Sihem ben Troïka *, Présidente de l’association « Interruption Volontaire de Démocratie » (IVD, initialement, Instance de la Vérité et de la Dignité), abonnée assidue aux rassemblements des milices fascisantes auto-proclamées « Ligues de Protection de la Révolution », heureuse élue d’un prix décerné par le parti islamiste tunisien Ennahdha, prix qui lui a été remis par son président-fondateur  Rached Ghannouchi, en personne, lors d’une cérémonie officielle organisée à l’occasion par ce parti, celle qui a trouvé des circonstances atténuantes au délit commis par l’auteur  du « Livre noir »**, le locataire sortant du Palais présidentiel de Carthage, en déclarant : « Je ne suis pas dans le secret du Palais [pour expliquer les raisons qui l’ont poussé à écrire ce livre], mais je suppose que Moncef Marzouki devait être excédé par les campagnes de dénigrements et d’insultes qui le ciblent en permanence », celle qui a exploité le personnel de l’entreprise dont elle assurait la gérance , dénommée Radio Kalima, en les privant de leurs salaires, celle qui, avant la révolution, se faisait payer, oh ! combien, grassement par les associations et gouvernements étrangers pour son, soi-disant, statut de droit-de-l’hommiste, celle qui vient de signer l’arrêt de son licenciement en essayant, hier, vendredi 26 décembre 2014, de faire main basse sur toutes les archives présidentielles [depuis le 1er juillet 1955  jusqu’à la date de la promulgation de la Loi sur la Justice transitionnelle  (Article 17 de cette Loi), à savoir jusqu’au 24 décembre 2013], et cela, avec la complicité du dit locataire sortant*** : Sihem ben Troïka, la voix de son maître, vous la connaissez, maintenant ! 

 

Salah HORCHANI

* Le lecteur qui souhaite avoir plus d’informations sur Sihem Ben Troïka est invité à consulter mon article (et ses commentaires) intitulé « Tunisie-Monsieur Khemaïs CHAMMARI, au nom de la "vérité et la dignité  ", vous nous devez une explication de votre démission ! », paru sous le lien suivant :

http://blogs.mediapart.fr/blog/salah-horchani/180614/tunisie-monsieur-khemais-chammari-au-nom-de-la-verite-et-la-dignite-vous-nous-devez-une-explicat

** Voir, à ce sujet, mon article intitulé « Avec son "Livre noir ", le Président tunisien Moncef Marzouki risque mille ans de prison ! », paru sous le lien suivant :

http://www.legrandsoir.info/avec-son-livre-noir-le-president-tunisien-moncef-marzouki-risque-mille-ans-de-prison.html

*** a. Vendredi 26 décembre 2014, Sihem Ben Troïka s’est présentée au Palais présidentiel de Carthage, à la tête d’un cortège de six gros camions privés de déménagement portant l’enseigne «Transport de marchandises», pour transférer toutes les archives du Palais vers un lieu inconnu ! Pour plus de détails, voir le lien suivant et la photo ci-dessous :

http://www.webmanagercenter.com/actualite/societe/2014/12/27/158609/tunisie-tentatives-de-recuperation-des-archives-a-carthage-ou-le-suicide-politique-de-sihem-ben-sedrine

La passation des pouvoirs entre Moncef Marzouki et Béji Caïd Essebsi, le nouveau Président de la république, est prévue pour le mercredi 31 décembre 2014 : ceci explique, probablement, cela !

b. Extrait de l’Article 40 de la Loi organique N° 2013-53 du 24 Décembre 2013 relative à l'attribution et l'organisation de la justice transitionnelle :

Pour accomplir ses missions, [l'Instance de la Vérité et de la Dignité] dispose des prérogatives suivantes :
- l’accès aux archives publiques et privés nonobstant toutes les interdictions prévues par la législation en vigueur.

Source :

http://www.legislation-securite.tn/fr/node/32961

c. Un minimum de logique, Madame Sihem Ben Troïka !

Or, à ma connaissance, dans ce contexte, "accéder", c'est juste consulter, et ce n’est ni "déplacer", ni "prendre possession", ni "transporter", ni "s’accaparer". Dans un État de droit, ces quatre dernières actions, si elles se révélaient nécessaires, pour une raison ou pour une autre, elles devraient se faire sous contrôle judiciaire.

De façon similaire et à titre de comparaison, en France, en référence  à la Loi N° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés,  « toute personne peut, gratuitement et sur simple demande, avoir accès à l’intégralité des informations la concernant » se trouvant dans les fichiers mentionnant ses données personnelles. Aussi, si Sihem ben Troïka avait le droit de s’emparer des archives présidentielles, toute habitant de la planète aurait le droit de s’emparer de tous les fichiers se trouvant  dans toutes les administrations française mentionnant ses données personnelles.

d. Les six poids lourds de Sihem Ben Troïka stationnés devant le Palais présidentiel de Carthage : 

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L’instance Vérité & Dignité n’est pas constitutionnelle, contrairement à ce que l’on prétend

Différents hommes politiques et même des analystes commettent récemment une erreur récurrente dans leurs apparitions médiatiques. En commentant la polémique suscitée par Sihem Ben Sedrine dans sa tentative de prendre possession des archives présidentielles, ils répètent que l’IVD (instance Vérité & Dignité) est une instance constitutionnelle, c'est-à-dire créée par la Constitution.

Toutefois, il n’en est rien. Les instances constitutionnelles sont l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), l’instance de la communication audio-visuelle qui devra succéder à l’actuelle HAICA, l’instance des droits de l’Homme, l’instance du développement durable et des droits des générations futures et enfin, l’instance de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.


On rappellera que l’instance Vérité & Dignité a été créée en vertu de la loi organique 201353-du 24 décembre 2013. Il est à noter également que ladite instance n’est pas permanente. Elle a un mandat de quatre ans renouvelable pour seulement un an.

Source:

http://www.businessnews.com.tn/details_article.php?t=520&a=52460&temp=3&lang=

 

Salah HORCHANI