Djamila Bouazza, avec sa bombe, lors de la reconstitution de «l’Attentat de la Cafétéria» à Alger.
Djamila Bouazza, une des figures emblématiques de la Révolution algérienne, un des symboles du combat et de la résistance, nous a quittés, ce vendredi 12 juin 2015, à l’âge de 78 ans. Agent de liaison et membre du réseau de Yacef Saâdi, pendant la Bataille d’Alger, elle a été arrêtée en mai 1957 et condamnée à mort, au mois de juillet de la même année, alors qu’elle venait d’avoir dix-neuf ans, par le Tribunal permanent des forces armées d’Alger, en même temps qu’une camarade de lutte, et autre icône de la Révolution algérienne, qui est son ainée de trois ans et qui se prénomme aussi Djamila : Djamila Bouhired, combattante appartenant au premier cercle de Yacef Saâdi. Elles ont été les premières condamnées à mort par le Tribunal militaire français. Leur peine fut commuée en travaux forcés à perpétuité grâce à une campagne internationale de soutien orchestrée par Henri Alleg, Georges Arnaud et Jacques Verges, qui était leur avocat*. Après l’indépendance, les deux Djamila ont vécu à l’écart des fastes, des honneurs et des privilèges de la nomenklatura.
Salah HORCHANI
*Dans la vidéo suivante, Maître Verges parle du procès des deux Djamila :
http://www.dailymotion.com/video/x5b2zz_jacques-verges-sur-djamila-bouhired_news#from=embediframe