La fameuse députée islamiste  Yamina Zoghlami *, à la  joyeuse (!)  Manif islamiste de soutien au discours, du jour, de  Ali Larayedh, Premier ministre islamiste, et à la « légitimité de son gouvernement», au soir de ce mercredi 23 octobre 2013, sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis, premier ministre qui n’a pas tardé à se plier, par la suite, à contrecœur, précisément ce matin, à la volonté du Peuple, dans une lettre adressée à Houcine Abassi, Secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail, lettre faisant de son cabinet un gouvernement démissionnaire **, première et essentielle revendication populaire pour entamer le « Dialogue national », et ce, grâce à la forte mobilisation des forces démocratiques (manifestations et sit-ins, à travers tout le pays, qui durent, de façon ininterrompue, depuis des mois, retrait de plus du tiers des députés de l‘Assemblée Nationale Constituante,… )  et contrairement au dit discours de l’avant-veille dans lequel Ali Larayedh avait signifié, énergiquement, son ferme refus de se soumettre aux exigences du Peuple.

 

Pour plus de détails sur cette Manif islamiste, voir l’article intitulé : « Politique : La joie obscène des Nahdhaouis dans une Tunisie en deuil », paru sur le lien :

http://www.kapitalis.com/politique/18823-politique-la-joie-obscene-des-nahdhaouis-dans-une-tunisie-en-deuil.html

 

Savourons cette victoire des forces progressistes contre les forces des ténèbres, symbolisée par cette photo, victoire que nous souhaitons être annonciatrice du retour du Printemps, en demeurant mobilisés et vigilants, car, avec ces gens-là, réputés pour leur double-langage et leurs revirements et dont la solution finale  demeure  "La Sharia-rien que la Sharia-toute la Sharia", tout est possible, et en n’oubliant pas que "nahdhaoui et salafiste", c’est "brune-chéchia et chéchia-brune".

Les prochaines étapes, matérialisant cette victoire, ont été clairement décrites par Selma Mabrouk Députée Anc sur sa Page Facebook, description reproduite, telle quelle, ci-dessous **.

 

Salah HORCHANI

 

* Yamina Zoghlami tient sa réputation, entre autres, de son sentiment de supériorité, en tant qu’islamiste. Ainsi, elle a déclaré sur la Wataniya 1 (l’équivalent de France 2), à une heure de grande écoute, que «les partisans d'Ennahdha [Parti islamiste tunisien au pouvoir] sont tous vertueux et ne prononcent jamais d’obscénités» (sic) ; voir , également, à ce sujet, le lien suivant :

http://www.webdo.tn/2012/05/30/le-silence-de-madame-la-deputee-yamina-zoghlami/

 

** Vendredi 25 octobre, 3 mois jour pour jour après l'assassinat du député Mohamed Brahmi le 25 juillet, la mise en application de la feuille de route commence enfin. Après 20 jours de tergiversations, l'annonce claire et par écrit de la démission du gouvernement selon les termes de cette feuille de route a permis de débloquer la situation.

Dès aujourd'hui, ce gouvernement est considéré comme démissionnaire.

Nous sommes à J-8 de connaitre le nouveau chef du gouvernement indépendant.

Nous sommes à J-21 d'avoir un nouveau gouvernement compétent et apolitique.

Le compte à rebours a aussi commencé pour le processus constitutionnel :

 J-8 pour la mise en place de l'ISIE.

 J-21 pour l'adoption de la loi électorale.

 J-28 pour l'adoption de la constitution.

Ce vendredi 25 octobre, les députés retirés se sont aussi engagés à participer aux travaux de l'Assemblée, nécessaires à la mise en application de la feuille de route.

Ces travaux devant être déterminés par le "dialogue national" qui a déjà constitué 3 ateliers de travail : Un atelier "El Massar El 7oukoumi", un atelier "El massar Edestouri" et un atelier "El massar El Intikhabi".

En définitive,

Le 1er novembre, nous devrions connaitre la nouvelle personnalité qui dirigera le pays.

