Voilà des années que, dans le plus grand secret, une équipe de chercheurs de l'Université de Levallois-Perret travaillait sur la mise au point d'un vaccin contre les Levées d'Immunité Parlementaire. Au début des années 2000, un rapport co-signé par l'OMS, la Camorra, les Conseil Généraux des Hauts-de Seine, des Bouches du Rhône, du Var et des Alpes Maritimes s'alarmait d'une possible pandémie liée à la propagation d'un virus qui s'attaque au système immunitaire, avant d'infecter le système fiscal et pour finir, le système politique tout entier. Rappelant opportunément qu'un virus "a besoin d’être hébergé par une cellule saine qu’il « squatte » pour se reproduire", le rapport relevait que dans les départements les plus touchés, l'augmentation du nombre de sujets probablement immunodéficients en cas d'attaque virale majeure justifiait la mise au point rapide d'une réponse thérapeutique forte .
Le risque ayant été clairement identifié et reconnu, les symptômes de cette terrible maladie ayant été préciséments décrits dans la littérature médicale et politique depuis le milieu du siècle dernier, restait à mettre au point un protocole de recherche garantissant à la fois un maximum de rapidité et la plus grande sécurité lors des essais cliniques. Il en allait de la viabilité du financement de ces travaux de recherche qui sont traditionnellement coûteux. Une petite révolution dans le monde très conservateur du milieu de la recherche hexagonale: un partenariat public-privé fût instauré, qui s'avéra payant, puisque de nombreux donateurs privés ont participé au tour de table, agissant en bonne intelligence avec l'INSERM, la Mairie de Levallois, le Sénat et la Fondation Jacques Médecin. Ainsi, aux côtés de grandes figures de l'action humanitaire telles que Bernard Tapie, Jérôme Cahuzac, le Sénateur Henri de Raincourt, ou encore le député Philippe Briand, on retrouve sans surprises l'association des Turfistes de Chantilly, l'association des Amis Lybiens de l'Ex, le Kop de Gaston Flosse, et bien entendu les Joyeux Aryens de Montretout. Bénéficiant d'une ligne de crédit quasi-inépuisable de la part de la banque Goldman Sachs, les recherches n'allaient pas tarder à fournir des premiers résultats encourageants.
Comme le rapporte le magazine Science, Vie et Bonnes Affaires, les essais cliniques de phase 1 se sont déroulés (par mesure de précaution) au Gabon et en Guinée Equatoriale en 2004-2005 sur 74 personnalités volontaires. L'innocuité et la tolérance du vaccin chez les humains fût alors démontrée sans l'ombre d'un doute. Fort de ce premier succès, la phase 2 pût donc débuter et s'est déroulée de 2006 à 2007 dans les Hauts-de-Seine, impliquant cette fois-ci plusieurs centaines de personnalités représentatives et volontaires, et permettant de recueillir de précieuses données d'efficacité et d'immunogénicité sur le vaccin. Tout s'enchaîne ensuite très vite: les essais de phase 3, menés dans plusieurs départements-tests sur plus d'un millier de PRV (Personnalités Représentatives Volontaires) ayant confirmé les résultats des phases précédentes, une demande d'Autorisation Temporaire d'Utilisation est déposée et accordée par les autorités sanitaires. Précisons qu'aux termes de la réglementation en vigueur, dans certains cas exceptionnels, l’Agence Française du Médicament peut délivrer une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) nominative, en attendant l’examen du dossier d’AMM. Cela concerne des médicaments destinés à soigner des pathologies graves, sans alternative thérapeutique, pour lesquels les besoins sont cruciaux.
Dernier épisode de ce thriller scientifique, et dénouement heureux de ce grave problème de santé publique: ayant fait la preuve de son efficacité et de son innocuité, le BalkanyX HdS92 s'est vu hier accorder l'autorisation de mise sur le marché. A un moment, donc, où le besoin s'en faisait sentir de façon préoccupante.
Il convient naturellement de saluer cette réussite française, qui devrait, n'en doutons pas, trouver de nombreux débouchés à l'export, pour peu que les études de surveillance après mise sur le marché soient à la hauteur des essais cliniques.