Je suis Paname !

Compassion et solidarité. Avec la Ville-Lumière et des libertés. De  culture et de festivités. Celle qui a donné à l’Humanité. Les Droits humains dans leur universalité. Alors que les peuples se débattaient. Dans l’esclavage et les féodalités. Ville-témoin de notre choix de société

Compassion et solidarité. Avec la Ville-Lumière et des libertés. De  culture et de festivités. Celle qui a donné à l’Humanité. Les Droits humains dans leur universalité. Alors que les peuples se débattaient. Dans l’esclavage et les féodalités. Ville-témoin de notre choix de société

Compassion et solidarité
Pour ces barbares atrocités
Qui ont terrifié, épouvanté
Tous les habitants de la Cité
Lors de l’écoulée nuitée
Commises par les forces de l’obscurité,
Ennemies de l’humain et de la modernité,
Dans leur combat contre notre choix de société
Forces dont la barbarie n’est pas limitée,
Presque tous furent des islamistes « lightés »,
À l’instar de Rached Ghannouchi et ses recrutés 1),
Feignant de ne pas conjuguer politique et piété
Dissimulant soigneusement leur propre vérité
En attendant de saisir la meilleure opportunité
Comme dirait l’adage « ne se masquer que pour mieux sauter »,
Que l’Occident continue à couvrir et à gâter,
Y compris la mère-patrie de la laïcité,
En leur décernant des Prix de complicité
Voyant en eux la seule éventualité
Contre Daesh, dans les pays arabes tourmentés,
Aux dépends de ceux qui défendent la civilité
De l’État et la démocratie, en priorité,
Faits que les trois pouvoirs 2)  devraient méditer !
Forces, dis-je, dont la barbarie n’est pas limitée,
Avec leurs kamikazes et les décapités
Dont le dernier sortait à peine de la puberté,
Orphelin de père, dont la mère souffre de cécité,
Aux confins de Mare nostrum, de notre côté,
Dans la  nouvelle Tunisie de la dignité,
Unique soutien d’une famille dans la pauvreté
N'ayant comme occupation que voir son troupeau brouter
Ils l’ont égorgé, parce qu’il avait résisté
Quand ces fous de Dieu ont voulu le racketter,
En ce même vendredi 13, après l’avoir ligoté 3)
Les traiter de fous tout court, c’est insulter
Les souffrants mentaux, dans leur diversité
Les traiter de chiens tout court, c’est insulter
Cet ami de l’homme et sa fidélité
Ce sont des êtres dont la volonté
Est de tuer en toute gratuité
Des êtres qui ont été formatés
Pour se surpasser dans les monstruosités
On ne peut être qu’horrifié et révolté
Devant leur criminelle lâcheté

La stratégie que leurs gourous ont arrêtée
Est de monter les tensions entre communautés
Dans les pays où l’Islam est en minorité
Croire qu’ils pourraient y arriver, c’est ne pas compter
Avec l’intelligence des peuples et leur lucidité
Ressaisissons-nous et, ensemble, faisons avorter
Leur sinistre  projet et sa  machiavilité
Arrêtons de discourir et de se lamenter
Et agissons avec volonté et fermeté
Unissons-nous, sans ambiguïté
Pour les bannir à perpétuité
Unité, unité, unité
Pour rassembler nos capacités
Sans relâche ni velléité
Il n’y a pas d’autres opportunités
Pour une conviviale proximité

Compassion et solidarité
Avec les familles des exécutés 4)
Avec les blessés, les amputés
Avec tout un peuple affecté
Mais, resté debout avec fierté,
Dignement, dans la sobriété
Ce peuple, de par le monde, réputé
Pour sa joie de vivre et pour sa gaîté
Celui-là même qui avait inventé
L’égalité et la fraternité
Comme fondements de la citoyenneté

Salah HORCHANI

1) Par l’expression  « Rached Ghannouchi et ses recrutés », je sous-entends Rached Ghannouchi et les militants du parti islamiste tunisien Ennahdha dont il est le président-fondateur. Parmi les plus célèbres de ces recrutés, on peut citer Abou Iyadh, ancien militant d’Ennahdha et chef des salafistes djihadistes tunisiens, dont le mouvement, « Ansâr ach-Charî’a », est considéré, aujourd’hui, le principal responsable des assassinats politiques et des exécutions terroristes en Tunisie, visant aussi bien les citoyens tunisiens que les touristes étrangers. Voir, à ce sujet :

1. mon article intitulé «L’origine des assassinats politiques et des exécutions terroristes au Djebel Chambi en Tunisie», paru sous le lien suivant :

http://blogs.mediapart.fr/blog/salah-horchani/300713/l-origine-des-assassinats-politiques-et-des-executions-terroristes-au-djebel-chambi-en-tunisie

2. mon article intitulé «Attentat terroriste du Bardo - CES NAHDHAOUIS QUI SONT «FRÈRES MUSULMANS» AVANT D’ÊTRE TUNISIENS !», paru sous le lien suivant :

http://blogs.mediapart.fr/blog/salah-horchani/230315/attentat-terroriste-du-bardo-ces-nahdhaouis-qui-sont-freres-musulmans-avant-d-etre-tunisiens

Dans ce contexte, il convient de rappeler deux phrases-culte de Rached Ghannouchi, rapportées dans ce dernier article, à propos des salafistes tunisiens, dont font partie les assassins du Bardo et de Sousse :

 « [Les salafistes], ce sont nos enfants et ils me rappellent l’élan de ma jeunesse, ils veulent promouvoir une nouvelle culture », « ils ne sont pas une menace pour la sécurité du pays».

2) À savoir, le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire.

3)http://www.lapresse.tn/15112015/106469/soutien-a-la-famille-du-martyr-mabrouk-soltani.html  

Voir, aussi, mon commentaire ci-dessous, référencé : 15/11/2015, 22:30 | Par salah horchani, et suivants.

 4) «Attentats à Paris. L'effroyable liste des morts ou 129 destins brisés» :

http://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/attentats-paris-leffroyable-liste-des-morts-ou-129-destins-brises-3843333   

 

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