Quand la réussite se donne rendez-vous à Alger

Le 09 février prochain, l’Intelligence Artificielle (I.A) aura un espace propre à elle sur Alger. Ce sera à l’occasion de la première édition de « Meetup Event », une rencontre qui réunira deux conférenciers, Dr Idriss Aberkane, et l’architecte Halim Faidi. Un duo qui était déjà présent il y a trois mois à l’Opéra d’Alger lors du "Brain Event".

Un événement haut en couleur qui avait suscité l’enthousiasme des centaines de personnes, en majorité des jeunes, venues voir de près des expériences humaines de haut standing. « Brain Event » (dont la star incontestée n’était autre qu’Idriss Aberkane) a été une rencontre sur laquelle il est primordial d’y revenir. C’était une démonstration de force du grand impact du développement personnel au sein de la société algérienne. Une réalité de terrain que beaucoup n’arrivent pas à assimiler, ni à « voir », mais pourtant elle est bien là.

Ce retour sur le Brain Event en donne un « aperçu ».

Idriss Aberkane lors de son passage au Brain Event © photo de la page facebook du "Brain event" (https://web.facebook.com/BrainEventAlger/) Idriss Aberkane lors de son passage au Brain Event © photo de la page facebook du "Brain event" (https://web.facebook.com/BrainEventAlger/)

Durant deux jours, le 10 et 11 du mois d’octobre dernier, l’Opéra d’Alger aura vécu au rythme de la 1ère édition du "Brain EVENT".  Une rencontre regroupant un ensemble de conférences et de tables rondes autour du développement personnel et dont la grande thématique des interventions était axée sur l'interrogation suivante : comment mettre toutes les chances de son côté pour réussir.   

Plusieurs communicants, algériens et étrangers, connus et reconnus dans leurs domaines respectifs, se sont relayés devant  près de 700 participants visiblement ravis d’être à «The place to be ». Les disciplines d’hypnose, de PNL (Programmation neurolinguistique), d’hypno-thérapie, de philosophie, ou encore de neuroscience, ont trouvé, durant cet événement, un espace de vulgarisation propice. Après la clôture, les nombreux participants ne cachaient pas leur satisfaction. "Pour une fois qu'on assiste à un événement positif et optimiste ici, ça nous change de l'ambiance morose dans laquelle baigne notre société"  lança l'un d'eux devant l'approbation d'autres inscrits.  

De quoi satisfaire et rendre fières les deux organisatrices, l’hypnothérapeute Amel Lahreche (directrice du cabinet AML), et la praticienne PNL, HindTartag. 

Même s’il y a eu 9 conférenciers qui se sont relayés tout au long des deux journées, incontestablement une personne parmi eux est sortie du lot,  Dr Idriss Aberkane. Connu sur le plan international  pour ses écrits (surtout son best-seller "Libérez votre cerveau")  et ses nombreuses conférences sur l’économie de la connaissance et les neurosciences, cet algéro-français était déjà très attendu devant l’annonce de sa venue au  « Brain EVENT ».

Bel exemple de réussite,  notamment avec ses trois doctorats obtenus avant même d'attendre ses 30 ans, le neuroscientifique (qui a actuellement 33 ans) a brillé de tous feux sur la scène de l’Opéra d’Alger. Dès le premier jour, et avant même son intervention (programmée à 15h30), Idriss Aberkane était très sollicité par les médias et le public. Il avait du mal à s’arracher aux selfies demandés et aux questions des participants, ravis de le voir en chair et en os.  

Aberkane en 5 actes

Lors de cet évènement Idriss Aberkane s’est véritablement distingué en cinq actes. Le premier, mercredi aux alentours de 12h30,  concerne sa participation à la conférence de presse conjointe avec les trois intervenants français programmés pour la première journée du « Brain EVENT ».  L’occasion pour lui de rappeler qu’il avait « uniquement » deux passeports, algérien et français. Un détail loin d’être anodin. C’était surtout une manière pour lui de démentir ceux qui le présentaient souvent, et depuis plusieurs années , dans les médias et les réseaux sociaux, en tant que marocain.

