Paris, 1988 ; édition revue et augmentée parue en 1995.

François Burgat [politologue, spécialiste des courants islamistes dans le monde arabe, est Directeur de recherches à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM) de l’Université d’Aix-en-Provence] évoque, en détail, dans ce livre l’implication d’Ennahdha dans  les attentats à la bombe de Monastir et Sousse, en 1987, et dans l’attentat de Bab Souika, le 17 février 1991, au cours duquel deux gardiens furent brulés vifs. 

b. Mohamed-Chérif Ferjani, Islamisme, laïcité et droits de l'homme, Éditions L'Harmattan, Paris, 2000.

Mohamed-Chérif Ferjani [islamologue, Professeur de science politique à l'Université Lyon 2 et chercheur au sein du Groupe de recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (GREMMO)] évoque dans ce livre, entre autres, le rôle du Djihad dans le discours de Rached Ghannouchi en concluant, pages 212-213 : « Quant aux moyens à utiliser pour combattre la "mécréance" et l'"injustice", R. Ghannouchi préconise le Djiihad qui "varie selon l'étape" de l'action pour un "régime islamique" ».

c. Roland Jacquard, Au nom d'Oussama ben Laden, Éditions Jean Picollec, Paris 2001.

Roland Jacquard [ancien journaliste au Canard enchaîné, président de l’Observatoire international du terrorisme et invité régulier sur le plateau de la fameuse émission C dans l’air de France 5] affirme dans ce livre que c’est Rached Ghannouchi lui-même qui a rédigé, lors de son exil à Alger en 1990, la plate-forme électorale du FIS pour les élections municipales algériennes de 1990. En outre, on apprend dans ce livre que c'est Ennahdha qui a établi, à la veille de la première guerre du Golfe, le contact entre le FIS et les milliardaires bailleurs de fonds islamistes au sein des monarchies du Moyen-Orient. De plus, en 1990 et 1991, Ennahdha aurait diligenté cadres et moyens en Algérie pour soutenir le FIS dans sa campagne électorale.

d. http://wikileaks.ch/gitmo/pdf/ts/us9ts-000038dp.pdf (Note 11 se trouvant au bas de la page 5).

e. http://reports.fja.gc.ca/fra/2002/2001cfpi1043.html (Paragraphe 55).

f. http://www.kapitalis.com/politique/national/5704-ennahdha-demandera-t-il-pardon-aux-tunisiens-pour-les-attentats-de-1987.html

g. http://www.huffpostmaghreb.com/sabri-ben-salem/tunisie-pourquoi-le-terro_b_3735740.html

h. http://www.islamisation.fr/archive/2011/01/18/le-figaro-ment-sur-l-islamisme-tunisien-arielle-thedrel.html

i. http://www.legrandsoir.info/lettre-ouverte-a-monsieur-moncef-ben-salem-ministre-tunisien-de-l-enseignement-superieur.html (Paragraphe 2 intitulé « Monsieur le Ministre, le Peuple veut connaître la vérité, rien que la vérité, toute la vérité sur la tentative de Coup d’Etat Islamiste de 1987 »).

j. Pour les arabophones, ci-dessous un témoignage de la fille d'une des victimes des actes terroristes d'Ennahdha à Bab souika (Vidéo) :

https://www.youtube.com/watch?v=0AinQEkg-RM

[4] Voir, à ce sujet, par exemple :

http://www.leaders.com.tn/article/des-militants-de-gauche-des-annees-60-et-70-refusent-tout-dedommagement?id=8398

http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-Les-ex-prisonniers-de-gauche-refuseront-les-reparations-item-2660.html

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