Le 15 novembre, un gouvernement de salut national devrait être installé.

Le 25 novembre, nous devrions avoir une nouvelle Constitution.

La vigilance sera la règle pour tous ceux qui veulent que ce processus réussisse, car, nous ne sommes évidemment pas à l'abri des habituelles tentatives de marchandage d'Ennahdha and Co.

Le soutien populaire a fait que, dès aujourd'hui, le gouvernement de la Troïka soit considéré comme démissionnaire. L’appui des citoyens et des citoyennes devra continuer à être un facteur important pour qu'enfin la Tunisie entrevoie la sortie du cauchemar dans lequel l'ont plongé ces deux années de "transition démocratique".

 

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Le point du Dialogue national au 28 octobre 2013

Le démarrage vendredi [25 octobre 2013]du dialogue national après de longues tractations constitue le début du dénouement de la crise politique que connaît la Tunisie depuis l'assassinat de l'élu Mohamed Brahmi, le 25 juillet 2013.

Bien qu'ils soient tous d'accord sur l'aspect politique du dialogue, des experts en droit demeurent sceptiques quant à ses fondements juridiques et à sa capacité à respecter le calendrier fixé par la feuille de route.

"Jouable"

Pour Farhat Horchani, professeur en droit public, le dialogue national est politique par excellence dans la mesure où il se tient en dehors des cadres juridiques conventionnels, en allusion à la loi portant organisation provisoire des pouvoirs publics.

Selon le juriste, "la réussite de ce dialogue dépend, assurément, d'une forte volonté politique de toutes les parties prenantes au dialogue".

Les partis qui participent à ce dialogue, a-t-il ajouté, sont tenus de faire respecter la feuille de route. Pour garantir un plus large consensus, l'expert propose que le quartet parrain du dialogue associe des parties politiques qui n'ont pas signé la feuille de route à l'instar du Congrès pour la République (CPR).

Il a qualifié de "jouable" l'application de la feuille de route, appuyant en ce sens l'idée de voter le texte intégral du projet de Constitution (au lieu du vote article par article) proposée vendredi lors de la séance inaugurale. "Cela fera gagner beaucoup de temps", a-t-il dit.

L'adoption de cette proposition suppose l'amendement du règlement intérieur de l'ANC et de la loi organisant les pouvoirs publics.

L'engagement du chef du gouvernement ne revêt aucun caractère obligatoire

De son côté, le constitutionnaliste Kais Saied considère que le dialogue national est plutôt un consensus politique entre les parties prenantes.

L'engagement par écrit du chef du gouvernement à démissionner ne revêt aucun caractère obligatoire. C'est au président de la République que le chef du gouvernement doit soumettre sa démission, conformément à l'article 15 de la loi sur l'organisation provisoire des pouvoirs publics, a-t-il noté.

Le gouvernement Larayedh continue de bénéficier des compétences et prérogatives prévues par l'organisation provisoire des pouvoirs publics, a-t-il dit. Pour M. Saied, il suffit que le dialogue rencontre des difficultés pour que l'échéancier prévu par la feuille de route soit suspendu.

Il est difficile de respecter le timing des activités fixées par la feuille de route dans la mesure où tous les accords négociés lors des séances de dialogue doivent être concrétisés juridiquement, à travers leur soumission à l'ANC pour approbation.

Lors de la séance inaugurale du dialogue national qui a démarré vendredi au siège du ministère des Droits de l'Homme et de la justice transitionnelle, au Bardo, les participants au dialogue se sont mis d'accord sur la composition de la commission du processus gouvernemental.

La commission regroupe cinq membres à savoir Ameur Larayedh (Ennahdha), Kamel Morjane (Al Moubadara), Hichem Hosni (Parti populaire progressiste), Mohamed Hamdi (Alliance démocratique) et Maya Jribi (Al Joumhouri).

Source :

http://www.huffpostmaghreb.com/2013/10/27/dialogue-national-politique_n_4167829.html

Salah HORCHANI