Les adieux des Lèche-Babouches à l'Ambassadeur du Qatar en France (Photos)

1. Une brochette, diversement colorée, de plus d’une douzaine de Ministres

Mardi 12 novembre 2013, au soir, une brochette, diversement colorée, de la classe politique française, dont plus d’une douzaine d’anciens et d’actuels Ministres, et même des Ministres d’État, s’est précipitée, pour le pot de son départ, chez Mohamed Jaham al-Kuwari, Ambassadeur du Qatar en France, depuis dix ans, homme-clé de la diplomatie qatarie qui, à ce titre, a été promu Ambassadeur du Qatar aux États Unis d’Amérique, à compter du vendredi 15 novembre 2013, pot qui a été agrémenté en chansons par Enrico Macias et sa guitare *. Cette soirée-communion entre démocrates de France, pays berceau de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, dans les locaux de l’Ambassade parisienne du Qatar , pays berceau  de la Fondation arabe pour la démocratie**  (eh ! oui !), pays qui se résume en une phrase « Des tentes dans le désert aux palaces cinq étoiles, des chameaux aux Ferrari »***, a rassemblé, entre autres : Michèle Alliot-Marie, Dominique de Villepin, Claude Guéant, Elisabeth Guigou, Jean-Pierre Jouyet, Jack Lang,  Frédéric Lefèbvre, Enrico Macias , Nadine Morano , Patrick Ollier, Ségolène Royal, Manuel Valls et Hubert Védrine.

 

2. Photos

 

 

 

 

Salah HORCHANI

 

* http://www.youtube.com/watch?v=YeEvHFNS1gc#t=17

** a. Pour plus de détails sur le Qatar, voir mon article (et ses commentaires) intitulé "Le qatarisme, ce fléau qui nous menace ! Aujourd’hui, la Tunisie, et demain, qui sait, la France !", paru sur le lien :

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-qatarisme-ce-fleau-qui-nous-135242

     b. Son Altesse la Cheikha-Consort Mozah et les Droits Humains

Son Altesse la Cheikha-Consort Mozah est la Présidente de la Fondation arabe pour la démocratie !, domiciliée à Doha, capitale du Qatar, le Qatar dont le régime, les libertés et les droits des citoyens (en particulier, ceux des femmes) se situent à des années-lumière du Printemps arabe, pays de l’apartheid, par excellence, où vivent, trois fois plus d’hommes que de femmes, à cause du fait que 65% de ses habitants sont composés par la sous-classe d’une population de travailleurs immigrés, à quasi-totalité masculine :

http://www.qsa.gov.qa/eng/PopulationStructure.htm

sous-classe ghettotisée, marginalisée dans la vie de la cité et surexploitée, travaillant dans des conditions violant les règles les plus élémentaires des droits sociaux et du travail, le Qatar, pays non francophone, devenu, depuis octobre 2012, par décision inattendue, membre associé de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), et ce, sans être passé par le statut d'observateur, comme l’exige la règle convenue, fait qui risque de déstabiliser, aussi, l’OIF en lui faisant perdre sa spécificité !, le Qatar qui n’a pas hésité à condamner à la perpétuité le poète Mohammed al-Ajami, alias Ibn al-Dhib, pour avoir écrit en 2011 un poème ayant pour titre "Poème du Jasmin" où il rendait hommage à la Révolution Tunisienne, exprimant l’espoir que le changement puisse toucher d'autres pays arabes en clamant "nous sommes tous la Tunisie face à une élite répressive" ; voir à ce sujet, sur le Lien [4], le Communiqué d’Amnesty International intitulé « Qatar : Outrageous life sentence for " Jasmine poet" ».

Extrait de mon article paru sur le lien suivant:

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-torchon-brule-entre-son-altesse-134479

 

*** in Qatar-Les secrets du coffre-fort,  par  Georges Malbrunot et Christian Chesnot (Michel Lafon, Paris, 2013).

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