Tunisie - Le jugement porté sur l’enseignant-chercheur Kaïs Saïed par ses pairs

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C’est un président à la biographie pompeusement présentée, faite pour impressionner [7]
Biographie qui ne permettrait pas aujourd’hui d’être, assistant universitaire, recruté
Comme Professeur des universités, il se présente [7] et ses pages de soutien Facebook le font passer [15]
Ce qui a fait couler beaucoup d’encre, adressons nous à ses pairs pour élucider cette donnée
En ce qui concerne l’énigme de sa Thèse, le politologue Antoine Basbous a certifié
Qu’il l’a bien présentée, mais, par la Commission des thèses de sa Faculté, «a été rejetée
Ne lui permettant jamais d’être professeur. Cela illustre, en dehors des normes, son côté
Un côté un peu marginal et frustré. Il a toujours été, par le système, repoussé» [21]
Je respecte tous les grades de mon métier, c’est simplement un problème de transparence et d’honnêteté
Sa Thèse, intitulée «La pensée constitutionnelle», est restée, jusqu’à ce jour, inachevée
Après toute une carrière qui lui a été consacrée, alors que, enseignant-chercheur, il est demeuré
Jouissant d’une fonction dont le statut le place, moralement, sous contrat à durée déterminée
Durée déterminée par les trois ou quatre années nécessaires pour que la Thèse soit achevée
Contrairement à ce que font circuler partout ses fans qui prétendent qu’elle lui a été volée !
Quant à Khadija Mohsen-Finan, enseignante à la Sorbonne, elle parle du «retour du refoulé» [21]
Kaïs Saïed a su déjà séduire les téléspectateurs, lors de ses apparitions à la télé
En tant que commentateur de l’actualité et de ce que le pays traversait
Plutôt, en tant que « technicien du droit», comme Hamadi Redissi l’a qualifié
«Un Gentil Universitaire [qui] ne vient pas des luttes, objet de publique curiosité»
En ajoutant « une pure création des médias post-14 » qui , «railleurs», l’écoutaient
«Qui n’ont pas pris la peine de faire d’investigations sur le personnage » [21], et son CV
Qui l’ont fait sortir de l’anonymat, après la Révolution du 14 janvier
Sortie fondatrice qui, plus tard, sera pour beaucoup dans sa marche vers le Palais
Khadija Mohsen-Finan est une politologue tunisienne et Basbous est libano-français
Spécialiste du monde arabe et de l’islam, par qui l’Observatoire des Pays Arabes fut lancé
Hamadi Redissi est le politologue qui, en 2012, fut, par les salafistes, violenté
Lors du rassemblement de soutien à Nessma TV pour le procès qui lui a été intenté
Devant le Tribunal de première instance à Tunis pour avoir, le film Persepolis, diffusé
Procès aussi contre son propriétaire Nabil Karoui qui était du côté de la modernité
Ce même Nabil Karoui, candidat malheureux, qui, depuis, avec Ennahdha, essaye de flirter
Dans ce contexte, Nizar Bahloul, directeur du journal électronique Business News, a spécifié
En ce qui concerne la personnalité de Kaïs Saïed et son exceptionnelle complexité :
« D’utopique ou machiavélique, de naïf ou de super-intelligent, on hésite à [le] qualifier
Cela suscite méfiance et inquiétude [car], dans un cas comme dans l’autre, on sent l’arnaque à grand nez» [21]
Aussi, comme je l’ai déjà mentionné [3], c’est par effraction que, dans la vie politique, il est entré *

Salah HORCHANI

* Extrait de :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/131019/elections-tunisiennes-voila-ou-nous-conduit-la-desunion-des-forces-modernistes-0

 

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