« Libre » : l’engagement politique par les FAITS

« Libre » est un documentaire français projeté le second jour du Festival international du film engagé d’Alger (01-09 décembre) à la salle Ibn Zeidoun(OREF)

Les affiches de "Libre" et "Hors la loi" © Salim KOUDIL Les affiches de "Libre" et "Hors la loi" © Salim KOUDIL
 Les faits, spécifiquement les faits, voilà ce qui peut résumer le contenu du documentaire « Libre » (sorti en 2018) dont le sujet concerne la situation des migrants aux frontières italo-française.  Le réalisateur Michel Toesca (présent à la salle « Ibn Zeidoun ») a réalisé un travail qui pousse à l’engagement pour une cause, l’humanitaire. « Libre » reflète les images au plus près du quotidien des « migrants» secourus par des citoyens atypiques. À la tête de ces derniers le paysan emblématique, devenu une icône depuis plusieurs mois, Cédric Herrou. Son combat filmé, avec surtout les déconvenues vécues, et subies, a été mis en avant par son ami, Toesca qui a fait en sortr de mettre en avant la solidarité avec les réfugiés.

Ce documentaire, « qui n’est pas un film militant mais politique » comme l’a précisé le cinéaste lors du débat post-projection, a eu beaucoup de difficultés à être diffusé et projeté. L’épisode au festival de Cannes en mai 2018 est d’ailleurs édifiant. La pression subie par « Libre », comme l’a rappelé Ahmed Bedjaoui (président du festival), ressemble aux mésaventures vécues par le film de Rachid Bouchareb,  « Hors la loi », sorti en 2011. Si les deux opus ont "dérangé", cela vient confirmer qu'ils ont touché des "points sensibles".  Et ne pas laisser indifférent c'est déjà une forme d'engagement …

Salim KOUDIL

Polytechnicien-Journaliste

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