Notre tunisianité et leur qatarianité !

Médaille représentant au droit la reine DIDON et au revers une vue panoramique de la ville et du port de Carthage. Œuvre d'Alexandre Cesati (1510-1564)

 

Les qatariens, leurs acolytes et leurs protégés, qui essayent de faire de notre Tunisie une Somalie, un Iran, un Soudan ou un Afghanistan, ou bien une colonie de ces nouveaux riches du Moyen-Orient, feraient bien d’apprendre l’histoire, trois fois millénaire, de la Tunisie et de se renseigner sur  les grandes figures  tunisiennes de l’Histoire Universelle qui ont façonné la pensée et les croyances de l’Humanité, ainsi que notre tunisianité et notre diversité, à la base de notre bien-vivre-ensemble légendaire et de notre attachement viscéral à notre exception tunisienne, havre dans le tumultueux monde musulman  :

les trois Papes africains (au temps où notre pays se nommait « Africa », nom  qui est à l’origine de celui de notre continent), à savoir : Victor (189-199),  Miltiade (311-314) et Gélase (492-496), tous les trois sanctifiés, Sainte Perpétue et Sainte Félicité qui connurent le martyre à Carthage, Saint Augustin , Saint Cyprien et Tertullien dont les écrits sont la base de l’aube du catholicisme et de ses dogmes, les Empereurs romains africains, en particulier,  Septime Sévère et Caracalla, Didon, fondatrice et première reine de Carthage, Hannibal, Amilcar, La Kahena, Reine Berbère qui régna pendant cinq ans, sur toute l’Ifriqiya, l’Imam Sahnoun, Ibn Khaldoun, Kherreddine, Essayda El Mannoubia, Aziza Othmana, Tahar Haddad, Aboul Kacem Chabbi, Albert Memmi,Ferhat Hachad, Habib Bourguiba, Fadhel Ben Achour, Gisèle Halimi, etc. etc.

Et ils sauront que ce Grand petit pays ne peut pas être dominé par des incultes.

S’ils cherchaient dans leur qatarianité, c’est le néant qu’ils trouveraient !

 

Salah HORCHANI

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