Ne cachant pas sa fierté d’être « dans son pays », le neuroscientifique a tenu à indiquer que l’Algérie n’avait pas que les hydrocarbures, « il existe une seconde ressource, le cerveau » a-t-il indiqué.

Questionné sur l’importance du lieu de naissance dans la carrière de chacun, Idriss Aberkane (né en France)  admet que c’est  « une des cartes distribuées dans le grand jeu de la vie » avant d’ajouter « mais on peut jouer avec ». Il donnera l’exemple d’Abraham Hannibal (1696-1781) «voilà  un homme né à Zanzibar (à l’Est de la Tanzanie, ndlr)  qui est devenu général russe et qui a formé le plus grand général de l’histoire de la Russie, Alexandre Souvorov, celui qui n’a jamais été vaincu ».  

 Il indiquera ainsi que son passeport français lui avait certes « facilité  la vie lors des voyages », mais les « couacs » étaient néanmoins au rendez-vous. « Ça n’a pas empêché mon arrestation, lors de mes déplacements, et quasiment une fois sur deux, aux frontières américaines, et cela durant plusieurs heures » a-t-il tenu à mentionner.

L’acte 2 était son intervention quelques heures après, et évidement suivie attentivement par le public. Il a exposé ainsi sa théorie « Love to do » pour démontrer que la réussite peut être au rendez-vous pour ceux qui trouvent leur chemin. Idriss Aberkane s’est surtout étalé sur la possibilité d’allier le travail et l’épanouissement,

Il appellera également les participants à chercher leur « Ikigai » (terme japonais définissant le sens de la vie) « et l’idéal est de le trouver tard, vers la retraite ». L’adorateur du soufisme qu’il est (il tient son prénom du philosophe mystique indien Idries Shah) n’a pas raté l’occasion de citer Ibn Arabi pour évoquer, entre autres, les questions existentielles.

L’acte 3 s’est déroulé à la fin de journée de mercredi, lors du panel regroupant quatre communicants. En plus d’Idriss Aberkane, il y avait un hypnothérapeute français, Olivier Lockert, un expert français de la PNL, Paul Pyronnet, et celui qui est considéré comme le fondateur de l’École occidentale de méditation, Fabrice Midal.

Les actes 4 et 5 d’Idriss Aberkane, se sont déroulés le lendemain, jeudi. Il a dû ainsi remplacer au pied levé la défection d’un conférencier algérien Noureddine Taybi (un polytechnicien installé à la SiliconValley).  L’occasion pour le neuroscientifique de parler des parcours de plusieurs personnalités étrangères qui, sans diplômes , ont pu réussir leur vies. Il citera comme exemple celui des frères Wright, pionniers américains de l'aviation, ou encore Bill Gates, le fondateur de Microsoft. La dernière apparition de l’algérien, au grand plaisir du public, lors de ce « Brain EVENT » était dans un panel avec d’autres conférenciers, et en compagnie des deux organisatrices.  Apportant toujours une « plus-value », Idriss Aberkane s’est penché sur la notion d’échec « qui n’est jamais inéluctable ». Pour combattre la résignation, il a expliqué la notion de « l’impuissance apprise », développée dans les années 60, et qui reste toujours d’actualité.

Concernant les autres communicants ayant animés cet évènement, deux ont véritablement attirés l’attention des participants. Il s’agit de deux algériens : l’architecte Halim Fayed et l’indétrônable star de la musique, Safy Boutella.  Chacun d’eux est revenu sur son parcours en essayant de capter l’attention du public par des anecdotes croustillantes et « motivantes ».

 Le « Brain EVENT » s’est ainsi achevé dans une ambiance bonne enfant avec une promesse d’un  prochain retour et sous une autre forme. Rendez-vous a été pris pour le 26 janvier. C’est la co-organisatrice HindTartagqui l’a annoncé au public. « Nous reviendrons sous une autre forme, un Brain EVENT Focus, avec un seul conférencier durant une journée et avec deux thématiques » a-t-elle affirmé avant de dévoiler le nom de l’intervenant qui animera la prochaine édition. Il s’agit (est-ce une surprise ?) tout simplement de Idriss Aberkane. Et finalement le RDV c'est pour le 9 février, et le nom de l'événement c'est "Meet Up"

Salim KOUDIL

 

 

 

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